Projets de textes pour notre site (page 2)

Nous présentons ici quelques thèmes que nous envisageons de traiter ou de développer dans les mois à venir. Les textes ne sont pas finalisés et les références ne sont pas données. Lorsqu'il est complété le texte est enlevé de cette page et devient accessible via le plan du site où les nouvelles pages sont signalées par un pictogramme.

Autres pages :

Thématique idéologie dominante et alternatives :

Le vocabulaire de l'idéologie dominante, la LQR (d'après Eric Hazan et LTI de Victor Klemperer)

(lien depuis l'esprit de 68, néo-fascisme)

« Ne voyez-vous pas que le véritable but du Novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin nous rendrons littéralement impossible le crime-pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. », Georges Orwell in 1984.

LQR = Linguae Quintae Respublicae (la langue de la cinquième république)
LTI = Linguae Tertii Imperii (la langue du troisième reich)

Comment et pourquoi "République française" devient "France" ; "patron" devient "entrepreneur" ; "ouvrier" devient "opérateur" ; "personnel" devient "ressources humaines" ; "usager" devient "client" ; "chomeur" devient "demandeur d'emploi" ; "pauvre" devient "modeste" ; "riche" devient "aisé" ; "clochard" devient "SDF" ; "sous-prolétariat" devient "exclu" (à "réinsérer") ; "classe sociale" devient "catégorie sociale" ; "charité" devient "humanitaire" ; "colonisation" devient "développement" (ou "humanitaire") ; "bombardement" devient "frappe chirurgicale" ; "victimes civiles" devient "dégâts collatoraux", "récession" devient "croissance négative" ; "pensée unique" change de sens ; l'obsolescence programmée, mise en place par les "ingénieurs qualité", se dissimule derrière l'"innovation technologique" ; usage de "réforme" ou "modernisation" pour promouvoir des mesures de régression sociale (également "flexisécurité"), l'oligarchie s'appelle "démocratie", "anarchie" prent le sens de "chaos", etc.

Véritable Novlangue, la LQR sert à masquer la réalité par son contraire. Elle est une conséquence (une extension) de l'action politique des gouvernants qui depuis bien longtemps font le contraire de ce qu'ils disent.
La Novlangue se construit soit - rarement - en créant de nouveaux mots, soit en changeant la connotation (valeur positive ou négative) de certains mots, soit en en changeant le sens. La Novlangue est le plus souvent construite par les dominants (hommes politiques, grands patrons...) et elle se diffuse en étant relayée et appropriée par les médias.

Exemples :

Le mot "respect" est très à la mode. Il a d'abord été utilisé pour lutter contre la discrimination et le sexisme. Puis son sens à été perverti de façon à légitimer l'autorité et l'intolérance. En effet le manque de respect est maintenant attribué à toute personne qui ne se conforme pas aux normes et à la pensée dominante. Le déviant ou l'opposant devient donc - puisqu'il manque de respect - sanctionnable.

Exemple d'une affichette de la RATP posée dans le métro parisien (mai 2007), qui s'adresse aux jeunes. Cette affichette à été "conçue" par des élèves d'une classe de 6ème au cours d'un atelier animé dans un collège par des agents de la RATP. Elle comporte deux colonnes : "respect" et "devoirs".
Dans la colonne "respect" on trouve : une série d'interdictions.
Dans la colonne "devoirs" on trouve : une série d'obligations et d'interdictions.

Ceci est tout à fait représentatif de l'idéologie libérale. Auparavant l'autoritarisme s'affichait comme tel ; dans les "démocraties libérales", l'autoritarisme s'avance masqué derrière des valeurs humanistes. Auparavant les esclaves savaient qu'ils étaient des esclaves ; aujourd'hui ils se croient libres. (Cf. aussi les illusions libérales / Beauvois).

