Nous
présentons ici quelques thèmes que nous envisageons de traiter ou de développer
dans les mois à venir. Les textes ne sont pas finalisés et les références ne
sont pas données. Lorsqu'il est complété le texte est enlevé de cette page et
devient accessible via le plan du site où les
nouvelles pages sont signalées par un pictogramme.
Il n'y a pas d'humanité sans éducation. Sur l'école : -" S'il convient à l'Etat de rétribuer les professeurs ce n'est pas pour créer ni répandre des vérités scientifiques ; ce n'est pas pour cela qu'il s'occupe de l'éducation : il s'en occupe pour y maintenir une certaine morale d'Etat. " (Jules FERRY, le 26 juin 1879, à la chambre des députés.) -La notation du comportement vient d'entrer en vigueur ("note de
vie scolaire", entrée en vigueur rentrée 2006 pour les collèges)
: l'école est plus que jamais une institution de dressage cherchant à
produire des enfants "sages" et bien obéissants, à former une
population qui se tiendra tranquille. Avec même une sorte de permi
à point ! Il s'agit d'un effet bien étudié en psychologie : les gens (particulièrement les enfants) ont tendances à se conformer aux attentes que les autres ont d'eux-même. Ainsi un enseignant - imbibé inconsciemment par le préjugé que les filles sont moins bonnes dans les matières scientifiques que les garçons (notamment en math) - va se comporter d'une façon différente avec les filles et les garçons (ex: poser aux filles des questions moins difficiles). Ceci aura pour résultante que les filles deviendront moins bonnes en math que les garçons ! -L'effet d'étiquetage -Certaines méthodes "pédagogiques" assimilent obéissance
et conformisme.
-Éducation sexuelle, un texte édifiant sur les visées du législateur
: satisfaire la curiosité du jeune pour retarder le passage à l'acte. -Un extrait de "From Summerhill" de A.S. Neill. Voir aussi les F.A.Q. : N'y a-t-il pas déjà de l'éducation sexuelle à l'école ? et En quoi notre éducation scolaire peut-elle avoir un effet négatif ? - FAQ : en quoi la fréquentation de l'école peut-elle avoir un effet négatif ? Indépendamment des effets de la pédagogie (cf. § précédent) et de la répression de la sexualité, le simple fait, pour un enfant, de fréquenter l'école, c'est à dire d'y cotoyer d'autres enfants peut avoir un effet aliénant. Ce n'est pas le processus de socialisation qui est en cause, mais le fait de se socialiser par la fréquentation d'enfants déjà aliénés. L'enfant imite naturellement ceux qui l'entourent, à tendance
à prendre leurs jugements comme référence et aura
naturellement envie de posséder les objets que possèdent
les autres. Comment préserver et armer l'enfant contre l'aliénation scolaire ? 1. La déscolarisation. 2. Les écoles alternatives Elles sont rares, pas toujours financièrement abordables et pas toujours à l'abri de la sous-culture et de la répression de la sexualité. On peut néanmoins en trouver mais cela nécessitera le plus souvent une mobilité de la famille. Voir sur notre page de liens. 3. Pour la grande majorité des parents l'école publique reste la seule possibilité. C'est pourquoi on ne peut faire l'économie d'une réflexion
approfondie sur l'institution scolaire et ce qu'elle transmet, dans les
classes comme dans la cour de récréation et à la
cantine. En particulier une éducation à la publicité
et à ses modes d'actions devrait être faite dès les
plus petites classes. A l'échelle individuelle, la meilleure contre-mesure reste l'éveil
de l'enfant à une culture véritable, l'habituation à
une nourriture de bonne qualité, à des vêtements confortables.
Sans pour autant trop le fruster d'accès aux objets convoités,
mais en lui expliquant (en s'adaptant à son age) l'origine de son
désir et les enjeux sociaux, politiques, environnementaux, économiques,
etc. attachés à ces comportements et à ces objets.
