Nous
présentons ici quelques thèmes que nous envisageons de traiter ou de développer
dans les mois à venir. Les textes ne sont pas finalisés et les références ne
sont pas données. Lorsqu'il est complété le texte est enlevé de cette page et
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Aujourd'hui il n'y a guère
qu'en France et aux U.S.A. (et peut-être dans certains pays d'Amérique
Latine) que la psychanalyse conserve une certaine importance. Dans
les autres pays elle reste totalement marginalisée. Ce fait est
la conséquence à la fois du rejet de la "découverte" centrale
de la psychanalyse : le fait que les enfants ont une sexualité(1),
ainsi que la conséquence du fait que la plupart des psychanalystes
ont détourné et stérilisé la pensée de Freud(2) et rendu celle de
Lacan hermétique(3). 1. Naturalisation et récupération des concepts freudiens L'erreur fondamentale des freudiens : la naturalisation des observations de Freud. Complexe d'Oedipe, envie du pénis, traumatisme de la scène primitive, période de latence... ne sont pas des processus fondamentaux de l'être humain mais des disfonctionnements observés dans une société sexuellement répressive. Comment certains concepts freudiens sont récupérés par la psychanalyse bourgeoise pour justifier des positions répressive en matière de sexualité (ex: la sublimation). En réalité les psychanalystes d'aujourd'hui n'ont qu'un mot à la bouche : "castration". Non pour la dénoncer mais pour en souligner la nécessité. "Castration" veut en effet dans leur bouche dire "principe de réalité", "renoncement à la toute puissance" de l'enfance. Il est hautement significatif que ce soit le mot de "castration" qu'ils utilisent pour dire cela. La sexualité infantile est la "découverte" la plus insupportable pour les individus atteint de peste émotionnelle. Les freudiens ont néanmoins rapidement réussit à rendre cela à peu près acceptable en stipulant que cette sexualité est purement d'ordre symbolique (complexe d'oedipe, envie du pénis et autres pulsions libidinales ne sont que des mouvements psychiques). Or c'est là trahir la pensée de Freud. Reich lui s'est intéressé sans ambiguité à la sexualité réelle de ses contemporains, affirmant pleinement l'existence d'une sexualité infantile réelle. C'est pourquoi il est encore aujourd'hui un auteur maudit par tous les "penseurs" orthodoxes et académiques. 2. La répression de la sexualité et ses effets sur le psychisme et sur le système politique Freud a décrit les effets pervers de la répression sexuelle et son utilisation à des fins de domination des individus par le système social capitaliste. Mais ces aspects de son oeuvre ne sont pas enseignés. Les freudiens véhiculent une version édulcorée et politiquement correcte de Freud. C'est cette version (cf. §1) qui a été popularisée dans la culture générale. Alors même que l'oeuvre de Freud recèle un potentiel subversif et même révolutionnaire. C'est sur cette voie ouverte par Freud que Reich s'est lancé et qu'il a approfondie. Il y a bien plus de proximité entre les théories de Reich et de Freud, qu'entre la pensée de Freud et ce qu'ont en fait les freudiens. Ce n'est pas parce que les bourgeois se sont approprié la psychanalyse qu'il faut pour autant la rejeter. Nier les apports de la psychanalyse serait dangereux et se priver de ses concepts ce serait se priver d'outils indispensables. Les chercheurs et militants radicaux doivent d'urgence se réapproprier la psychanalyse. Notes : (1) Il existe cependant un courant psychanalytique qui met totalement de coté la sexualité, processus central de toute vie humaine. C'est la voie développée par Carl Gustav Jung qui, s'étant fâché avec Freud, à développé par opposition à la "psychanalyse juive" une conception faisant la part belle aux mythes "aryens" et n'a pas hésité à venir (de Suisse) s'installer en Allemagne pour diriger la société de psychanalyse allemande pendant la première moitié (1933-1939) du règne Hitlérien. (2) Comme d'ailleurs les marxistes vulgaires ont stérilisé la pensée de Marx. Faisant de ce qui était une démarche scientifique créatrice une idéologie : le "marxisme". Conscient de cette dérive Marx lui-même a dit : "Je ne suis pas marxiste" ! (3) Glissons sur le fait, qu'en France, la psychanalyse est divisée en un grand nombre de chapelles qui se tirent dans les pattes (sectarisme). Les Lacaniens pour leur part s'expriment dans un jargon compréhensible des seuls initiés, ce qui, au mieux, rend leurs travaux inutiles (ce qui n'est pas rendu compréhensible par les gens est politiquement inutile pour le peuple et ne profite qu'aux "experts" de la technocratie) et au pire masque la possible vacuité de leurs analyses, et de toutes façon contribue au rejet de la psychanalyse. Bibliographie : Lire le texte éclairant de Jean-Marie Brohm : Encore une fois : la lutte contre la répression sexuelle (paru dans la revue Mortibus n°3) sur le caractère révolutionnaire des idées de Freud. Freud, Reich, Marcuse, Castoriadis, Horkheimer, Adorno, Ernst Bloch et aussi Fraenkel, Dadoun... |