Le mot "humanitaire" accompagne quasi-systématiquement les interventions militaires, depuis que la guerre a été déclaré hors-la-loi (pacte Briand-Kellog, 1928). En premier lieu par les Japonais envahissant la Mandchourie, Mussolini attaquant l'Ethiopie et Hitler justifiant l'invasion des Sudètes, et ainsi de suite jusqu'à nos jours.

Le mot "citoyen" vidé de son sens politique premier de gestionnaire de la cité (ce qui suppose une organisation politique réellement démocratique) se met à désigner des gestes élémentaires comme économiser l'eau ou jeter ses déchets dans une poubelle.

L'expression "se démocratiser" vidé de son sens politique premier désigne la généralisation d'un objet technologique nouveau, qui devient plus largement accessible de par sa baisse de prix. (Expression systématiquement utilisée sur tous les sites web traitant de technologie, et même dans l'encyclopédie libre Wikipedia).
Dans le même ordre d'idée l'usage très répandu de l'expression "être populaire" (exemple : "tel site web est très populaire") pour désigner un fait statistique : une fréquentation importante.

Le mot "sécurité", sert d'alibi à toutes les régressions des libertés et augmentation de la surveillance et du contrôle des individus et des populations. S'accompagne d'épouvantails tels que "pédophile" ou "terroriste".

La formule "recentrage de l'Etat sur ses fonctions régaliennes", qui accompagne régulièrement les projets de "réforme" de l'Etat. Elle désigne le projet de privatiser tous les services publics et gouvernementaux à l'exception de la police, de la justice et de l'armée. A traduire par : réduire l'Etat a n'être plus que le bras armé du grand capital.
A noter toutefois que les limites de la privatisation sont aujourd'hui poussées encore plus loin depuis que les U.S.A. ont recours massivement à des sociétés de mercenaires (en tout premier lieu Academi-Blackwater).

Les mots ringardisés

Parler de "capitalisme" ou de "lutte des classes" décrédibilise le locuteur car "tout ça c'est dépassé" et le fait passer pour un idéologue (il faut dire que sur cet aspect les marxistes vulgaires ont beaucoup fait pour décrédibiliser le vocabulaire scientifique marxiste).

L'idée de "classes" (et a fortiori de lutte des classes) est évacuée du discours pour donner l'illusion d'un consensus et masquer les antagonismes, jusqu'à les faire disparaître de la pensée commune. Or s'il est encore une classe ou la différence de classe est affective et assumée comme telle c'est précisément chez les grands bourgeois. Par contre dans le peuple, la disparition de la référence identitaire à la classe des prolétaires à pour double conséquence, d'une part de délier les liens de solidarité horizontaux et d'autre part de ne laisser comme seules références celles de la bourgeoisie. Ainsi il s'agira de "réussir" (c.à.d. imiter le modèle bourgeois) par des stratégies individualistes (être plus fort que le voisin, quitte à l'enfoncer). Finalement l'idéologie dominante réussi à atomiser les individus de la masse, ce qui permet de mieux les soumettre voire de s'en faire des alliés conscients ou non.

Le lexique de la légitimation

Les pouvoirs en place cherchent à légitimer leurs pratiques et leurs opinions et inversement à dévaloriser les options alternatives. Ceci se fait généralement non pas à l'aide d'argumentation rationnelle (ils cherchent au contraire à éviter un débat qui est susceptible de tourner à leur désavantage) mais en diffusant dans les médias de masse un vocabulaire chargé de valeur, qui légitime ou au contraire disqualifie d'emblée sans qu'il soit besoin d'examiner les choses de plus près.