Par cet éveil précoce l'enfant saura de lui-même rejetter
les nourritures malsaines, les vêtements aux coupes et matières
inconfortables, les programmes télévisés abrutissants. |
Nul n'est censé
ignorer la loi. Intéressons-nous donc à ce que le législateur a prévu
pour "protéger" nos chères têtes blondes (drôle d'expression
n'est-ce pas ?) dans la loi de 1949 concernant les publications destinées
à la jeunesse. L'article 2 liste les vices dont il est interdit de faire
l'apologie dans de tels ouvrages. Outre qu'il s'agit de vices fort répandus
dans les classes dirigeantes (banditisme, vol, mensonge...) on y trouve
aussi l'un des sept péchés capitaux : la paresse. Et oui, il s'agit bien
d'inculquer la "valeur travail"
à nos enfants. Par ailleurs l'article 14 permet d'interdire de diffusion, de visibilité
et de publicité (autant dire d'interdire tout court) toute publication
à caractère pornographique. Cet article semble jouir des faveurs des censeurs
politiques puisque il est actuellement (2007) invoqué dans une procédure
visant la revue Gay Illico, revue engagée politiquement et qui
a fait ouvertement campagne contre le candidat du parti au pouvoir à l'élection
présidentielle de 2007. Voir sur
le site de la revue. |
Comment l'école et les parents s'adressent à l'enfant. Ce que l'on subit de pire dans l'enfance - en dehors de la répression de la sexualité, des émotions et des sensations - c'est certainement l'humiliation. Celle-ci passe par la culpabilité et la honte intériorisées. Un exemple clé : les instituteurs (dans leur grande majorité) empèchent l'enfant de sortir pendant la classe alors qu'il a envie de pisser, l'obligeant se retenir au delà du raisonnable (ce qui en plus est nuisible pour la santé). A l'extrème l'enfant qui ne peut se retenir sera ainsi forcé de pisser ou de déféquer dans sa culotte : l'humiliation suprême. Recueil de témoignages : envoyez nous vos pires souvenirs d'enfance, ou ceux de vos enfants. |
Un traumatisme pour nos enfants. Occultation du sexe, angoisse de castration... Dans les années 80 on trouvait encore des poupons ayant un "zizi",
puis ils disparurent de la circulation. Grâce à Michel Ocelot,
le zizi fait timidement son retour (en France) : |
(lien à faire depuis hystérie) -Bien différente de celle de l'adulte. Elle commence avec l'acte de la
tétée... Sa spécificité : elle n'investi que tardivement (et pas exclusivement)
la zone génitale. C'est pourquoi on a pu parler pour la définir de "pervers
polymorphe". -Qui veut la peau de la psychanalyse ? Ceux qui n'ont jamais accepté
le fait que les enfants ont une sexualité. -La répression de la sexualité infantile est l'un des facteurs essentiel de développement des pathologies mentales (névrose, peste émotionnelle...). Réf : Freud et Reich. Le seul espoir d'un véritable changement social radical vers une société respectueuse de la vie repose sur la levée de cette répression. |
L'expérience de Milgram (1974, deux tiers des gens (hommes ou femmes) torturent une personne jusqu'à la mort si une autorité - le scientifique - leur en donne l'ordre) et ses interprétations : l'état agentique (Milgram), le script d'obéissance (Beauvois). |
Comment les institutions contrôlent les familles et la façon dont elles éduquent leurs enfants. |
(lien à faire depuis vocabulaire, depuis féminisme) On peut démontrer que, à travail égal, les salaires des femmes sont moins élevés que ceux des hommes (ou que les femmes ont des emplois moins qualifiés ou moins élevés dans la hiérarchie que les hommes). Cependant cela ne permet pas d'aller bien loin dans l'analyse de la domination patriarcale. C'est en observant les comportements des enfants que l'idéologie patriarcale apparaît le plus clairement. Voici ce que l'on peut observer parmi les comportements sexués (différenciés selon le genre) chez les enfants (il s'agit de moyennes) :
Il apparaît donc que chez les garçons l'objet du désir (la fille) devient rapidement un objet de mépris. Ce n'est pas seulement la différenciation des genres qui est précocement intégrée par les enfants mais aussi leur hiérarchie. Lorsque cela n'est pas réalisé au sein de la famille, la cour de récré - mais aussi les préjugés sexistes inconscients des éducateurs - se charge de réparer cet "oubli". Merci l'école ! Remarquons aussi que les manifestations de la répression sexuelle sont facilement identifiées comme telles en ce qui concerne les femmes : on les désigne sous les vocables de "mal baisée" ou "hystérique". Tandis que chez les hommes, ces manifestations (agressivité, vulgarité...) apparaissent comme des comportements normaux pour un homme. Remarques : Les recherches sur le genre qui s'intéressent aux enfants étudient la reproduction des rôles sexués en montrant leur acquisition précoce chez les enfants. Elle peuvent de surcroît mettre cette acquisition en rapport avec le patriarcat. Mais elle ne vont généralement pas jusqu'à mettre cela en rapport avec la répression de la sexualité. Les ouvrages de psychologie de gare sur les différences hommes femmes ne manquent pas. Un exemple : Les femmes viennent de Vénus, les hommes de Mars. Les ouvrages de ce type développent une conception naturalisant la différence des genres. C'est à dire qu'ils font passer pour naturel (génétique, hormonal) ce qui relève du système de société contemporain. Non seulement ce type d'ouvrage n'a aucune validité scientifique mais en plus il joue un rôle dans la justification et la reproduction de l'idéologie dominante patriarcale. (1) C'est l'insulte favorite utilisée à l'encontre des jeunes recrues par les instructeurs des armées. A l'inverse on utilise volontiers l'expression "avoir des couilles" pour désigner une qualité (courage, audace, détermination...). Voir aussi le vocabulaire du patriarcat et de la répression sexuelle. |
