Témoignages pour le poil et contre l'épilation

Voici les témoignages reçus à propos de notre engagement contre l'ESB [L'Epilation sous les bras] ou à l'occasion de l'évènement annuel organisé conjointement par le MIEL et le MP1PM : l'été sans épilation.

(Les passages en gras sont soulignés par nous.)

1. Le témoignage de Cécile

(reçu par email le 23 mai 2005)

J'ai lu avec intérêt votre page sur le non sens qu'est l'épilation, dont je pratique l'abstention depuis quelques temps déjà... Je trouve intéressante votre analyse politique et ce que vous défendez. j'aimerais réagir sur deux ou trois petites choses :

La première, c'est que les hommes réagissent en général très bien à un corps féminin non épilé. Je pense que les hommes, qui ont souvent légèrement moins souffert que les femmes de la répression sexuelle (en tous cas, ceux dont j'ai croisé le chemin), savent écouter leurs désirs et entendre leur corps qui leur dit qu'un corps féminin non épilé est très sensuel. En revanche je trouve le regard des femmes beaucoup plus blessant, et parmi mes amis, c'est les femmes seulement qui n'arrivent pas à comprendre qu'on puisse ne pas s'épiler. Il y a un long travail de décolonisation des esprits à faire...

La seconde chose, et pour compléter votre galerie photo, est que j'ai eu le plaisir de voir l'exposition des croquis érotiques de Klimt au musée Maillol, et, oui, toutes les femmes dont on voit les aisselles sont parées d'une merveilleuse et délicate toison. et croyez-moi,  les croquis sont très fins et sensuels, et on est loin de l'image de la femme moche, mi-femme mi-singe, qui pue qui pète que le merchandizing de l'épilation a associé à la "femme-qui-ne-s'épile-pas".

Une dernière chose concerne le sang menstruel, qui me semble être un autre élément de la soumission de la femme "moderne" au système commercial puisque aujourd'hui encore, elle reste persuadée que son sang est "impur" et qu'il faut utiliser des tampons bien blancs (bourrés de chlore et de dioxines) ou des serviettes hygiéniques parfumées (une catastrophe environnementale) pour recueillir le précieux fluide. Dans les rayons des supermarchés, ou règne l'illusion du choix, aucune alternative écologique n'est proposée. Pas de keeper (ou diva cup), ni d'éponges naturelles ni de serviettes jetables. Comme si les femmes avaient commencé à être propres en même temps que la naissance de M. Tampax. Beaucoup de choses pourraient être dites sur justement cette notion de "propreté", qui justifie qu'on salisse les mers et les montagnes pour éviter d'entrer en contact avec... son propre sang.

Merci encore pour votre page, c'est bien de sentir qu'on n'est pas la(le) seul(e) a arborer fièrement ses poils contre vents et marrées.

2. Le témoignage de Irène, 35ans, de Lausanne

(reçu par email le 17 juin 2005)

Je suis très contente de lire votre appel et de retrouver certaines des raisons pour lesquelles je ne m'épile pas (et c'est sûr qu'on se sent seule dans nos contrées).

[...] beaucoup des arguments (écologiques, et ceux de la pression sociale notamment) sont tout à fait transposables à la question des poils des jambes... C'est peut-être encore plus dur à assumer, et encore davantage considéré comme inesthétique.

3. Le témoignage de Marie

(posté en réaction à notre communiqué sur bellaciao.org le 20 juin 2005)

Ces poils ! La géographie féminine de la pilosité autorisée est bien étrange...
Le cheveu, qui après tout est aussi du poil, est emblème de féminité, et a droit à l’abondance.
Le sourcil évoque la virilité, et devra être fortement restreint par une fort douloureuse ablation.
Le cil est de nouveau un poil de bon aloi, qui non seulement peut mais doit foisonner autour des yeux féminins.
Ne parlons pas de moustache ou de barbe, nous n’y aurons droit qu’après la ménopause, qui pourrait espérons-le être également une épilo-pause. Mais j’en doute.
Descendons. Les aisselles ont été traitées par l’article. Pas de "pue la sueur" chez les femmes, c’est réservé au mâle docker.
Plus bas encore, le pubis a droit à un traitement assez variable. Néanmoins la luxuriance est souvent appréciée, même si le look femme nubile en fait frissonner plus d’un.
Finissons sur les jambes, que ne doit déparer aucun duvet.

