Nous
présentons ici quelques thèmes que nous envisageons de traiter ou de développer
dans les mois à venir. Les textes ne sont pas finalisés et les références ne
sont pas données. Lorsqu'il est complété le texte est enlevé de cette page et
devient accessible via le plan du site où les
nouvelles pages sont signalées par un pictogramme.
(lien depuis l'esprit de 68, néo-fascisme) LQR = Linguae Quintae Respublicae (la langue de la cinquième
république) Comment et pourquoi "patron" devient "entrepreneur" ; "ouvrier" devient "opérateur" ; "pauvre" devient "modeste" ; "clochard" devient "SDF" ; "sous-prolétariat" devient "exclu" ; "classe sociale" devient "catégorie sociale" ; "charité" devient "humanitaire" ; "colonisation" devient "développement" ; "pensée unique" change de sens ; etc. Véritable Novlangue, la LQR sert à masquer la réalité par
son contraire. Elle est une conséquence (une extension) de l'action
politique des gouvernants qui depuis bien longtemps font le contraire
de ce qu'ils disent. Exemples : Le mot "respect" est très à la mode. Il a d'abord été utilisé pour lutter contre la discrimination et le sexisme. Puis son sens à été perverti de façon à légitimer l'autorité et l'intolérance. En effet le manque de respect est maintenant attribué à toute personne qui ne se conforme pas aux normes et à la pensée dominante. Le déviant ou l'opposant devient donc - puisqu'il manque de respect - sanctionnable.
Ceci est tout à fait représentatif de l'idéologie libérale. Auparavant l'autoritarisme s'affichait comme tel ; dans les "démocraties libérales", l'autoritarisme s'avance masqué derrière des valeurs humanistes. Auparavant les esclaves savaient qu'ils étaient des esclaves ; aujourd'hui ils se croient libres. (Cf. aussi les illusions libérales / Beauvois). Le mot "humanitaire" accompagne quasi-systématiquement les interventions militaires, depuis que la guerre a été déclaré hors-la-loi (pacte Briand-Kellog, 1928). En premier lieu par les Japonais envahissant la Mandchourie, Mussolini attaquant l'Ethiopie et Hitler justifiant l'invasion des Sudètes, et ainsi de suite jusqu'à nos jours. Le mot "citoyen" vidé de son sens politique premier de gestionnaire de la cité (ce qui suppose une organisation politique réellement démocratique) se met à désigner des gestes élémentaires comme économiser l'eau ou jeter ses déchets dans une poubelle. Exemple déjà ancien : "anarchie" prenant le sens de "chaos". Les mots ringardisés : parler de "capitalisme" ou de "lutte des classes" décrédibilise le locuteur car "tout ça c'est dépassé" et le fait passer pour un idéologue (il faut dire que sur cet aspect les marxistes vulgaires ont beaucoup fait pour décrédibiliser le vocabulaire scientifique marxiste). L'idée de "classes" (et a fortiori de lutte des classes) est évacuée du discours pour donner l'illusion d'un consensus et masquer les antagonismes, jusqu'à les faire disparaître de la pensée commune. Or s'il est encore une classe ou la différence de classe est affective et assumée comme telle c'est précisément chez les grands bourgeois. Par contre dans le peuple, la disparition de la référence identitaire à la classe des prolétaires à pour double conséquence, d'une part de délier les liens de solidarité horizontaux et d'autre part de ne laisser comme seules références celles de la bourgeoisie. Ainsi il s'agira de "réussir" (c.à.d. imiter le modèle bourgeois) par des stratégies individualistes (être plus fort que le voisin, quitte à l'enfoncer). Finalement l'idéologie dominante réussi à atomiser les individus de la masse, ce qui permet de mieux les soumettre voire de s'en faire des alliés conscients ou non. Le lexique de la légitimationLes pouvoirs en place cherchent à légitimer leurs pratiques et leurs opinions et inversement à dévaloriser les options alternatives. Ceci se fait généralement non pas à l'aide d'argumentation rationnelle (ils cherchent au contraire à éviter un débat qui est susceptible de tourner à leur désavantage) mais en diffusant dans les médias de masse un vocabulaire chargé de valeur, qui légitime ou au contraire disqualifie d'emblée sans qu'il soit besoin d'examiner les choses de plus près. Exemples :
Voir aussi le vocabulaire du patriarcat et de la répression sexuelle. |