Pas besoin d'invoquer les coutumes barbares et ancestrales de certaines
populations, l'excision a aussi existé en Europe et ce il n'a pas
si longtemps. L'ablation du clitoris a été pratiqué
chez nous par des médecins, au nom de la science, sur des petites
filles jusque dans les années 1960. sur la symbolique et les objectifs de l'excision : réf : que-sais-je sur la circoncision / les mutilations sexuelles + W.Reich dans l'irruption de la morale sexuelle. La circoncision (autre forme de castration restant cette fois dans le domaine symbolique) est pratiquée depuis des millénaires par les religions anti-sexuelles. Toutefois elle se pratique aussi pour des pseudo raisons d'hygiène, et ce de plus en plus : cette pratique est en train de se généraliser aux Etats-Unis. (cf. le texte du Dr Zwang). Faut-il mettre cela en rapport avec la progression des groupes fondamentalistes chrétiens (églises évangéliques puritaines) ? On retrouve ce pseudo-argument de l'hygiène dans la pratique de l'épilation dont nous avons montré (lien) qu'elle constitue aussi une forme de domestication de la sexualité. |
(lien depuis l'esprit de 68, néo-fascisme) LQR = Linguae Quintae Respublicae (la langue de la cinquième république) Comment et pourquoi "patron" devient "entrepreneur" ; "ouvrier" devient "opérateur" ; "pauvre" devient "modeste" ; "clochard" devient "SDF" ; "sous-prolétariat" devient "exclu" ; "classe sociale" devient "catégorie sociale" ; "charité" devient "humanitaire" ; "colonisation" devient "développement" ; "pensée unique" change de sens ; etc. Véritable Novlangue, la LQR sert à masquer la réalité par son
contraire. Elle est une conséquence (une extension) de l'action politique
des gouvernants qui depuis bien longtemps font le contraire de ce qu'ils
disent. Exemples : Le mot "respect" est très à la mode. Il a d'abord été utilisé pour lutter contre la discrimination et le sexisme. Puis son sens à été perverti de façon à légitimer l'autorité et l'intolérance. En effet le manque de respect est maintenant attribué à toute personne qui ne se conforme pas aux normes et à la pensée dominante. Le déviant ou l'opposant devient donc - puisqu'il manque de respect - sanctionnable.
Ceci est tout à fait représentatif de l'idéologie libérale. Auparavant l'autoritarisme s'affichait comme tel ; dans les "démocraties libérales", l'autoritarisme s'avance masqué derrière des valeurs humanistes. Auparavant les esclaves savaient qu'ils étaient des esclaves ; aujourd'hui ils se croient libres. (Cf. aussi les illusions libérales / Beauvois). Le mot "humanitaire" accompagne quasi-systématiquement les interventions militaires, depuis que la guerre a été déclaré hors-la-loi (pacte Briand-Kellog, 1928). En premier lieu par les Japonais envahissant la Mandchourie, Mussolini attaquant l'Ethiopie et Hitler justifiant l'invasion des Sudètes, et ainsi de suite jusqu'à nos jours. Le mot "citoyen" vidé de son sens politique premier de gestionnaire de la cité (ce qui suppose une organisation politique réellement démocratique) se met à désigner des gestes élémentaires comme économiser l'eau ou jeter ses déchets dans une poubelle. Exemple déjà ancien : "anarchie" prenant le sens de "chaos". Les mots ringardisés : parler de "capitalisme" ou de "lutte des classes" décrédibilise le locuteur car "tout ça c'est dépassé" et le fait passer pour un idéologue (il faut dire que sur cet aspect les marxistes vulgaires ont beaucoup fait pour décrédibiliser le vocabulaire scientifique marxiste). L'idée de "classes" (et a fortiori de lutte des classes) est évacuée du discours pour donner l'illusion d'un consensus et masquer les antagonismes, jusqu'à les faire disparaître de la pensée commune. Or s'il est encore une classe ou la différence de classe est affective et assumée comme telle c'est précisément chez les grands bourgeois. Par contre dans le peuple, la disparition de la référence identitaire à la classe des prolétaires à pour double conséquence, d'une part de délier les liens de solidarité horizontaux et d'autre part de ne laisser comme seules références celles de la bourgeoisie. Ainsi il s'agira de "réussir" (c.à.d. imiter le modèle bourgeois) par des stratégies individualistes (être plus fort que le voisin, quitte à l'enfoncer). Finalement l'idéologie dominante réussi à atomiser les individus de la masse, ce qui permet de mieux les soumettre voire de s'en faire des alliés conscients ou non. Voir aussi le vocabulaire du patriarcat et de la répression sexuelle. |
(lien depuis révisionnisme) On nous a longtemps présenté "l'homme préhistorique" comme un être frustre et arrièré (comme d'ailleurs les "sauvages" contemporains). Et la "civilisation" comme commençant à partir de l'invention de l'agriculture (début de la période néolithique). L'histoire telle que nous la présente l'idéologie contemporaine (la pensée commune, qui s'enseigne dans les écoles) est pour l'essentiel assimilée à l'évolution des techniques (les "grandes inventions", les "grandes découvertes"). Les "âges" de l'humanité sont d'ailleurs décrits en référence à la technologie : "âge de pierre", "révolution agraire", "âge du fer", "âge du bronze", "révolution industrielle", "révolution informatique"... L'espèce humaine actuelle (homo sapiens sapiens) est apparue il
y a environ 100 000 ans. Les plus anciens témoignages d'une intense
activité symbolique (l'art pariétal : les gravures et peintures
rupestres) que l'on a jusqu'à présent retrouvés remontent
à 35 000 ans environ. Un point important à noter est que leur culture semble
avoir peu évoluée pendant plusieurs dizaines de milliers
d'années. De nombreux sites (abris, grottes, vallées...)