Ou se niche le choix personnel dans tout ça ? C’est une sorte de terrorisme qui s’attaque au territoire corporel féminin, obligeant à suivre les consignes de marketing, sous peine de passer pour sale.
Je sais, je l’ai expérimenté ; arrivant non épilée dans le sud de la France, j’ai eu droit à de nombreuses remarques (après tout, si ton mec le supporte...). Au début, je m’étonnais de voir ces jambes de poulet plumé, et à force, ce sont mes jambes qui m’ont insupportée. De plus, travailler non épilée dans un hosto, c’est carrément pas possible...
Signé : Marie, une victime du terrorisme anti-poil

4. Le témoignage de Ioulie, 50ans, du Canada

(posté sur le forum "le bien-être au quotidien" de onpeutlefaire.com le 22 Juin 2005
on peut y suivre un fil de discussion dans le sujet "Arrêter de s'épiler")

Moi, je me suis teint le cheveux une seule fois, pour savoir, il y a 4 ans... j'en ai 50... et j'ai pas aimé ça! Ça brûle, ça pique et ça pue!
Mais ça m'a fait comprendre le côté ludique de la chose, j'ai apprécié voir ma tête autrement pour quelques mois... et je suis revenue au naturel, avec plaisir, avec mes cheveux gris qui me rappellent que même si je ne sens pas mon âge, je l'ai, et le vécu avec... C'est moi et pas quelqu'un d'autre. Et c'est moi et pas quelqu'un d'autre que les gens rencontrent... ou évitent... comme ça, pas d'erreur!

Mes cheveux, longs et fournis, sont aussi souples qu'à 20 ans, ils ne sont pas cassants ni fourchus, il ont des reflets qui appartiennent à tous les cheveux sains, et je m'abstiens aussi de contribuer à l'industrie des cosmétiques, biens artificiels nuisibles, polluants, et tests sur les animaux, ... à 50 ans, ça me fait un look d'enfer... et d'ailleurs il paraît que j'ai l'air d'avoir 40 ans...

L'épilation aussi, j'ai pratiqué avec modération. Je me suis adaptée pendant un court laps de temps à un milieu professionnel. Je supervisais des chantiers en aménagements paysagers, alors, si en plus d'être une femme, j'avais été une femme poilue... c'était déjà assez difficile comme ça... seulement l'été, l'épilais jambes et aisselles, avec les étés courts qu'on a par ici, ça me suffisait!

Il y a des hommes, des hommes intéressants, qui savent reconnaître une femme qui respecte le corps que Mère Nature lui a prêté... et croyez-moi, le sexe n'y perd rien!
[...]
Personne n'a encore parlé des poils sur les seins? Alors je vais le faire. Sujet tabou ou bien est-ce que ça existe seulement au Québec ? Personnellement, je peux pas m'empêcher de voir l'enlèvement de ces poils, laser, ou pinces à épiler, peu importe, comme une espèce d'auto-mutilation. Brrr! Ça me donne des frissons dans le dos.
... S'il y a un problème avec ça, il est dans la tête de la fille ou du gars et mis en présence de l'évidence, dans le feu de l'action!!! on s'arrête pas à ces détails. J'ai connu plus de femmes que d'hommes qui avaient un problème, ou un complexe avec ça. En tout cas, ceux qui s'y arrêtent, c'est bien dommage pour eux... c'est comme refuser le plat principal parce que le napperon est pas de la bonne couleur!!!

Les femmes se sont épilées depuis la nuit des temps... il est grand temps qu'elles en sortent! à la lumière les filles, parce que c'est dans la tête et dans l'esprit que ça libère... les pub et slogans en vogue, à l'américaine, et je suppose que l'on vous en sert des pareils en France, c'est du genre "rehaussez votre nature"..."devenez celle que vous êtes"... "soyez encore plus naturelle"... sans autre commentaire de ma part!

5. Une anecdote rapportée par Johann, 37 ans, de Paris

(verbalement le 23 juin 2005)

J'assistais il y a quelques mois à une projection d'un film de Marcel Hanoun "Cela s'appelle l'amour" de 1989.
Dans la salle il y avait une classe de collégiens. Dans le film on voit une répétition de Roméo et Juliette et à un moment la jeune actrice qui joue Juliette s'allonge au sol exhibant sa pilosité axillaire en gros plan. A ce moment une des collégiennes s'exclame à haute voix "Ahhh [ton de dégoût], ils n'avaient pas rasoirs à l'époque ?".
J'ai failli lui répondre : "à l'époque ils/elles ne s'étaient pas encore fait bourrer le crâne comme toi ma pauvre chérie !"