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(lien depuis révisionnisme ; lien à faire vers Neandertal) On nous a longtemps présenté "l'homme préhistorique" comme un être frustre et arrièré (comme d'ailleurs les "sauvages" contemporains). Et la "civilisation" comme commençant à partir de l'invention de l'agriculture (début de la période néolithique). L'histoire telle que nous la présente l'idéologie contemporaine (la pensée commune, qui s'enseigne dans les écoles) est pour l'essentiel assimilée à l'évolution des techniques (les "grandes inventions", les "grandes découvertes"). Les "âges" de l'humanité sont d'ailleurs décrits en référence à la technologie : "âge de pierre", "révolution agraire", "âge du fer", "âge du bronze", "révolution industrielle", "révolution informatique"... L'espèce humaine actuelle (homo sapiens sapiens) est apparue
il y a environ 100 000 ans. Les plus anciens témoignages
d'une intense activité symbolique (l'art pariétal
: les gravures et peintures rupestres) que l'on a jusqu'à
présent retrouvés remontent à 35 000 ans environ. Un point important à noter est que leur culture
semble avoir peu évoluée pendant plusieurs dizaines
de milliers d'années. De nombreux sites (abris, grottes,
vallées...) témoignent du fait que des gravures de
style proche y ont été ajoutés à des
milliers d'années d'intervalles. Cette faible évolution
rend d'autant plus plausible le fait que leur culture se soit maintenue
dans certaines zones géographiques sous une forme proche
de celle de l'époque paléolithique : ce serait celle
des chasseurs-cueilleurs contemporains, qui font partie des peuples
dits "indigènes". Il est a noter qu'il existe une
importante similitude entre l'organisation sociale et la spiritualité
des communautés de chasseurs-cueilleurs de Sibérie
et celles des Amériques (cultures chamaniques) et même
celles de l'Afrique animiste ou de l'Océanie. On peut en
tout cas trouver des points communs entre les images produites au
paléolitique et celles produites par certaines sociétés
de chasseurs-cueilleurs actuelles (ex : les aborigènes d'Australie),
ou encore en ce qui concerne les sépultures (ex : une sépulture
vieille de 24 000 ans découverte en Russie contient des éléments
proches de ceux des sépultures traditionnelles des peuples
de Sibérie actuelle). Interrogeons nous maintenant sur les connaissances des hommes préhistoriques
et leur mode d'acquisition, en nous basant sur celles des chasseurs-cueilleurs
actuels. Prenons l'exemple de la médication à
base de plantes. Les peuples indigènes ont une connaissance
extrêment approfondie des plantes que l'on trouve dans les
zones qu'ils parcourent, ils en connaissent et en maîtrisent
les usages alimentaires, médicinals ou pratiques. Comment
ont-ils acquis ces connaissances ? Voir |
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(lien depuis hystérie, révisionnisme, cours educsex) Pourquoi les masses regardent-elles TF1 plutôt que ARTE ?L'accès à la culture a toujours été
réservé à certaines élites (aux dominants).
De nos jours, ce n'est pas tant que certains pans de la culture
ne sont pas matériellement accessibles (musées, livres,
télévision culturelle... sont accessibles au public
et à la portée de (presque) toutes les bourses), mais
plus subtilement, le peuple est écartée de la culture
par le fait que celle-ci est construite (par le discours médiatique)
comme peu attrayante car "chiante" et réservée
aux "intellos". Dès l'enfance, les jeunes des classes
dominées intériorisent un complexe d'infériorité
en matière de culture (qui peut mener au mépris pour
celle-ci et à l'anti-intellectualisme). Cf. Bourdieu
et le "sentiment d'indignité culturelle". Tout
cela a pour but et pour conséquence pour qu'ils intègrent
le fait que la culture ce n'est pas pour eux. L'art érotique, un danger pour l'ordre social.La plupart des artistes ont produit des oeuvres licencieuses. Peintures,
scultures, dessins, romans, poèmes... Or ces oeuvres, quand
elles n'ont pas été détruites, ont longtemps
été dissimulées dans des cabinets de collectionneurs,
dans les réserves des musées, l'enfer des bibliothèques...
Seuls quelques initiés (l'élite) y avaient accès.
La plupart des ouvrages d'histoire (de l'art) passent encore aujourd'hui
sous silence cette production : l'image de l'histoire, de
la culture et de la civilisation humaine qu'ils construisent est
une image complètement déformée, allant
dans le sens de la pubidonderie (il s'agit là d'un véritable
révisionnisme). Par
exemple, l'intérêt très marqué des hommes
de la préhistoire pour la sexualité a été
longtemps passé sous silence ou interprété
en référence à la seule maternité (cf.
La
sexualité des paléolithiques, lien vers hominides.com).