témoignent du fait que des gravures de style proche y ont été
ajoutés à des milliers d'années d'intervalles. Cette
faible évolution rend d'autant plus plausible le fait que leur
culture se soit maintenue dans certaines zones géographiques sous
une forme proche de celle de l'époque paléolithique : ce
serait celle des chasseurs-cueilleurs contemporains, qui font partie des
peuples dits "indigènes". Il est a noter qu'il existe
une importante similitude entre l'organisation sociale et la spiritualité
des communautés de chasseurs-cueilleurs de Sibérie et celles
des Amériques (cultures chamaniques) et même celles de l'Afrique
animiste ou de l'Océanie. On peut en tout cas trouver des points
communs entre les images produites au paléolitique et celles produites
par certaines sociétés de chasseurs-cueilleurs actuelles
(ex : les aborigènes d'Australie), ou encore en ce qui concerne
les sépultures (ex : une sépulture vieille de 24 000 ans
découverte en Russie contient des éléments proches
de ceux des sépultures traditionnelles des peuples de Sibérie
actuelle). Interrogeons nous maintenant sur les connaissances des hommes préhistoriques
et leur mode d'acquisition, en nous basant sur celles des chasseurs-cueilleurs
actuels. Prenons l'exemple de la médication à base
de plantes. Les peuples indigènes ont une connaissance
extrêment approfondie des plantes que l'on trouve dans les zones
qu'ils parcourent, ils en connaissent et en maîtrisent les usages
alimentaires, médicinals ou pratiques. Comment ont-ils acquis ces
connaissances ? réf film arte.tv (03/05/08 21h) |
La connaissance populaire tire son origine des connaissances acquises au cours des millénaires par les sociétés humaines nomades puis sédentaires. (cf. texte sur la préhistoire ci-dessus). Lorque les religions monothéistes se sont répandues, elles
se sont efforcé d'éradiquer ces connaissances, faisant parties
de la culture dite "païenne" ainsi que les structures sociales
qui les accompagnent afin de les remplacer par leurs dogmes et leurs hiérarchies. Ainsi en particulier dans le domaine médical, le peuple fut-il dépossédé de son savoir pour le plus grand profit des médecins. Ceux-ci dissimulaient leur ignorance derrière l'usage du latin (non compris par le peuple), ignorance (dénoncée en son temps par Molière) qui perdure encore largement aujourd'hui, dissimulée derrière les coûteuses technologies de pointe mises en avant, par exemple, dans certaines émissions de propagande télévisuelle. L'enjeu de la connaissance est un enjeu de pouvoir (cf. Michel Foucault), la destruction de la connaissance populaire dans tous les domaines rend le peuple dépendant des détenteurs du savoir institutionnel et des capitalistes qui fournissent les objets (produits) que les gens ne savent plus ni fabriquer ni entretenir ni réparer. |
(lien depuis hystérie, depuis révisionnisme) Pourquoi les masses regardent-elles TF1 plutôt que ARTE ?L'accès à la culture a toujours été réservé
à certaines élites (aux dominants). De nos jours, ce n'est
pas tant que certains pans de la culture ne sont pas matériellement
accessibles (musées, livres, télévision culturelle...
sont accessibles au public et à la portée de (presque) toutes
les bourses), mais plus subtilement, le peuple est écartée
de la culture par le fait que celle-ci est construite (par le discours
médiatique) comme peu attrayante car "chiante" et réservée
aux "intellos". Dès l'enfance, les jeunes des classes
dominées intériorisent un complexe d'infériorité
en matière de culture (qui s'exprime sous forme d'un mépris
pour celle-ci). Cf. Bourdieu. Tout cela a pour but et pour conséquence
pour qu'ils intègrent le fait que la culture ce n'est pas pour
eux. L'art érotique, un danger pour l'ordre social.La plupart des artistes ont produit des oeuvres licencieuses. Peintures,
scultures, dessins, romans, poèmes... Or ces oeuvres, quand elles
n'ont pas été détruites, ont longtemps été
dissimulées dans des cabinets de collectionneurs, dans les réserves
des musées, l'enfer des bibliothèques... Seuls quelques
initiés (l'élite) y avaient accès. La plupart des
ouvrages d'histoire (de l'art) passent encore aujourd'hui sous silence
cette production : l'image de l'histoire, de la culture et de
la civilisation humaine qu'ils construisent est une image complètement
déformée, allant dans le sens de la pubidonderie
(il s'agit là d'un véritable révisionnisme).
Ainsi un recueil d'illustrations érotiques (tel que par exemple
réf Taschen - ce livre ne présente malheureusement que des
productions occidentales, d'autres abordent les oeuvres des autres civilisations)
est indispensable pour compléter la lecture d'une histoire de l'art.