Exemples :

Légitime Non légitime

Progrès

ex : OGM, exhausteurs de goût, nanotechnologies, biocarburants, développement durable, énergie nucléaire

Obscurantisme

ex : faucheurs d'OGM, lanceurs d'alerte, écologistes

Science médicale

ex : chimiothérapie, thérapie génique, téléthon

Charlatanisme

ex : ostéopathie, homéopathie, acupuncture, herboristerie

Médicament

ex : antidépresseur, anxiolithique, somnifère

Drogue

ex : cannabis

Démocratie

ex : la prison de Guantanamo appartient à "la plus grande démocratie du monde"
ex : le traité européen rejeté par referendum en 2005 puis adopté sans consultation populaire

Dictature

ex : Hugo Chavez (président élu du Venezuela, pouvant être révoqué par un referendum d'initiative populaire) est un dictateur

Résistance

ex : Contras du Nicaragua

Terrorisme

ex : réseau éducation sans frontière, mouvement Occupy Wall Street

Faits

ex : les attentats du 11 septembre 2001 sont le résultat d'un complot de Ben-Laden
ex :
l'Irak possédait des armes de destruction massives
ex : l'épidémie de Sida est le fruit du hasard

Théorie du complot

ex : les attentats du 11 septembre 2001 sont le résultat d'un complot de l'administration Bush
ex : les guerres de l'Empire U.S. (et de ses satellites) ont pour but le contrôle des réserves pétrolières
ex : l'épidémie de Sida résulte de négligences ou est le résultat d'une action délibérée

Egalement :

L'infiltration du vocabulaire de la publicité et du monde de l'entreprise dans les autres domaines, y compris dans le discours contestataire et militant (ex : les phrases qui commencent par : "Parce que...").

L'usage de termes techniques et de sigles, destinés à dépolitiser. Les termes politiquement correct (ephémismes).

Les anglicismes (la langue de l'Empire) : "brain-storming", "manager" ("management"), "coach", "marketing", "shopping", "cool", "fun", "just", "ok".

L'exagération, lié à la perte de sens, systématiquement utilisé par les jeunes : "trop [bien]", "la tonne", "ça tue" ("je vais me faire tuer"), "à mort" ("de la mort qui tue"). S'accompagne de l'absence de nuances : tout est "trop bien" ou "trop nul".

Voir www.scoplepave.org/desintoxication-du-langage (ateliers de décryptage de la langue de bois).

Voir aussi le vocabulaire du patriarcat et de la répression sexuelle.

Une relecture de l'histoire et de la préhistoire : et si les hommes des temps préhistoriques étaient plus heureux et plus "intelligents" que nous ?

(lien depuis révisionnisme ; lien à faire vers Neandertal)

On nous a longtemps présenté "l'homme préhistorique" comme un être frustre et arrièré (comme d'ailleurs les "sauvages" contemporains). Et la "civilisation" comme commençant à partir de l'invention de l'agriculture (début de la période néolithique). L'histoire telle que nous la présente l'idéologie contemporaine (la pensée commune, qui s'enseigne dans les écoles) est pour l'essentiel assimilée à l'évolution des techniques (les "grandes inventions", les "grandes découvertes"). Les "âges" de l'humanité sont d'ailleurs décrits en référence à la technologie : "âge de pierre", "révolution agraire", "âge du fer", "âge du bronze", "révolution industrielle", "révolution informatique"...

L'espèce humaine actuelle (homo sapiens sapiens) est apparue il y a environ 100 000 ans. Les plus anciens témoignages d'une intense activité symbolique (l'art pariétal : les gravures et peintures rupestres) que l'on a jusqu'à présent retrouvés remontent à 35 000 ans environ.
Les recherches archéologiques sur ces vestiges du paléolithique supérieur ont progressivement ébranlés les préjugés et stéréotypes qui décrivent "l'homme des cavernes" comme un être arrièré et sans culture. En réalité ces hommes, membres de sociétés de chasseurs-cueilleurs, avaient une riche culture symbolique et une spiritualité probablement de type chamanique. L'établissement de ces stéréotypes (au XIXème et XXème siècles) a une fonction idéologique de valorisation du système capitaliste : cf. notre page consacrée au révisionnisme historique. L'intérêt très marqué des hommes de la préhistoire pour la sexualité a également été longtemps passé sous silence ou interprété en référence à la seule maternité (cf. La sexualité des paléolithiques, lien vers hominides.com et Le sexe de la femme à travers les âges, lien vers dessens.over-blog.com)