Naturellement c'est dans les manuels scolaires que la censure est la plus totale sur cette production. D'une manière plus générale tout discours sur la sexualité à destination des enfants tombe soit sous le coup de la censure de la loi, soit sous le soupçon jeté par cette forme plus subtile de censure qui provient de la médiatisation irrationnelle des affaires dites de "pédophilie". Bref l'éducation à la sexualité devient de plus en plus irréalisable, ouvrant toute grande la voie à la pornographie. En matière d'éveil du désir sexuel, l'accès à l'art érotique reste donc bien réservé à une élite, tandis que les autres n'auront accès qu'aux images aliénantes produites en masse par la pornographie. Si les classes dominantes se réservent de fait l'accès
à la culture, et en particulier à la culture érotique,
c'est bien parce que celle-ci recelle un fort potentiel subversif. La reproduction de l'ordre social (la hiérarchie sociale) passe à la fois par la dévalorisation et la destruction des cultures populaires et par l'interdiction de l'accès des dominés à ce qui en subsiste, notamment en le dévalorisant à leurs propres yeux. "C'est précisement parce-que les classes dominantes
étaient conscientes, pleinement ou de manière subliminale,
du potentiel révolutionnaire de la sexualité qu'elles
ont insisté sur une éthique sexuelle puritaine voire
manichéenne. En même temps elles ont conçu d'intelligentes
gratifications de substitution, qui canalisent les énergies
sexuelles vers des buts inoffensifs telles que les sports ou les
divertissements populaires." |
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réf : les films de Pierre Carle : Les uns rêvent de révolution tout en continuant à consommer, d'autres sortent du Système... Le NPA : un Nouveau Parti Anticapitaliste ?
Ce positionnement est de fait typique de l'activité des partis d'extrême gauche en France depuis des décennies. Ces partis se positionnent dans la simple contestation mais ne proposent finalement rien d'autre que des aménagements du capitalisme. Ils ne proposent aucune rupture radicale car ils ne sont pas capable de les conceptualiser. Ces partis n'ont rien de révolutionnaire même s'ils se gargarisent de ce mot. Proposent-ils l'abolition du salariat ? Non. L'abolition de l'argent ? Non. Un changement de système politique ? Non. "Ne renversons pas l'Etat,
laissons le tomber !" |
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Tout système a besoin d'un guignol qui par
son coté sympa mais ridicule (et naturellement inoffensif) décrédibilise
la critique de ce système. |
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Dans une société fondée sur les rapports marchants,
la gratuité est une idée particulièrement subversive. Des expériences de gratuité ont existées :
exemple les Diggers de San Francisco (1967), voir le site archive
du mouvement : www.diggers.org La gratuité (et le don) est la base de l'éthique des logiciels et contenus libres. Faites l'expérience de la gratuité : offrez quelque chose à quelqu'un (un inconnu, un voisin) sans contrepartie et observez en les effets sur vous-même, sur l'autre, sur votre rapport à l'autre.
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Vous pensez que c'est le gouvernement qui créé l'argent ? FAUX. Ce sont les banques privées, en accordant des crédits
(y compris des crédits aux gouvernements... pour renflouer
les banques). Vous pensez que les banques prêtent l'argent des dépôts ? FAUX. Elles prêtent de l'argent qui n'existe pas. L'argent
est créé ex-nihilo par la banque au moment
ou elle accorde le crédit. (Sur lequel elle fait payer des
intérêts !). L'argent ne représente pas la valeur de biens réels, elle est uniquement une dette. (C'est pourquoi lorsque les emprunteurs, poussés à s'endetter et préssurés au maximum, ne peuvent plus rembourser, l'argent se volatilise.) Par ce simple procédé, les établissements
de crédits aspirent progressivement toute la richesse de
la planète, en rachetant l'économie réelle
(entreprises, immobilier, terres, ressources naturelles...) grâce
à l'argent qu'elles ont elles-même créé
à partir de rien. De plus le faire de devoir payer les intérêts des emprunts entraine la société dans une course exponentielle à la croissance (sinon ce serait la faillite). Or une croissance infinie est impossible sur une planète aux ressources limitées... Le besoin de croissance aboutit à des abérations comme la limitation volontaire de la durée de vie des objets technologiques (c'est la tâche de "l'ingénieur qualité") afin que les gens soient contraints de les renouveller rapidement. Les solutions passent par la réappropriation par l'Etat
du droit exclusif de créer de l'argent et l'interdiction
de l'usure (faire payer des intérêts). Références :"Le système bancaire moderne fabrique de l'argent
à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour
de dextérité le plus étonnant qui fut jamais
inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité
et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent
la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer
l'argent et, en un tour de mains, ils créeront assez d'argent
pour la racheter. Ôtez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes
fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique
car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais,
si vous voulez continuer à être les esclaves
des banques et à payer le prix de votre propre esclavage
laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent
et à contrôler les crédits." D'autres citations historiques sur la monnaie. Maastricht article 104, conférence d'Etienne Chouard à l'IEP d'Aix-en-Provence le 15 janvier 2008 :
L'argent dette, film de Paul Grignon (documentaire pédagogique) : Flash video FLV4 320x240, durée 52mn. Visualisable et téléchargeable depuis http://vimeo.com/1711304 Le jeu de l'argent - Archives oubliées, film (documentaire sur le cartel des banques) : Flash ou MPEG4 Video (H264) 176x144, durée 46mn. Visualisable et téléchargeable depuis http://www.dailymotion.com/video/xryjf_le-jeu-de-largent-archives-oubliees_business Quelques sites de référence : |
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-Des éclairages
sur ce qu'est une idéologie du point de vue psycho-social : des
mécanismes de pensée biaisés. |
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-De nouveaux articles sur les communes A.A. parus dans la revue Sexpol. |
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