Nous
présentons ici quelques thèmes que nous envisageons de traiter ou de développer
dans les mois à venir. Les textes ne sont pas finalisés et les références ne
sont pas données. Lorsqu'il est complété le texte est enlevé de cette page et
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Autres pages :
Il n'y a pas d'humanité sans éducation. -Lire un extrait de Le faux principe de notre éducation de Max Stirner. Sur l'école : -" S'il convient à l'Etat de rétribuer les professeurs ce n'est pas pour créer ni répandre des vérités scientifiques ; ce n'est pas pour cela qu'il s'occupe de l'éducation : il s'en occupe pour y maintenir une certaine morale d'Etat. " (Jules FERRY, le 26 juin 1879, à la chambre des députés.) -La notation du comportement vient d'entrer en vigueur ("note de
vie scolaire", entrée en vigueur rentrée 2006 pour les collèges)
: l'école est plus que jamais une institution de dressage cherchant à
produire des enfants "sages" et bien obéissants, à former une
population qui se tiendra tranquille. Avec même une sorte de permis
à point ! Il s'agit d'un effet bien étudié en psychologie : les gens (particulièrement les enfants) ont tendances à se conformer aux attentes que les autres ont d'eux-même. Ainsi un enseignant - imbibé inconsciemment par le préjugé que les filles sont moins bonnes dans les matières scientifiques que les garçons (notamment en math) - va se comporter d'une façon différente avec les filles et les garçons (ex: poser aux filles des questions moins difficiles). Ceci aura pour résultante que les filles deviendront moins bonnes en math que les garçons ! -L'effet d'étiquetage -Certaines méthodes "pédagogiques" assimilent obéissance
et conformisme.
Sur la question de l'éducation sexuelle à l'école, lire : éducation anti-sexuelle. - FAQ : en quoi la fréquentation de l'école peut-elle avoir un effet négatif ? Indépendamment des effets de la pédagogie (cf. § précédent) et de la répression de la sexualité, le simple fait, pour un enfant, de fréquenter l'école, c'est à dire d'y côtoyer d'autres enfants peut avoir un effet aliénant. Ce n'est pas le processus de socialisation qui est en cause, mais le fait de se socialiser par la fréquentation d'enfants déjà aliénés. L'enfant imite naturellement ceux qui l'entourent, à tendance
à prendre leurs jugements comme référence et
aura naturellement envie de posséder les objets que possèdent
les autres. Lire aussi : En quoi notre éducation scolaire peut-elle avoir un effet négatif ? Comment préserver et armer l'enfant contre l'aliénation scolaire ? 1. La déscolarisation. 2. Les écoles alternatives Elles sont rares, pas toujours financièrement abordables et pas
toujours à l'abri de la sous-culture et de la répression
de la sexualité. On peut néanmoins en trouver mais cela
nécessitera le plus souvent une mobilité de la famille.
Voir sur notre page de liens. 3. Pour la grande majorité des parents l'école publique reste la seule possibilité. C'est pourquoi on ne peut faire l'économie d'une réflexion
approfondie sur l'institution scolaire et ce qu'elle transmet, dans les
classes comme dans la cour de récréation et à la
cantine. En particulier une éducation à la publicité
et à ses modes d'actions devrait être faite dès les
plus petites classes. A l'échelle individuelle, la meilleure contre-mesure reste l'éveil
de l'enfant à une culture véritable, l'habituation à
une nourriture de bonne qualité, à des vêtements confortables.
Sans pour autant trop le frustrer d'accès aux objets convoités,
mais en lui expliquant (en s'adaptant à son âge) l'origine
de son désir et les enjeux sociaux, politiques, environnementaux,
économiques, etc. attachés à ces comportements et
à ces objets. Par cet éveil précoce l'enfant saura
de lui-même rejeter les nourritures malsaines, les vêtements
aux coupes et matières inconfortables, les programmes télévisés
abrutissants. |
Nul n'est censé
ignorer la loi. Intéressons-nous donc à ce que le législateur a prévu
pour "protéger" nos chères têtes blondes (drôle d'expression
n'est-ce pas ?) dans la loi de 1949 concernant les publications destinées
à la jeunesse. L'article 2 liste les vices dont il est interdit de faire
l'apologie dans de tels ouvrages. Outre qu'il s'agit de vices fort répandus
dans les classes dirigeantes (banditisme, vol, mensonge...) on y trouve
aussi l'un des sept péchés capitaux : la paresse. Et oui, il s'agit bien
d'inculquer la "valeur travail"
à nos enfants. Par ailleurs l'article 14 permet d'interdire de diffusion, de visibilité
et de publicité (autant dire d'interdire tout court) toute publication
à caractère pornographique. Cet article semble jouir des faveurs des censeurs
politiques puisque il est actuellement (2007) invoqué dans une procédure
visant la revue gay Illico, revue engagée politiquement et qui
a fait ouvertement campagne contre le candidat du parti au pouvoir à l'élection
présidentielle de 2007. Voir sur
le site de la revue. |