Il en va de même dans le domaine littéraire. Très
récemment quelques portes se sont ouvertes (un documentaire,
Naturellement c'est dans les manuels scolaires que la censure est la plus totale sur cette production. D'une manière plus générale tout discours sur la sexualité à destination des enfants tombe soit sous le coup de la censure de la loi, soit sous le soupçon jeté par cette forme plus subtile de censure qui provient de la médiatisation irrationnelle des affaires dites de "pédophilie". Bref l'éducation à la sexualité devient de plus en plus irréalisable, ouvrant toute grande la voie à la pornographie. En matière d'éveil du désir sexuel, l'accès à l'art érotique reste donc bien réservé à une élite, tandis que les autres n'auront accès qu'aux images aliénantes produites en masse par la pornographie. Si les classes dominantes se réservent de fait l'accès
à la culture, et en particulier à la culture érotique,
c'est bien parce que celle-ci recelle un fort potentiel subversif. La reproduction de l'ordre social (la hiérarchie sociale) passe à la fois par la dévalorisation et la destruction des cultures populaires et par l'interdiction de l'accès des dominés à ce qui en subsiste, notamment en le dévalorisant à leurs propres yeux. "C'est précisement parce-que les classes dominantes étaient
conscientes, pleinement ou de manière subliminale, du potentiel
révolutionnaire de la sexualité qu'elles ont insisté
sur une éthique sexuelle puritaine voire manichéenne. En
même temps elles ont conçu d'intelligentes gratifications
de substitution, qui canalisent les énergies sexuelles vers des
buts inoffensifs telles que les sports ou les divertissements populaires." |
Les uns rêvent de révolution tout en continuant à consommer, d'autres sortent du Système... Le NPA : un Nouveau Parti Anticapitaliste ?
"Ne reversons pas l'Etat, laissons
le tomber !" |
Tout système a besoin d'un guignol qui par son
coté sympa mais ridicule (et naturellement inoffensif) décrédibilise la
critique de ce système. |
Dans une société fondée sur les rapports marchants,
la gratuité est une idée particulièrement subversive. Des expériences de gratuité ont existées : exemple
les Diggers de San Francisco (1967) (lien). Faites l'expérience de la gratuité : offrez quelque chose à quelqu'un (un inconnu, un voisin) sans contrepartie et observez en les effets sur vous-même, sur l'autre, sur votre rapport à l'autre.
|
-Des éclairages
sur ce qu'est une idéologie du point de vue psycho-social : des mécanismes
de pensée biaisés. |
-Note de lecture : "Oppression et liberté" de
Simone Weil. |
Aujourd'hui il n'y a guère qu'en
France et aux U.S.A. (et peut-être dans certains pays d'Amérique Latine)
que la psychanalyse conserve une certaine importance. Dans les autres
pays elle reste totalement marginalisée. Ce fait est la conséquence à
la fois du rejet de la "découverte" centrale de la psychanalyse
: le fait que les enfants ont une sexualité(1), ainsi que la conséquence
du fait que la plupart des psychanalystes ont détourné et stérilisé la
pensée de Freud(2) et rendu celle de Lacan hermétique(3). 1. Naturalisation et récupération des concepts freudiens L'erreur fondamentale des freudiens : la naturalisation des observations de Freud. Complexe d'Oedipe, envie du pénis, traumatisme de la scène primitive, période de latence... ne sont pas des processus fondamentaux de l'être humain mais des disfonctionnements observés dans une société sexuellement répressive. Comment certains concepts freudiens sont récupérés par la psychanalyse bourgeoise pour justifier des positions répressive en matière de sexualité (ex: la sublimation). En réalité les psychanalystes d'aujourd'hui n'ont qu'un mot à la bouche : "castration". Non pour la dénoncer mais pour en souligner la nécessité. "Castration" veut en effet dans leur bouche dire "principe de réalité", "renoncement à la toute puissance" de l'enfance. Il est hautement significatif que ce soit le mot de "castration" qu'ils utilisent pour dire cela. La sexualité infantile est la "découverte" la plus insupportable pour les individus atteint de peste émotionnelle. Les freudiens ont néanmoins rapidement réussit à rendre cela à peu près acceptable en stipulant que cette sexualité est purement d'ordre symbolique (complexe d'oedipe, envie du pénis et autres pulsions libidinales ne sont que des mouvements psychiques). Or c'est là trahir la pensée de Freud. Reich lui s'est intéressé sans ambiguité à la sexualité réelle de ses contemporains, affirmant pleinement l'existence d'une sexualité infantile réelle. C'est pourquoi il est encore aujourd'hui un auteur maudit par tous les "penseurs" orthodoxes et académiques. 