Un point important à noter est que leur culture semble avoir peu évoluée pendant plusieurs dizaines de milliers d'années. De nombreux sites (abris, grottes, vallées...) témoignent du fait que des gravures de style proche y ont été ajoutés à des milliers d'années d'intervalles. Cette faible évolution rend d'autant plus plausible le fait que leur culture se soit maintenue dans certaines zones géographiques sous une forme proche de celle de l'époque paléolithique : ce serait celle des chasseurs-cueilleurs contemporains, qui font partie des peuples dits "indigènes". Il est a noter qu'il existe une importante similitude entre l'organisation sociale et la spiritualité des communautés de chasseurs-cueilleurs de Sibérie et celles des Amériques (cultures chamaniques) et même celles de l'Afrique animiste ou de l'Océanie. On peut en tout cas trouver des points communs entre les images produites au paléolitique et celles produites par certaines sociétés de chasseurs-cueilleurs actuelles (ex : les aborigènes d'Australie), ou encore en ce qui concerne les sépultures (ex : une sépulture vieille de 24 000 ans découverte en Russie contient des éléments proches de ceux des sépultures traditionnelles des peuples de Sibérie actuelle).
Or si pendant près de 35 000 ans cette culture symbolique et ce mode de vie n'ont que peu évolués c'est bien qu'ils convenait parfaitement aux humains. A partir de la mise en pratique de l'agriculture (qui commence au Moyen-Orient il y a environ 10 000 ans) s'enclenche un processus d'évolution technologique (appelé "progrès de l'humanité" dans l'idéologie dominante) qui s'accélère de façon exponentielle (parallèlement à la démographie) jusqu'à mener à la situation actuelle, qui peut être qualifiée de catastrophique, aussi bien sur le plan écologique (extinction massive des espèces vivantes, dévastation des milieux naturels, pollution généralisée de l'air, de l'eau, des sols), épuisement des ressources naturelles, réchauffement climatique...) que sur le plan sociétal (misère de masse, exploitation, esclavage, génocides et ethnocides...) et sur le plan culturel (processus de désymbolisation, ouvrant la voie au néo-fascisme). Est-ce vraiment "progresser" que d'en arriver là ? Pourtant l'idéologie dominante assimile le fait de ne pas évoluer à de l'arriération !
On est alors en droit de se demander si la culture préhistorique n'est pas en définitive la forme de culture la mieux adaptée à l'humanité (c'est la plus stable et la plus durable que l'humanité ait connue) alors que la période dite "historique" correspondrait à la dégénérescence de la culture humaine, menant l'humanité au chaos.

Interrogeons nous maintenant sur les connaissances des hommes préhistoriques et leur mode d'acquisition, en nous basant sur celles des chasseurs-cueilleurs actuels. Prenons l'exemple de la médication à base de plantes. Les peuples indigènes ont une connaissance extrêment approfondie des plantes que l'on trouve dans les zones qu'ils parcourent, ils en connaissent et en maîtrisent les usages alimentaires, médicinals ou pratiques. Comment ont-ils acquis ces connaissances ?
La démarche scientifique occidentale procède par analyse systématique et recherche des effets sur des cobayes. La démarche des chamanes est tout autre. Lorsque l'on interroge ceux-ci sur l'origine de leur connaissance, ils répondent : "c'est la plante qui me l'a dit." Comment comprendre cela ? On sait que les chamanes entrent en transe et voyagent par le "rêve" dans le monde des esprits (souvent à l'aide de plantes hallucinogènes dont justement l'usage est interdit par les "démocraties libérales"). Quelle forme de communication existe-t-il entre les plantes et nous ? "La plante me l'a dit" cela ne signifie-t-il pas simplement que la plante fait quelque chose au corps, qu'elle lui "parle" par exemple par le goût ou l'odeur ou d'autres processus encore inconnus de notre science balbutiante ? Les animaux, et en particulier les mammifères, ont la capaciter non seulement de savoir distinguer les plantes comestibles mais aussi celle de choisir des plantes pour se soigner. Et ce alors que leurs capacités de transmission de la connaissance entre individus sont relativement limitées. Si les mammifères non humains ont une capacité (sensibilité) instinctive qui leur permet de connaître les effets de certaines plantes, pourquoi ne l'aurions nous pas aussi ?
Cette sensibilité perceptive serait alors développée par les chasseurs-cueilleurs tandis que nous, hommes "civilisés", nous ne l'aurions pas développé, faute de stimulations. C'est en ce sens que l'on pourrait dire que les hommes des temps préhistoriques étaient plus intelligents que nous, c'est à dire moins aliénés.

