Nous
présentons ici quelques thèmes que nous envisageons de traiter ou de développer
dans les mois à venir. Les textes ne sont pas finalisés et les références ne
sont pas données. Lorsqu'il est complété le texte est enlevé de cette page et
devient accessible via le plan du site où les
nouvelles pages sont signalées par un pictogramme.
Autres pages :
(lien depuis l'esprit de 68, néo-fascisme) « Ne voyez-vous pas que le véritable but du Novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin nous rendrons littéralement impossible le crime-pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. », Georges Orwell in 1984. LQR = Linguae Quintae Respublicae (la langue de la cinquième
république) Comment et pourquoi "République française" devient "France" ; "patron" devient "entrepreneur" ; "ouvrier" devient "opérateur" ; "personnel" devient "ressources humaines" ; "usager" devient "client" ; "chomeur" devient "demandeur d'emploi" ; "pauvre" devient "modeste" ; "riche" devient "aisé" ; "clochard" devient "SDF" ; "sous-prolétariat" devient "exclu" (à "réinsérer") ; "classe sociale" devient "catégorie sociale" ; "charité" devient "humanitaire" ; "colonisation" devient "développement" (ou "humanitaire") ; "bombardement" devient "frappe chirurgicale" ; "victimes civiles" devient "dégâts collatoraux", "récession" devient "croissance négative" ; "pensée unique" change de sens ; l'obsolescence programmée, mise en place par les "ingénieurs qualité", se dissimule derrière l'"innovation technologique" ; usage de "réforme" ou "modernisation" pour promouvoir des mesures de régression sociale (également "flexisécurité"), l'oligarchie s'appelle "démocratie", "anarchie" prent le sens de "chaos", etc. Véritable Novlangue, la LQR sert à masquer la réalité par
son contraire. Elle est une conséquence (une extension) de l'action
politique des gouvernants qui depuis bien longtemps font le contraire
de ce qu'ils disent. Exemples :Le mot "respect" est très à la mode. Il a d'abord été utilisé pour lutter contre la discrimination et le sexisme. Puis son sens à été perverti de façon à légitimer l'autorité et l'intolérance. En effet le manque de respect est maintenant attribué à toute personne qui ne se conforme pas aux normes et à la pensée dominante. Le déviant ou l'opposant devient donc - puisqu'il manque de respect - sanctionnable.
Ceci est tout à fait représentatif de l'idéologie libérale. Auparavant l'autoritarisme s'affichait comme tel ; dans les "démocraties libérales", l'autoritarisme s'avance masqué derrière des valeurs humanistes. Auparavant les esclaves savaient qu'ils étaient des esclaves ; aujourd'hui ils se croient libres. (Cf. aussi les illusions libérales / Beauvois). Le mot "humanitaire" accompagne quasi-systématiquement les interventions militaires, depuis que la guerre a été déclaré hors-la-loi (pacte Briand-Kellog, 1928). En premier lieu par les Japonais envahissant la Mandchourie, Mussolini attaquant l'Ethiopie et Hitler justifiant l'invasion des Sudètes, et ainsi de suite jusqu'à nos jours. Le mot "citoyen" vidé de son sens politique premier de gestionnaire de la cité (ce qui suppose une organisation politique réellement démocratique) se met à désigner des gestes élémentaires comme économiser l'eau ou jeter ses déchets dans une poubelle. L'expression "se démocratiser" vidé
de son sens politique premier désigne la généralisation d'un
objet technologique nouveau, qui devient plus largement accessible de
par sa baisse de prix. (Expression systématiquement utilisée sur tous
les sites web traitant de technologie, et même dans l'encyclopédie libre
Wikipedia). Le mot "sécurité", sert d'alibi à toutes les régressions des libertés et augmentation de la surveillance et du contrôle des individus et des populations. S'accompagne d'épouvantails tels que "pédophile" ou "terroriste". La formule "recentrage de l'Etat sur ses fonctions régaliennes", qui
accompagne régulièrement les projets de "réforme" de l'Etat. Elle désigne
le projet de privatiser tous les services publics et gouvernementaux
à l'exception de la police, de la justice et de l'armée. A traduire par
: réduire l'Etat a n'être plus que le bras armé du grand capital. Les mots ringardisésParler de "capitalisme" ou de "lutte des classes" décrédibilise le locuteur car "tout ça c'est dépassé" et le fait passer pour un idéologue (il faut dire que sur cet aspect les marxistes vulgaires ont beaucoup fait pour décrédibiliser le vocabulaire scientifique marxiste). L'idée de "classes" (et a fortiori de lutte des classes) est évacuée du discours pour donner l'illusion d'un consensus et masquer les antagonismes, jusqu'à les faire disparaître de la pensée commune. Or s'il est encore une classe ou la différence de classe est affective et assumée comme telle c'est précisément chez les grands bourgeois. Par contre dans le peuple, la disparition de la référence identitaire à la classe des prolétaires à pour double conséquence, d'une part de délier les liens de solidarité horizontaux et d'autre part de ne laisser comme seules références celles de la bourgeoisie. Ainsi il s'agira de "réussir" (c.