2. La répression de la sexualité et ses effets sur le psychisme et sur le système politique Freud a décrit les effets pervers de la répression sexuelle et son utilisation à des fins de domination des individus par le système social capitaliste. Mais ces aspects de son oeuvre ne sont pas enseignés. Les freudiens véhiculent une version édulcorée et politiquement correcte de Freud. C'est cette version (cf. §1) qui a été popularisée dans la culture générale. Alors même que l'oeuvre de Freud recèle un potentiel subversif et même révolutionnaire. C'est sur cette voie ouverte par Freud que Reich s'est lancé et qu'il a approfondie. Il y a bien plus de proximité entre les théories de Reich et de Freud, qu'entre la pensée de Freud et ce qu'ont en fait les freudiens. Ce n'est pas parce que les bourgeois se sont approprié la psychanalyse qu'il faut pour autant la rejeter. Nier les apports de la psychanalyse serait dangereux et se priver de ses concepts ce serait se priver d'outils indispensables. Les chercheurs et militants radicaux doivent d'urgence se réapproprier la psychanalyse. Notes : (1) Il existe cependant un courant psychanalytique qui met totalement de coté la sexualité, processus central de toute vie humaine. C'est la voie développée par Carl Gustav Jung qui, s'étant fâché avec Freud, à développé par opposition à la "psychanalyse juive" une conception faisant la part belle aux mythes "aryens" et n'a pas hésité à venir (de Suisse) s'installer en Allemagne pour diriger la société de psychanalyse allemande pendant la première moitié (1933-1939) du règne Hitlérien. (2) Comme d'ailleurs les marxistes vulgaires ont stérilisé la pensée de Marx. Faisant de ce qui était une démarche scientifique créatrice une idéologie : le "marxisme". Conscient de cette dérive Marx lui-même a dit : "Je ne suis pas marxiste" ! (3) Glissons sur le fait, qu'en France, la psychanalyse est divisée en un grand nombre de chapelles qui se tirent dans les pattes (sectarisme). Les Lacaniens pour leur part s'expriment dans un jargon compréhensible des seuls initiés, ce qui, au mieux, rend leurs travaux inutiles (ce qui n'est pas rendu compréhensible par les gens est politiquement inutile pour le peuple et ne profite qu'aux "experts" de la technocratie) et au pire masque la possible vacuité de leurs analyses, et de toutes façon contribue au rejet de la psychanalyse. Bibliographie : Lire le texte éclairant de Jean-Marie Brohm : Encore une fois : la lutte contre la répression sexuelle (paru dans la revue Mortibus n°3) sur le caractère révolutionnaire des idées de Freud. Freud, Reich, Marcuse, Castoriadis, Horkheimer, Adorno, Ernst Bloch et aussi Fraenkel, Dadoun... |
D'après Dany-Robert Dufour.
Incapacité de donner du sens, incapacité à construire une société. Ouvre
la voie au totalitarisme (Cf. H.Arendt.) |
De la sublimation répressive (Freud) à la désublimation répressive (Marcuse, Adorno). Les perversions sexuelles : définies comme déviances par rapport à la norme hétérosexuelle-monogame fondée sur une vieille idée puritaine jamais enterrée : sexe=reproduction. La femme se libère, les jupes (et les culottes) raccourcissent ... et au fur et à mesure l'épilation progresse remplaçant le vêtement qui dissimulaient les parties érotiques (les poils). De nos jours il devient de plus en plus difficile pour les jeunes femmes de porter une jupe. De nos jours il est valorisé de se montrer comme "sexuellement libéré". On ne peut donc plus guère assumer (ni aux yeux des autres ni à ses propres yeux) un quelconque dégout du sexe. Or ce dégout perdure pourtant, il s'est déplacé sur le poil : "le poil c'est sale". En effet nous avons mis en évidence le caractère sexuel du poil (lien vers été sans épilation §sexe). D'ailleurs les enfants le disent directement : "le sexe c'est dégoutant", car ils intériorisent la répression sexuelle bien avant d'intérioriser la norme "il est bien de se montrer comme étant sexuellement libéré". Cette norme biaise d'ailleurs les réponses aux enquêtes sur la sexualité (critique de l'enquête nationale française 2008 (lien) qui ne tient pas compte de cet élément). Et l'on glisse vers une sexualité désexualisée (cf. la pub, le porno). Voir aussi notre analyse de la pornographie. |
Ses fonctions vitales, ses interdits. Avec des extraits du livre de Montagu. On se touche très peu dans nos sociétés (les poignées de main et bises
ça ne compte pas car c'est ritualisé). Aujourd'hui de nombreux parents se trouvent culpabilisés dans leur désir, naturel, de caresser leur enfant par le spectre de la pédophilie agité de façon irrationnelle par les médias. Voir aussi les faits divers. Les études interculturelles ont montré que les enfants qui sont portés régulièrement par leurs parents (par opposition à l'usage du landeau) sont plus précoces dans leur développement moteur (aprennent plus vite à marcher). L'intérêt du bercement a été également démontré, alors même que les berceaux ont disparus de nos contrées. Les enfants qui sont plus touchés acquièrent plus rapidement le schéma corporel, tandis que ceux qui ne le sont pas assez auront moins de chance d'arriver à s'orienter avec facilité dans l'espace, même une fois parvenus à l'age adulte. Tout ceci est bien d'autres choses dans ce livre très instructif sur