D'après Dany-Robert
Dufour. Incapacité de donner du sens, incapacité à construire une
société. Ouvre la voie au totalitarisme (Cf. H.Arendt.) |
De la sublimation répressive (Freud) à la désublimation répressive (Marcuse, Adorno). Les perversions sexuelles : définies comme déviances par rapport à la norme hétérosexuelle-monogame fondée sur une vieille idée puritaine jamais enterrée : sexe=reproduction. La femme se libère, les jupes (et les culottes) raccourcissent ... et au fur et à mesure l'épilation progresse remplaçant le vêtement qui dissimulaient les parties érotiques (les poils). De nos jours il devient de plus en plus difficile pour les jeunes femmes de porter une jupe. De nos jours il est valorisé de se montrer comme "sexuellement libéré". On ne peut donc plus guère assumer (ni aux yeux des autres ni à ses propres yeux) un quelconque dégout du sexe. Or ce dégout perdure pourtant, il s'est déplacé sur le poil : "le poil c'est sale". En effet nous avons mis en évidence le caractère sexuel du poil (lien vers été sans épilation §sexe). D'ailleurs les enfants le disent directement : "le sexe c'est dégoutant", car ils intériorisent la répression sexuelle bien avant d'intérioriser la norme "il est bien de se montrer comme étant sexuellement libéré". Cette norme biaise d'ailleurs les réponses aux enquêtes sur la sexualité (critique de l'enquête nationale française 2008 (lien) qui ne tient pas compte de cet élément). Et l'on glisse vers une sexualité désexualisée (cf. la pub, le porno). Voir aussi notre analyse de la pornographie. |
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La question de la prostitution est de celles sur laquelle les mouvements féministes s'entre-déchirent. (Entre les abolitionnistes et les autres). Pour nous la question est ailleurs. C'est celle du besoin de la
prostitution. C'est-à-dire celle de l'insatisfaction et de
la frustration sexuelle dans notre société à
la fois pornographique et répressive. |
Ses fonctions vitales, ses interdits. On se touche très peu dans nos sociétés (les poignées de main et
bises ça ne compte pas car c'est ritualisé). Aujourd'hui de nombreux parents se trouvent culpabilisés dans leur désir, naturel, de caresser leur enfant par le spectre de la pédophilie agité de façon irrationnelle par les médias. Voir aussi les faits divers. Les études interculturelles ont montré que les enfants qui sont portés régulièrement par leurs parents (par opposition à l'usage du landeau) sont plus précoces dans leur développement moteur (aprennent plus vite à marcher). L'intérêt du bercement a été également démontré, alors même que les berceaux ont disparus de nos contrées. Les enfants qui sont plus touchés acquièrent plus rapidement le schéma corporel, tandis que ceux qui ne le sont pas assez auront moins de chance d'arriver à s'orienter avec facilité dans l'espace, même une fois parvenus à l'age adulte. Tout ceci est bien d'autres choses dans ce livre très instructif
sur le sujet (il est encore édité) : Montagu, Ashley, La
peau et le toucher, Seuil, 1979. (en lire quelques
extraits.) Et complété par Field, Tiffany, Les
bienfaits du toucher, Payot, 2003. |
Dans les instants qui suivent l'accouchement, l'enfant, s'il a
été déposé sur le ventre de la mère,
rampe instinctivement vers un sein. Le premier lait produit à
ce moment (le collostrum) est très chargé en immunoglobulines
: son ingestion est très importante pour le développement
de l'immunité du bébé (sa future résistance
aux maladies en dépend). Le recul de l'allaitement dans notre société est
lié à deux facteurs. Tout d'abord, au XIXème
siècle et dans la première moitiée du XXème,
l'influence de la "pédagogie noire" et de la pudibonderie
(élever ses enfants à la dure, l'interdit du toucher
et de la tendresse) qui se perpetue au XXème siècle