6. Le témoignage de Odile, 39ans, de Rouen

(reçu par email le 24 juin 2005)

J'ai 39 ans, je ne me suis jamais épilée sous les bras, tout simplement parce que je tiens à mes poils (au moment de la puberté, j'en surveillais la pousse avec autant d'impatience que celle de mes seins). Seulement depuis quelques années, la pratique de l'ESB [Epilation Sous les Bras, NDLR] s'est généralisée. Il y a bien longtemps que je n'ai pas vu une femme de moins de 50 ans non épilée. (Le moteur de cette généralisation ? la pub évidemment.) Du coup, ce que je considérais comme un choix personnel sans enjeu particulier a perdu son caractère anodin : impossible aujourd'hui d'ignorer le regard de l'autre (surtout des femmes, d'ailleurs, comme Cécile l'a souligné). Bref, une aisselle féminine non épilée relève aujourd'hui de la déviance. Et ce qu'on éprouve spontanément quand on se sent déviant, c'est une sorte de honte ; alors on évite les débardeurs, par exemple. Le plus facile, c'est encore de s'épiler, en considérant qu'en fin de compte, ça n'a pas d'importance. Mais je n'ai pas pu accepter cela. Du coup, cette norme m'est apparue comme une limitation inacceptable de ma liberté ; et me mettre en débardeur est  devenu un acte politique, un acte militant. De toutes façons, les femmes n'ont pas le choix : on remarque les aisselles non épilées, et on en infère inévitablement un certain nombre de choses sur leur propriétaire : elle se néglige, ou : elle n'est pas au courant de ce qui se fait. L'affichage militant de ses aisselles permet de court-circuiter ces attributions spontanées : il faut montrer que la non épilation est un acte délibéré. Ne pas s'épiler, c'est inévitablement refuser de s'épiler, à défaut de quoi on le vit mal (alors que l'épilation n'est pas vécue comme une acceptation - en fait, une soumission). Le combat contre l'ESB est donc bien un combat politique : il met en évidence le fait que les contraintes normatives générées notamment par la publicité sont des atteintes à la liberté, atteintes qui nous touchent jusque dans notre rapport à notre corps.

7. Le témoignage de Anne

(reçu par email le 24 juin 2005)

C'est un copain qui m'a envoyé le lien vers votre site parce que je lui ai fait part d'un extrait du spectacle que j'ai monté avec la Compagnie toulousaine les Cyranoïaques.
C'est un spectacle théâtral et musical sur le thème des vacances. Pour cette création , on a brassé pendant des semaines toutes sortes de sources, livres, romans, études, poèmes, chansons, publicités, clichés et points de vue divers.

Évidemment, nous avons été sensibles durant ces recherches à la posture du corps durant ces fameuses "vacances". Et l'épilation, entre autres soucis corporels entièrement formatés par le culturel variant à travers les âges, nous a fourni un beau morceau...
Ainsi, armée de ma guitare et du "Sea, Sex & Sun" de Gainsbourg, je dis un texte sur la dictature actuelle de l'épilation (extrait de l'oeuvre de l'anthropologue Jean-Didier Urbain, qui s'est fait une spécialité de l'observation du phénomène des vacances).

On joue ce spectacle depuis peu, mais je vous témoigne que le public féminin est hilare, voire reconnaissant de pouvoir entendre de tels propos et de pouvoir en rire.

Si ça vous intéresse, on passe au Festival Off d'Avignon cette année...
VACANCES - Cie Les Cyranoïaques
du 8 au 27 juillet 2005 tous les jours à 14 h
Théâtre de la Condition des Soies
(près de la Place des Carmes, voir le catalogue du Off)

Anne
(femme qui s'épile parce qu'elle trouve ça plus joli, mais entièrement d'accord avec vous malgré tout ! L'humain, y compris féminin, restant fort complexe et contradictoire !)

8. Le témoignage de Christophe, de Paris

(verbalement le 24 juin 2005)

Depuis peu de temps je pratique le massage Californien (massage nu avec de l'huile) et dernièrement j'ai massé les jambes d'une femme et cela m'a piqué ! C'est là que j'ai pris conscience du dégât qu'induit le rasage. Des jambes qui ont des poils naturels (je masse aussi des hommes) ne transmettent pas de sensations désagréables. Quel gâchis ! Arrêtez le massacre les filles !

9. Le témoignage de Mag

(posté en réaction à notre communiqué sur Indymedia Marseille le 24 juin 2005)

enfin en France!
enfin une journée contre l'épilation! et en France!
en Suède les filles de tous les ages sont très très nombreuses a ne pas s'épiler, et les garçons ne s'en plaignent pas du tout. ils trouvent cela totalement normal et naturel. je n'ai jamais été une pointilleuse du poil, et depuis quelques mois même je m'affirme comme naturelle, je ne m'épile plus, et cela n'a gêné aucun de mes amants!!
alors les filles jetez vos rasoirs, n'ayez pas honte, en plus j'économise de l'argent et je ne perds plus ce temps fou à m'épiler. je transpire beaucoup moins, et la peau de mes jambes est bien moins sèche!! bref c'est tout bénéf'.