Voir Hommes et dieux des cavernes - aux origines de l'art de Wolfgang Ebert, 2008 (lien vers Arte.tv)
+ réf livre chamanisme
+ réf livre Sahlins, Marshall, Age de pierre, âge d'abondance,

Censure de la culture. Un exemple : l'érotisme pour les "élites", le porno pour les masses

(lien depuis hystérie, révisionnisme, cours educsex, désymbolisation)

Pourquoi les masses regardent-elles TF1 plutôt que ARTE ?

L'accès à la culture a toujours été réservé à certaines "élites" (aux dominants). De nos jours, ce n'est pas tant que certains pans de la culture ne sont pas matériellement accessibles (musées, livres, télévision culturelle... sont accessibles au public et à la portée de (presque) toutes les bourses), mais plus subtilement, le peuple est écartée de la culture par le fait que celle-ci est construite (par le discours médiatique) comme peu attrayante car "chiante" et réservée aux "intellos". Dès l'enfance, les jeunes des classes dominées intériorisent un complexe d'infériorité en matière de culture (qui peut mener au mépris pour celle-ci et à l'anti-intellectualisme). Cf. Bourdieu et le "sentiment d'indignité culturelle". Tout cela a pour but et pour conséquence pour qu'ils intègrent le fait que la culture ce n'est pas pour eux.
Il y a là une forme subtile de censure. Les idéologues auront ensuite beau jeu de dire qu'ils proposent les programmes que les gens veulent... et que chacun est libre de son choix.

L'art érotique, un danger pour l'ordre social.

La plupart des artistes ont produit des oeuvres licencieuses. Peintures, scultures, dessins, romans, poèmes... Or ces oeuvres, quand elles n'ont pas été détruites, ont longtemps été dissimulées dans des cabinets de collectionneurs, dans les réserves des musées, l'enfer des bibliothèques... Seuls quelques initiés ("l'élite") y avaient accès. La plupart des ouvrages d'histoire (de l'art) passent encore aujourd'hui sous silence cette production : l'image de l'histoire, de la culture et de la civilisation humaine qu'ils construisent est une image complètement déformée, allant dans le sens de la pubidonderie (il s'agit là d'un véritable révisionnisme). Par exemple, l'intérêt très marqué des hommes de la préhistoire pour la sexualité a été longtemps passé sous silence ou interprété en référence à la seule maternité (cf. La sexualité des paléolithiques, lien vers hominides.com).
Ainsi un recueil d'illustrations érotiques est indispensable pour compléter la lecture d'une histoire de l'art.

Exemple : Erorica Universalis de Gilles Neret, éd. Taschen, 1994 - ce livre ne présente malheureusement que des productions occidentales, d'autres abordent les oeuvres des autres civilisations - Le blog de Claire Ogie Des sens présentait une large collection d'illustrations érotiques d'époques et d'origines variées. A la demande générale, certaines pages seront progressivement remises en ligne dans cette sous-rubrique de son nouveau blog : cheminfaisant.eklablog.com/des-sens-c470922 (mot de passe : reserveapublicmajeur).