à.d. imiter le modèle bourgeois) par des stratégies individualistes (être plus fort que le voisin, quitte à l'enfoncer). Finalement l'idéologie dominante réussi à atomiser les individus de la masse, ce qui permet de mieux les soumettre voire de s'en faire des alliés conscients ou non. Le lexique de la légitimationLes pouvoirs en place cherchent à légitimer leurs pratiques et leurs opinions et inversement à dévaloriser les options alternatives. Ceci se fait généralement non pas à l'aide d'argumentation rationnelle (ils cherchent au contraire à éviter un débat qui est susceptible de tourner à leur désavantage) mais en diffusant dans les médias de masse un vocabulaire chargé de valeur, qui légitime ou au contraire disqualifie d'emblée sans qu'il soit besoin d'examiner les choses de plus près. Exemples :
Egalement :L'infiltration du vocabulaire de la publicité et du monde de l'entreprise dans les autres domaines, y compris dans le discours contestataire et militant (ex : les phrases qui commencent par : "Parce que..."). L'usage de termes techniques et de sigles, destinés à dépolitiser. Les termes politiquement correct (ephémismes). Les anglicismes (la langue de l'Empire) : "brain-storming", "manager" ("management"), "coach", "marketing", "shopping", "cool", "fun", "just", "ok". L'exagération, lié à la perte de sens, systématiquement utilisé par les jeunes : "trop [bien]", "la tonne", "ça tue" ("je vais me faire tuer"), "à mort" ("de la mort qui tue"). S'accompagne de l'absence de nuances : tout est "trop bien" ou "trop nul". Voir www.scoplepave.org/desintoxication-du-langage (ateliers de décryptage de la langue de bois). Voir aussi le vocabulaire du patriarcat et de la répression sexuelle. |
||||||||||||||
(lien depuis révisionnisme ; lien à faire vers Neandertal) On nous a longtemps présenté "l'homme préhistorique" comme un être frustre et arrièré (comme d'ailleurs les "sauvages" contemporains). Et la "civilisation" comme commençant à partir de l'invention de l'agriculture (début de la période néolithique). L'histoire telle que nous la présente l'idéologie contemporaine (la pensée commune, qui s'enseigne dans les écoles) est pour l'essentiel assimilée à l'évolution des techniques (les "grandes inventions", les "grandes découvertes"). Les "âges" de l'humanité sont d'ailleurs décrits en référence à la technologie : "âge de pierre", "révolution agraire", "âge du fer", "âge du bronze", "révolution industrielle", "révolution informatique"... L'espèce humaine actuelle (homo sapiens sapiens) est apparue
il y a environ 100 000 ans. Les plus anciens témoignages
d'une intense activité symbolique (l'art pariétal
: les gravures et peintures rupestres) que l'on a jusqu'à
présent retrouvés remontent à 35 000 ans environ. Un point important à noter est que leur culture
semble avoir peu évoluée pendant plusieurs dizaines
de milliers d'années. De nombreux sites (abris, grottes,
vallées...) témoignent du fait que des gravures de
style proche y ont été ajoutés à des
milliers d'années d'intervalles. Cette faible évolution
rend d'autant plus plausible le fait que leur culture se soit maintenue
dans certaines zones géographiques sous une forme proche
de celle de l'époque paléolithique : ce serait celle
des chasseurs-cueilleurs contemporains, qui font partie des peuples
dits "indigènes". Il est a noter qu'il existe une
importante similitude entre l'organisation sociale et la spiritualité
des communautés de chasseurs-cueilleurs de Sibérie
et celles des Amériques (cultures chamaniques) et même
celles de l'Afrique animiste ou de l'Océanie. On peut en
tout cas trouver des points communs entre les images produites au
paléolitique et celles produites par certaines sociétés
de chasseurs-cueilleurs actuelles (ex : les aborigènes d'Australie),
ou encore en ce qui concerne les sépultures (ex : une sépulture
vieille de 24 000 ans découverte en Russie contient des éléments
proches de ceux des sépultures traditionnelles des peuples
de Sibérie actuelle). Interrogeons nous maintenant sur les connaissances des hommes préhistoriques
et leur mode d'acquisition, en nous basant sur celles des chasseurs-cueilleurs
actuels. Prenons l'exemple de la médication à
base de plantes. Les peuples indigènes ont une connaissance
extrêment approfondie des plantes que l'on trouve dans les
zones qu'ils parcourent, ils en connaissent et en maîtrisent
les usages alimentaires, médicinals ou pratiques. Comment
ont-ils acquis ces connaissances ? Voir |
||||||||||||||
(lien depuis hystérie, révisionnisme, cours educsex, désymbolisation) Pourquoi les masses regardent-elles TF1 plutôt que ARTE ?L'accès à la culture a toujours été
réservé à certaines "élites" (aux dominants).