sous couvert de doctes conseils médicaux qui prétendaient
qu'il fallait rompre prématurément le lien attachant
la mère et l'enfant. Il faudra attendre les années
1960-70 pour que la raison revienne quelque peu. |
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Contre la dérive vers une médecine purement médicamenteuse,
subordonnée à l'industrie pharmaceutique (y compris dans la prise
en charge des "maladies mentales"). |
(2 liens depuis néo-fascisme, lien depuis dieuxdustade) -Le sport pour vidanger l'énergie sexuelle de la jeunesse (citation
de Coubertin) "Il y a une chose que - même si elle était
considérée comme essentielle - aucun mouvement étudiant
ou révolte urbaine ou mouvement de contestation global ou
quoi que ce soit ne pourra jamais faire : occuper un terrain de
football un dimanche. L'idée même en paraît ironique
et absurde ; essayez de le dire en public et les gens riront de
vous. Proposez le sérieusement et vous serez mis au ban comme
provocateur. [...] une attaque sur un terrain de sport conduirait
certainement au massacre des assaillants, sans discrimination, boucherie
complète réalisée par des citoyens respectables
révoltés par l'outrage." "C'est précisement parce-que les classes dominantes
étaient conscientes, pleinement ou de manière subliminale,
du potentiel révolutionnaire de la sexualité qu'elles
ont insisté sur une éthique sexuelle puritaine voire
manichéenne. En même temps elles ont conçu d'intelligentes
gratifications de substitution, qui canalisent les énergies
sexuelles vers des buts inoffensifs telles que les sports ou les
divertissements populaires." Le sport tire ses origines dans les casernes de l'antiquité (entraînement guerrier). Ses valeurs principales - compétition, performance - sont parfaitement en phase avec l'idéologie capitaliste. Le sport moderne est aussi à mettre en rapport avec l'exercice d'un travail non physique. Aussi commence-t-il dans les classes dominantes au XIXème siècle. La pratique sportive contemporaine s'inscrit aussi dans une logique de modelage du corps (en lien avec l'artificialisation du corps). Il convient de distinguer le sport et l'exercice physique, ce dernier pouvant se définir comme une activité physique hors de toute logique marchande. Lire aussi "Football et
psychologie de masse" de Fabien Ollier et la revue de critique
radicale Quel
sport ? Lire aussi Sport et esthétique nazie aujourd'hui (à propos du calendrier Les dieux du stade). Lire aussi Sport et sexualité : le stade de la programmation, article de Fabien Ollier dans la revue Mortibus n°3 Biblio : Jean-Marie Brohm, Fabien Ollier, Patrick Vassort. Liste
d'ouvrages de sciences humaines traitant du sport. |
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(lien depuis révisionnisme ; depuis FAQ#critères de progressisme) L'historique : révisionnisme et pudibonderie(réf H.P.Duerr, Nudité et pudeur, le mythe du processus de civilisation) La nudité est un tabou depuis la fin du Moyen-Age (XIIIème
siècle, début de l'inquisition ?). Elle l'a été
tout particulièrement au XIXème siècle
(qui voit le triomphe de la pudibonderie bourgeoise). Mai 1968 n'a
pas réussi à briser l'étau pudibond, à
peine à le dessérer ! Au début du XXème est apparu le mouvement
dit "naturiste", avec des justifications hygiènistes
(se soigner par l'exposition au soleil : héliothérapie).
Naturellement toute sexualité en est bannie. Les normes prohibent
même de se toucher quand on est nu. Il faut toutefois mettre à part l'éphemère mouvement naturiste libertaire qui voyait dans la dénudation un geste révolutionnaire (réf E.Armand + liens). Naturisme ou nudisme ?Aujourd'hui le nudisme se pratique de deux façons bien distinctintes :- le nudisme encadré (institutionnel = en France il faut
même payer une taxe à la fédération nationale
pour pouvoir le pratiquer !) et légal, se pratique dans des
camps entourés de hauts murs (où l'on paye pour s'y
installer), à l'abri des regard du monde extérieur.
(Cet enfermement est du à l'illégalité de la
nudité mais favorise aussi le commerce.) Les comportements
y sont très codifiés (normalisés) et toute
manifestation sensuelle y est prohibée. Les adeptes se désignent
par le terme de "naturistes", alors même qu'il n'y
a chez eux rien de naturel (et surtout pas la pilosité qui
se doit - pudibonderie oblige - d'être taillée au cordeau
sinon totalement éliminée (de plus en plus). En effet
épilation = vêtement symbolique (réf J.D. Urbain
: Sur la plage).