le sujet (il est encore édité) : Montagu, Ashley, La peau et
le toucher, Seuil, 1979. |
Dans les instants qui suivent l'accouchement, l'enfant, s'il a été
déposé sur le ventre de la mère, rampe instinctivement
vers un sein. Le premier lait produit à ce moment (le collostrum)
est très chargé en immunoglobulines : son ingestion est
très importante pour le développement de l'immunité
du bébé (sa future résistance aux maladies en dépend). Le recul de l'allaitement dans notre société est lié
à deux facteurs. Tout d'abord, au XIXème siècle
et dans la première moitiée du XXème,
l'influence de la pédagogie noire et du puritanisme (élever
ses enfants à la dure, l'interdit du toucher et de la tendresse)
qui se perpetue au XXème siècle sous couvert
de doctes conseils médicaux qui prétendaient qu'il fallait
rompre prématurément le lien attachant la mère et
l'enfant. Il faudra attendre les années 1960-70 pour que la raison
revienne quelque peu. |
Contre la dérive vers une médecine purement médicamenteuse,
subordonnée à l'industrie pharmaceutique (y compris dans la prise en charge
des "maladies mentales"). |
(2 liens depuis néo-fascisme, lien depuis dieuxdustade) -Le sport pour vidanger l'énergie sexuelle de la jeunesse (citation de
Coubertin) "Il y a une chose que - même si elle était considérée
comme essentielle - aucun mouvement étudiant ou révolte
urbaine ou mouvement de contestation global ou quoi que ce soit ne pourra
jamais faire : occuper un terrain de football un dimanche. L'idée
même en paraît ironique et absurde ; essayez de le dire en
public et les gens riront de vous. Proposez le sérieusement et
vous serez mis au ban comme provocateur. [...] une attaque sur un terrain
de sport conduirait certainement au massacre des assaillants, sans discrimination,
boucherie complète réalisée par des citoyens respectables
révoltés par l'outrage." "C'est précisement parce-que les classes dominantes étaient
conscientes, pleinement ou de manière subliminale, du potentiel
révolutionnaire de la sexualité qu'elles ont insisté
sur une éthique sexuelle puritaine voire manichéenne. En
même temps elles ont conçu d'intelligentes gratifications
de substitution, qui canalisent les énergies sexuelles vers des
buts inoffensifs telles que les sports ou les divertissements populaires." Le sport tire ses origines dans les casernes de l'antiquité (entraînement guerrier). Ses valeurs principales - compétition, performance - sont parfaitement en phase avec l'idéologie capitaliste. Le sport moderne est aussi à mettre en rapport avec l'exercice d'un travail non physique. Aussi commence-t-il dans les classes dominantes au XIXème siècle. La pratique sportive contemporaine s'inscrit aussi dans une logique de modelage du corps (en lien avec l'artificialisation du corps). Il convient de distinguer le sport et l'exercice physique, ce dernier pouvant se définir comme une activité physique hors de toute logique marchande. Lire aussi "Football et psychologie
de masse" de Fabien Ollier et la revue de critique radicale Quel
sport ? Lire aussi Sport et esthétique nazie aujourd'hui (à propos du calendrier Les dieux du stade). Lire aussi Sport et sexualité : le stade de la programmation, article de Fabien Ollier dans la revue Mortibus n°3 Biblio : Jean-Marie Brohm, Fabien Ollier, Patrick Vassort. Liste d'ouvrages
de sciences humaines traitant du sport. |
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(lien depuis révisionnisme ; depuis FAQ#critères de progressisme) L'historique : révisionnisme et pudibonderie(réf H.P.Duerr, Nudité et pudeur, le mythe du processus de civilisation) La nudité est un tabou depuis la fin du Moyen-Age (XIIIème
siècle, début de l'inquisition ?). Elle l'a été
tout particulièrement au XIXème siècle
(qui voit le triomphe de la pudibonderie bourgeoise). Mai 1968 n'a pas
réussi à briser l'étau pudibond, à peine à
le dessérer ! Au début du XXème est apparu le mouvement dit
"naturiste", avec des justifications hygiènistes (se
soigner par l'exposition au soleil : héliothérapie). Naturellement
toute sexualité en est bannie. Les normes prohibent même
de se toucher quand on est nu. Il faut toutefois mettre à part l'éphemère mouvement naturiste libertaire qui voyait dans la dénudation un geste révolutionnaire (réf E.Armand + liens). Naturisme ou nudisme ?Aujourd'hui le nudisme se pratique de deux façons bien distinctintes :- le nudisme encadré (institutionnel = en France il faut même
payer une taxe à la fédération nationale pour pouvoir
le pratiquer !) et légal, se pratique dans des camps entourés
de hauts murs (où l'on paye pour s'y installer), à l'abri
des regard du monde extérieur. Les comportements y sont très
codifiés (normalisés) et toute manifestation sensuelle y
est prohibée. Les adeptes se désignent par le terme de "naturistes",
alors même qu'il n'y a chez eux rien de naturel (et surtout pas
la pilosité qui se doit - pudibonderie oblige - d'être taillée
au cordeau sinon totalement éliminée (de plus en plus).