Comment l'école et les parents s'adressent à l'enfant. Ce que l'on subit de pire dans l'enfance - en dehors de la répression de la sexualité, des émotions et des sensations - c'est certainement l'humiliation. Celle-ci passe par la culpabilité et la honte intériorisées. Un exemple clé : les instituteurs (dans leur grande majorité) empêchent l'enfant de sortir pendant la classe alors qu'il a envie de pisser, l'obligeant se retenir au delà du raisonnable (ce qui en plus est nuisible pour la santé). A l'extrème l'enfant qui ne peut se retenir sera ainsi forcé de pisser ou de déféquer dans sa culotte : l'humiliation suprême. Recueil de témoignages : envoyez nous vos pires souvenirs d'enfance, ou ceux de vos enfants. |
Un traumatisme pour nos enfants. Occultation du sexe, angoisse de castration... Dans les années 80 on trouvait encore des poupons ayant un "zizi",
puis ils disparurent de la circulation. Grâce à Michel Ocelot,
le zizi fait timidement son retour (en France) : |
(lien à faire depuis hystérie) -Bien différente de celle de l'adulte. Elle commence avec l'acte de la
tétée... Sa spécificité : elle n'investi que tardivement (et pas exclusivement)
la zone génitale. C'est pourquoi on a pu parler pour la définir de "pervers
polymorphe". -Qui veut la peau de la psychanalyse ? Ceux qui n'ont jamais accepté
le fait que les enfants ont une sexualité. -La répression de la sexualité infantile est l'un des facteurs essentiel de développement des pathologies mentales (névrose, peste émotionnelle...). Réf : Freud et Reich. Le seul espoir d'un véritable changement social radical vers une société respectueuse de la vie repose sur la levée de cette répression. |
L'expérience de Milgram (1974, deux tiers des gens (hommes ou femmes) torturent une personne jusqu'à la mort si une autorité - le scientifique - leur en donne l'ordre) et ses interprétations : l'état agentique (Milgram), le script d'obéissance (Beauvois). |
Comment les institutions contrôlent les familles et la façon dont elles éduquent leurs enfants. |
(lien à faire depuis vocabulaire, depuis féminisme) On peut démontrer que, à travail égal, les salaires des femmes sont moins élevés que ceux des hommes (ou que les femmes ont des emplois moins qualifiés ou moins élevés dans la hiérarchie que les hommes). Cependant cela ne permet pas d'aller bien loin dans l'analyse de la domination patriarcale. C'est en observant les comportements des enfants que l'idéologie patriarcale apparaît le plus clairement. Voici ce que l'on peut observer parmi les comportements sexués (différenciés selon le genre) chez les enfants (il s'agit de moyennes) :
Il apparaît donc que chez les garçons l'objet du désir (la fille) devient rapidement un objet de mépris. Ce n'est pas seulement la différenciation des genres qui est précocement intégrée par les enfants mais aussi leur hiérarchie. Lorsque cela n'est pas réalisé au sein de la famille, la cour de récré - mais aussi les préjugés sexistes inconscients des éducateurs - se charge de réparer cet "oubli". Merci l'école ! Remarquons aussi que les manifestations de la répression sexuelle sont facilement identifiées comme telles en ce qui concerne les femmes : on les désigne sous les vocables de "mal baisée" ou "hystérique". Tandis que chez les hommes, ces manifestations (agressivité, vulgarité...) apparaissent comme des comportements normaux pour un homme. Remarques : Les recherches sur le genre qui s'intéressent aux enfants étudient la reproduction des rôles sexués en montrant leur acquisition précoce chez les enfants. Elle peuvent de surcroît mettre cette acquisition en rapport avec le patriarcat. Mais elle ne vont généralement pas jusqu'à mettre cela en rapport avec la répression de la sexualité. Les ouvrages de psychologie de gare sur les différences hommes femmes ne manquent pas. Un exemple : Les femmes viennent de Vénus, les hommes de Mars. Les ouvrages de ce type développent une conception naturalisant la différence des genres. C'est à dire qu'ils font passer pour naturel (génétique, hormonal) ce qui relève du système de société contemporain. Non seulement ce type d'ouvrage n'a aucune validité scientifique mais en plus il joue un rôle dans la justification et la reproduction de l'idéologie dominante patriarcale. (1) C'est l'insulte favorite utilisée à l'encontre des jeunes recrues par les instructeurs des armées. A l'inverse on utilise volontiers l'expression "avoir des couilles" pour désigner une qualité (courage, audace, détermination...). Voir aussi le vocabulaire du patriarcat et de la répression sexuelle. |
Pas besoin d'invoquer les coutumes barbares et ancestrales de certaines
populations, l'excision a aussi existé en Europe et ce il n'a pas
si longtemps. L'ablation du clitoris a été pratiqué
chez nous par des médecins, au nom de la science, sur des petites
filles jusque dans les années 1960. sur la symbolique et les objectifs de l'excision : réf : que-sais-je sur la circoncision / les mutilations sexuelles + W.Reich dans l'irruption de la morale sexuelle. La circoncision (autre forme de castration restant cette fois dans le
domaine symbolique) est pratiquée depuis des millénaires
par les religions anti-sexuelles. Toutefois elle se pratique aussi pour
des pseudo raisons d'hygiène, et ce de plus en plus : cette pratique
est en train de se généraliser aux Etats-Unis. (voir par
exemple On retrouve ce pseudo-argument de l'hygiène dans la pratique de l'épilation dont nous avons montré (lien) qu'elle constitue aussi une forme de domestication de la sexualité. Voir |
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