Il en va de même dans le domaine littéraire. Très récemment quelques portes se sont ouvertes (un documentaire, Les musées secrets de Peter Woditsch, 2007 à été diffusé sur ARTE le 24 mars 2008, tandis que la Bibliothèque Nationale de France exposait une partie de son enfer (décembre 2007 à mars 2008, lien vers la BNF).

A propos des "conquêtes de l'édition" dans les années 1950 : "On est en droit de se demander si cette conquête ne s'est pas faite au prix d'une confusion où le leurre du "tout est permis" dans une banalisation du scandale, cohabite avec la menace moralisatrice qui pèse sur les sujets tabous, comme les soupçons de pédophilie ou l'expression d'autres "déviances"." Les commisaires de l'exposition : Marie-France Quignard et Raymond-Josué Seckel.

Naturellement c'est dans les manuels scolaires que la censure est la plus totale sur cette production. D'une manière plus générale tout discours sur la sexualité à destination des enfants tombe soit sous le coup de la censure de la loi, soit sous le soupçon jeté par cette forme plus subtile de censure qui provient de la médiatisation irrationnelle des affaires dites de "pédophilie". Bref l'éducation à la sexualité devient de plus en plus irréalisable, ouvrant toute grande la voie à la pornographie.

En matière d'éveil du désir sexuel, l'accès à l'art érotique reste donc bien réservé à une "élite", tandis que les autres n'auront accès qu'aux images aliénantes produites en masse par la pornographie.

Si les classes dominantes se réservent de fait l'accès à la culture, et en particulier à la culture érotique, c'est bien parce que celle-ci recelle un fort potentiel subversif.
La culture érotique fourni les outils de la liberté sexuelle. Cette liberté est indissociable de la liberté de penser, de la liberté de juger par soi-même (et non en fonction des discours médiatiques, de la publicité, des marques...). Le désir sexuel, par son ancrage au plus profond de nous, est la source la plus solide du jugement, quand il n'est pas aliéné. La construction du désir sexuel permet aux autres désirs inscrits dans notre corps de devenir également sources d'un jugement indépendant des influences du marketing, c'est à dire avant tout fondé sur nos perceptions et nos émotions. La culture permet la construction d'un sujet désirant. Autrement les désirs de l'individu trouvent leur origines dans la publicité et plus généralement dans les valeurs véhiculées par l'idéologie dominante.

La reproduction de l'ordre social (la hiérarchie sociale) passe à la fois par la dévalorisation et la destruction des cultures populaires et par l'interdiction de l'accès des dominés à ce qui en subsiste, notamment en le dévalorisant à leurs propres yeux.

"C'est précisement parce-que les classes dominantes étaient conscientes, pleinement ou de manière subliminale, du potentiel révolutionnaire de la sexualité qu'elles ont insisté sur une éthique sexuelle puritaine voire manichéenne. En même temps elles ont conçu d'intelligentes gratifications de substitution, qui canalisent les énergies sexuelles vers des buts inoffensifs telles que les sports ou les divertissements populaires."
Herbert Marcuse in "Zur Kritik des Hedonismus".

Démocratie réelle maintenant : changeons de régime. Exigeons la constitution d'une Assemblée Constituante (signer la pétition et participer aux travaux préparatoires). "Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir : Assemblée Constituante et Conseil Constitutionnel doivent être TIRÉS AU SORT" (Le Plan C, lien vers le site d'Etienne Chouard).
L'instauration d'une véritable démocratie suppose l'abolition du processus électoral et du carriérisme politique, sources de corruption. Une vraie démocratie est nécessairement une démocratie directe (les citoyens adoptent les lois), les délégations de pouvoir (rédaction des textes - le droit doit être simplifié pour être lisible par tous et non contournable -, exécutif, justice) doivent être attribuées à des personnes tirées au sort, révocables à tout moment et devant rendre des comptes. Les mandats étant de courte durée et non renouvellables.