- le nudisme "sauvage", s'est toujours pratiqué (il n'a pas attendu le mouvement "naturiste" pour exister). Il est illégal, donc nécessite de se cacher, de trouver des endroits isolés. Il ne s'embarasse de normes répressives. Ici chacun est libre de faire ce qu'il veut. Ce nudisme est évidemment beaucoup plus "naturel" que le nudisme parqué dans des camps.
Cf. aussi la discussion concernant le naturisme et l'épilation sur notre forum. Légalité, intolérance et revendications L'association pour la promotion du naturisme en liberté
(APNEL)
revendique le droit de vivre nu. Mais il s'agit d'une revendication
restrictive car s'appuyant sur le fait de considérér
la nudité comme non sexuelle. Une société véritablement
libre doit accepter que les gens puissent se livrer à toute
activité sexuelle (non violente) en tout lieu. Les enfants
ne sont choqués par la sexualité qu'à partir
du moment où ils ont intériorisé la répression
sexuelle. Seuls les pudibons sont choqués : ils sont atteint
de la peste émotionnelle,
une pathologie à soigner. Faut-il restreindre des libertés
fondamentales au prétexte que des malades prétendent
qu'on leur manquerait de respect ? Dans ce cas les femmes devraient
toutes sortir en Burqa car sinon elles manquent de respect aux intégristes.
Et il devrait être interdit de se toucher en public (c'est
du reste le cas au Maroc : un homme et une femme ne peuvent se promener
main dans la main - à moins de produire un certificat de
mariage au policier qui ne manquera pas de les interpeller !). Lire
sur Wikipedia La loi : le nouveau code pénal (date 1993 ?) abandonne le
concept de "outrage à la pudeur" au profit de "exhibition
sexuelle" (article 222-32 (lien légifrance)). Et toute
nudité est toujours considérée comme telle
! (une circulaire précise néanmoins de ne pas appliquer
l'article dans les lieux où la nudité est explicitement
autorisée (c'est à dire les lieux naturistes, pour
la plupart commerciaux - cf. plus haut "nudisme encadré").
(Plus de précisions sur le site juridique naturisme
et droit) En définitive, la nudité n'est tolérée
que dans la mesure ou elle s'inscrit dans un rapport marchand, permettant
de générer du profit. Autre exemple où le mot "respect" vient masquer
l'intolérance (voir la langue du l'idéologie néo-libérale
: la LQR) : |
-Un peu d'humour.
-L'invasion des clones de poupées Barbies® : siliconées, botoxées,
épilées, peintes, désodorisées, décérébrées... -"Laisser parler vos odeurs corporelles". Halte à la désorisation qui supprime la communication émotionnelle et sexuelle. |
Notre société, vivant sous le régime de l'idéologie de l'individualisme libéral, se caractérise par des cohortes de dominés voulant sauver la face (paraître libres). Jusqu'où sont-ils dupes de leur état de dominés ? Les malades, en proie à la peste émotionnelle, haïssent du plus profond de leur être les hommes véritablement libres. Cette haine ne provient-elle pas aussi d'une conscience confuse de leur propre état de soumission et de médiocrité ? Le névrosé cherche à se libérer de ses entraves, le pestiféré au contraire aimerait réduire tout le monde à son propre état. réf : |
Si beaucoup de militants rejettent tout ce qui commence par "psy" ce n'est pas toujours pour de bonnes raisons. Certes il y a des psychanalystes bourgeois et des "psycho-flics". Il ne faut pas pour autant se priver des outils et connaissances de la psychologie. Les tenants de l'ordre dominant on su en tirer parti - y compris en favorisant une recherche scientifique et un enseignement souvent marqué par l'idéologie dominante -, ceux qui s'y opposent ne peuvent en faire l'économie sans se retrouver en infériorité. Mais le problème de bien des militants c'est qu'ils ne sont pas au clair avec les raisons pour lesquelles ils militent. Beaucoup de militants se lancent dans le combat politique pour résoudre leurs problèmes psychiques, sans en avoir conscience. Or il serait plus sain que le combat politique soit mené par des gens qui ont au préalable résolus l'essentiel de leurs problèmes ou au moins qui en soient conscient de façon à éviter d'agir de façon irrationnelle. Bien des conflits au seins des organisations sont liés à des luttes de pouvoir ou des relations viciées par des pulsions inconscientes. De plus le souci de l'image sociale, très général chez l'individu
des "démocraties" libérales, est un frein très important
à l'action politique. La peur de perdre la face entraîne le conformisme
et les compromissions. En effet il empêche de s'élever contre les
positions consensuelles (normatives) au sein du groupe militant
de peur d'être perçu comme déviant, de donner une mauvaise image
de soi. |
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