De nos jours, ce n'est pas tant que certains pans de la culture
ne sont pas matériellement accessibles (musées, livres,
télévision culturelle... sont accessibles au public
et à la portée de (presque) toutes les bourses), mais
plus subtilement, le peuple est écartée de la culture
par le fait que celle-ci est construite (par le discours médiatique)
comme peu attrayante car "chiante" et réservée
aux "intellos". Dès l'enfance, les jeunes des classes
dominées intériorisent un complexe d'infériorité
en matière de culture (qui peut mener au mépris pour
celle-ci et à l'anti-intellectualisme). Cf. Bourdieu
et le "sentiment d'indignité culturelle". Tout
cela a pour but et pour conséquence pour qu'ils intègrent
le fait que la culture ce n'est pas pour eux. L'art érotique, un danger pour l'ordre social.La plupart des artistes ont produit des oeuvres licencieuses. Peintures,
scultures, dessins, romans, poèmes... Or ces oeuvres, quand
elles n'ont pas été détruites, ont longtemps
été dissimulées dans des cabinets de collectionneurs,
dans les réserves des musées, l'enfer des bibliothèques...
Seuls quelques initiés ("l'élite") y avaient accès.
La plupart des ouvrages d'histoire (de l'art) passent encore
aujourd'hui
sous silence cette production : l'image de l'histoire, de
la culture et de la civilisation humaine qu'ils construisent est
une image complètement déformée, allant
dans le sens de la pubidonderie (il s'agit là d'un véritable
révisionnisme). Par
exemple, l'intérêt très marqué des hommes
de la préhistoire pour la sexualité a été
longtemps passé sous silence ou interprété
en référence à la seule maternité (cf.
La
sexualité des paléolithiques, lien vers hominides.com).
Il en va de même
dans le domaine littéraire. Très récemment
quelques portes se sont ouvertes (un documentaire,
Naturellement c'est dans les manuels scolaires que la censure est la plus totale sur cette production. D'une manière plus générale tout discours sur la sexualité à destination des enfants tombe soit sous le coup de la censure de la loi, soit sous le soupçon jeté par cette forme plus subtile de censure qui provient de la médiatisation irrationnelle des affaires dites de "pédophilie". Bref l'éducation à la sexualité devient de plus en plus irréalisable, ouvrant toute grande la voie à la pornographie. En matière d'éveil du désir sexuel, l'accès à l'art érotique reste donc bien réservé à une "élite", tandis que les autres n'auront accès qu'aux images aliénantes produites en masse par la pornographie. Si les classes dominantes se réservent de fait l'accès
à la culture, et en particulier à la culture érotique,
c'est bien parce que celle-ci recelle un fort potentiel subversif. La reproduction de l'ordre social (la hiérarchie sociale) passe à la fois par la dévalorisation et la destruction des cultures populaires et par l'interdiction de l'accès des dominés à ce qui en subsiste, notamment en le dévalorisant à leurs propres yeux. "C'est précisement parce-que les classes dominantes
étaient conscientes, pleinement ou de manière subliminale,
du potentiel révolutionnaire de la sexualité qu'elles
ont insisté sur une éthique sexuelle puritaine voire
manichéenne. En même temps elles ont conçu d'intelligentes
gratifications de substitution, qui canalisent les énergies
sexuelles vers des buts inoffensifs telles que les sports ou les
divertissements populaires." |
||||||||||||||
Pour changer radicalement, nous devons nous extraire de la pensée idéologique véhiculée par la novlangue : penser l'impensable, exiger l'impossible et porter l'imagination au pouvoir. Attendre le grand soir ou déserter ? réf : les films de Pierre Carle : Les uns rêvent de révolution tout en continuant à consommer, d'autres sortent du Système... Le NPA : un Nouveau Parti Anticapitaliste ?
Ce positionnement est de fait typique de l'activité des partis d'extrême gauche en France depuis des décennies. Ces partis se positionnent dans la simple contestation mais ne proposent finalement rien d'autre que des aménagements du capitalisme. Ils ne proposent aucune rupture radicale car ils ne sont pas capable de les conceptualiser. Ces partis n'ont rien de révolutionnaire même s'ils se gargarisent de ce mot. Proposent-ils l'abolition du salariat ? Non. L'abolition de l'argent ? Non. Un changement de système politique ? Non. "Ne renversons pas l'Etat,
laissons le tomber !" |
||||||||||||||
Tout système a besoin d'un guignol qui par
son coté sympa mais ridicule (et naturellement inoffensif) décrédibilise
la critique de ce système. |
||||||||||||||
-Des éclairages
sur ce qu'est une idéologie du point de vue psycho-social : des
mécanismes de pensée biaisés. |
||||||||||||||
-De nouveaux articles sur les communes A.A. parus dans la revue Sexpol. |
Nous
présentons ici quelques thèmes que nous envisageons de traiter ou de développer
dans les mois à venir. Les textes ne sont pas finalisés et les références
ne sont pas données.
paternité - non commercial - partage s/s conditions identiques, pour tous les textes
de ce site (sauf mention contraire).