En effet épilation = vêtement symbolique (réf J.D.
Urbain : Sur la plage). - le nudisme "sauvage", s'est toujours pratiqué (il n'a pas attendu le mouvement "naturiste" pour exister). Il est illégal, donc nécessite de se cacher, de trouver des endroits isolés. Il ne s'embarasse de normes répressives. Ici chacun est libre de faire ce qu'il veut. Ce nudisme est évidemment beaucoup plus "naturel" que le nudisme parqué dans des camps. Légalité, intolérance et revendicationsL'association pour la promotion du naturisme en liberté (APNEL) revendique le droit de vivre nu. Mais revendication restrictive car s'appuyant sur le fait de considérér la nudité comme non sexuelle. Une société véritablement libre doit accepter que les gens puissent se livrer à toute activité sexuelle (non violente) en tout lieu. Les enfants ne sont choqués par la sexualité qu'à partir du moment où ils ont intériorisé la répression sexuelle. Seuls les pudibons sont choqués : ils sont atteint de la peste émotionnelle (lien FAQ), une pathologie à soigner. Faut-il restreindre des libertés fondamentales au prétexte que des malades prétendent qu'on leur manquerait de respect ? Dans ce cas les femmes devraient toutes sortir en Burqa car sinon elles manquent de respect aux intégristes. Et il devrait être interdit de se toucher en public (c'est le cas au Maroc : un homme et une femme ne peuvent se promener main dans la main - à moins de produire un certificat de mariage au policier qui ne manquera pas de les interpeller !). Liens Wikipedia "public display of affection"; "public nudity"; "public indecency". La loi : le nouveau code pénal (date 1993 ?) abandonne le concept
de "outrage à la pudeur" au profit de "exhibition
sexuelle" (article 222-32 (lien légifrance)). Et toute nudité
est toujours considérée comme telle ! (une circulaire précise
néanmoins de ne pas appliquer l'article dans les lieux où
la nudité est explicitement autorisée (c'est à dire
les lieux naturistes, pour la plupart commerciaux - cf. plus haut "nudisme
encadré"). (Plus de précisions sur le site juridique
naturisme
et droit) En définitive, la nudité n'est tolérée
que dans la mesure ou elle s'inscrit dans un rapport marchand, permettant
de générer du profit. Autre exemple où le mot "respect" vient masquer l'intolérance
(voir la langue du l'idéologie néo-libérale : la
LQR) : |
-Un
peu d'humour. -"Laisser parler vos odeurs corporelles". Halte à la désorisation qui supprime la communication émotionnelle et sexuelle. |
Notre société, vivant sous le régime de l'idéologie de l'individualisme libéral, se caractérise par des cohortes de dominés voulant sauver la face (paraître libres). Jusqu'où sont-ils dupes de leur état de dominés ? Les malades, en proie à la peste émotionnelle, haïssent du plus profond de leur être les hommes véritablement libres. Cette haine ne provient-elle pas aussi d'une conscience confuse de leur propre état de soumission et de médiocrité ? Le névrosé cherche à se libérer de ses entraves, le pestiféré au contraire aimerait réduire tout le monde à son propre état. réf : un film montrant que les sociétés transnationales considérées comme des individus, ont des comportements qui remplissent tous les critères de la psychologie clinique (DSM IV) permettant de diagnostiquer un cas psychotique. |
Si beaucoup de militants rejettent tout ce qui commence par "psy" ce n'est pas toujours pour de bonnes raisons. Certes il y a des psychanalystes bourgeois et des "psycho-flics". Il ne faut pas pour autant se priver des outils et connaissances de la psychologie. Les tenants de l'ordre dominant on su en tirer parti - y compris en favorisant une recherche scientifique et un enseignement souvent marqué par l'idéologie dominante -, ceux qui s'y opposent ne peuvent en faire l'économie sans se retrouver en infériorité. Mais le problème de bien des militants c'est qu'ils ne sont pas au clair avec les raisons pour lesquelles ils militent. Beaucoup de militants se lancent dans le combat politique pour résoudre leurs problèmes psychiques, sans en avoir conscience. Or il serait plus sain que le combat politique soit mené par des gens qui ont au préalable résolus l'essentiel de leurs problèmes ou au moins qui en soient conscient de façon à éviter d'agir de façon irrationnelle. Bien des conflits au seins des organisations sont liés à des luttes de pouvoir ou des relations viciées par des pulsions inconscientes. De plus le souci de l'image sociale, très général chez l'individu
des "démocraties" libérales, est un frein très important à l'action
politique. La peur de perdre la face entraîne le conformisme et les compromissions.
En effet il empêche de s'élever contre les positions consensuelles (normatives)
au sein du groupe militant de peur d'être perçu comme déviant, de donner
une mauvaise image de soi. |
Nous présentons ici quelques
thèmes que nous envisageons de traiter ou de développer
dans les mois à venir. Les textes ne sont pas finalisés et les références ne
sont pas données.