Pour changer radicalement, nous devons nous extraire de la pensée idéologique véhiculée par la novlangue : penser l'impensable, exiger l'impossible et porter l'imagination au pouvoir.

Attendre le grand soir ou déserter ?

réf : les films de Pierre Carle : Danger travail, 2002 et Volem rien foutre al païs, 2006 (avec S.Goxe, Coello), la BD de Gébé l'An 01.

Les uns rêvent de révolution tout en continuant à consommer, d'autres sortent du Système...

Le NPA : un Nouveau Parti Anticapitaliste ?
Cette initiative, émanant pour l'essentiel de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), parti d'extrême gauche en perte de vitesse, peut-elle apporter quoi que ce soit de neuf à la lutte contre le capitalisme et le néo-fascisme ?
Un constat : en France les partis politiques dits de gauche (Parti Communiste, Parti Socialiste, Verts) sont en pleine déliquescence. Faut-il s'en désoler ou au contraire s'en réjouir ? (Ces partis sont objectivement capitalistes, même ceux qui ne l'assument pas.)
"Parti anticapitaliste" : un nouvel oxymore :

  1. Un parti politique ne tire sa légitimité que des élections. Or le système électoral, tel que nous le connaissons, est l'un des outils qui soutendent l'illusion de la démocratie. Illusion qui fait partie de l'idéologie néo-libérale capitaliste. Par essence tout parti visant à se présenter aux élections cautionne et donc soutien l'idéologie capitaliste !
  2. Un mouvement dont l'anticapitalisme est la définition même (son identité) se pense donc avec les catégories de son ennemi : sa définition même signe sa défaite.
  3. Un mouvement qui se défini comme "anti" est une impasse puisque son existence est liée à ce qu'il combat : il ne propose aucune autre vision du monde, aucune utopie permettant d'imaginer d'autres rapports sociaux. De plus il n'a aucun intérêt à la disparition de ce qu'il combat : si le capitalisme disparaissait, le parti anti-capitaliste cesserait aussitôt d'exister (ses cadres ne seraient plus rien et ses militants désorientés) !

Ce positionnement est de fait typique de l'activité des partis d'extrême gauche en France depuis des décennies. Ces partis se positionnent dans la simple contestation mais ne proposent finalement rien d'autre que des aménagements du capitalisme. Ils ne proposent aucune rupture radicale car ils ne sont pas capable de les conceptualiser. Ces partis n'ont rien de révolutionnaire même s'ils se gargarisent de ce mot. Proposent-ils l'abolition du salariat ? Non. L'abolition de l'argent ? Non. Un changement de système politique ? Non.

"Ne renversons pas l'Etat, laissons le tomber !"
Denis Langlois, Slogans pour les prochaines révolutions, Seuil, 2008.

Le guignol du Système

Tout système a besoin d'un guignol qui par son coté sympa mais ridicule (et naturellement inoffensif) décrédibilise la critique de ce système.
"Travailleuses, Travailleurs..." ainsi commencent les interventions de notre guignol national (vous l'avez reconnue ?)

Apports de la psychologie sociale sur l'idéologie dominante

-Des éclairages sur ce qu'est une idéologie du point de vue psycho-social : des mécanismes de pensée biaisés.
-Des éclairages sur les modèles psycho-sociaux de la persuasion. La manipulation. Discours médiatique versus discours rationnel.
-Les 10 commandements de l'individualisme libéral (d'après Jean-Léon Beauvois).

Divers documents

-De nouveaux articles sur les communes A.A. parus dans la revue Sexpol.

Nous présentons ici quelques thèmes que nous envisageons de traiter ou de développer dans les mois à venir. Les textes ne sont pas finalisés et les références ne sont pas données.


Mouvement International pour une Ecologie Libidinale (M.I.E.L.) - www.ecologielibidinale.org - Dernière mise à jour le 31 janvier, 2012
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