10. Le témoignage de Jn

(reçu par email le 19 juillet 2005)

Pour votre galerie des anonymes, me voici lors d'un déménagement.
J'ai "la chance", dans le contexte sociétal  dans lequel nous vivons d'être peu "poilue", donc pas vraiment de soucis aux jambes ...En ce qui concerne les aines, ce souci ne se pose qu'en maillot de bain, je vous conseille par expérience le "naturisme" qui outre vous ôter tout souci de ce côté là, est une expérience à ne pas ignorer. Quant à ma pilosité
axillaire, bien entretenue (comme les cheveux d'ailleurs), personne n'en a jamais paru choqué....Je ne suis donc pas militante (encore que...), mais pratique avant tout : l'épilation du maillot est une corvée douloureuse sur le moment, irritante à la longue, preneuse de temps, trop répétitive, et onéreuse. Il est pourtant vrai qu'il est impossible de porter un string de bain avec des "moustaches de colonel", donc comme je l'ai écrit plus haut j'ai contourné le problème par la nudité au bain... Et en plus pas de maillot qui colle ! J'avoue tailler parfois mes aisselles sans jamais les raser (ça repousse tout le temps !), mais n'en fais-je pas autant de mes cheveux ? Et puis savez-vous chères consoeurs que beaucoup de messieurs n'ont jamais aimé jouer à la poupée ?

11. Le témoignage de Nathalie, 40 ans, de Paris

(reçu par email le 02 septembre 2005)

[...] Vous parlez de résister à la mode, à l'image de femmes imposée par les magazines, là je peux vous suivre, mais vous ne parlez pas des moustaches de femmes par exemple, et des mentons poilus, ( même si dans les témoignages certaines y font référence) qui sont (dixit) toléré chez la vieille femme n'ayant plus « d'utilité » puisqu'elle ne séduit ni n'enfante plus. Les poils ne sont que l'arbre qui cache la forêt, malheureusement. Les tabous sexuels existent encore bel et bien et il n'est pas si facile de les combattre et de les contrer, ce seront encore les femmes qui en souffriront [...].
Vouloir éduquer pour résister aux stéréotypes oui, mais encore faut-il le faire intelligemment. Parce qu'il n'est pas si évident de résister aux contraintes de l'apparence, surtout pour les femmes, auxquelles la société impose de n'être surtout pas des hommes. Quant à moi, j'ai de la chance ceux qui m'aiment, mon mari, mes enfants, mes amis m'aiment avec ou sans mes poils, selon mon envie, et le temps que j'ai à consacrer à mon physique. (pas beaucoup.) Alors avec poil ou à poil ?

12. Le témoignage de Sophie, 21ans

(reçu par email le 09 septembre 2005)

L'épilation commet des dégâts irréversibles. J'ai 21 ans et je me sens déjà comme une ancienne combattante. Mon corps est foutu. J'ai honte du mal que je me suis causé. Je suis d'accord avec votre interprétation: l'épilation est une amputation car c'est ainsi que je le ressentais déjà avant de voir votre site. En effet, on se coupe les poils: nous viendrait-il à l'idée de se couper les bras?Je me sens mal. Je frôle le suicide. Existe-il des moyens naturels pour "réparer" les dégâts de l'épilation et des décolorations à la crème Andina ou tout du moins pour les atténuer? J'ai l'impression d'être aliénée par un problème sans importance (rien que des petits poils, dans le fond) mais la femme doit toujours se confronter à des problèmes de ce genre. Il y a aussi une aliénation de son propre regard par la tension médiatique et je ne me pardonnerai jamais d'y avoir cédé à un moment donné. Ce qu'on fait ou pas dans la vie dépend souvent du hasard. Il aurait fallu peu de chose pour que je ne commence pas. Mais j'ai toujours été seule face au tabou et à la pression médiatique. J'ai quand même été stupide. Certains hommes ont beau dire qu'ils acceptent les femmes comme elles sont, ils ne font rien pour nous mettre à l'aise ou bien d'autres nous détruisent complètement. Pourquoi ne pas s'adresser aussi aux hommes dans les tracts que vous avez fait.
J'ai hâte de me libérer pour commencer (ou recommencer) à vivre, mais sans savoir si je réussirai. Je vais diffuser vos tracts dans mon quartier.

13. Le témoignage de S., 43 ans

(reçu par email le 12 octobre 2005)

Je suis un homme de 43 ans et adorateur du poil féminin, où qu'il pousse et quelque soit son abondance. J'ignore d'où ce goût me vient, mais je l'ai depuis si longtemps qu'il est devenu un critère érotique décisif que je ne cache surtout pas, au contraire, puisque j'ai fait et continue de faire du prosélytisme en faveur du poil féminin.
Je suis parvenu à convaincre plusieurs femmes de renoncer au moins provisoirement à l'épilation. L'une d'elle, rencontrée via le Net, se disait très brune et avouait sa phobie des poils. De mon côté, je lui suggérais d'essayer de se laisser pousser au moins les poils des aisselles et de juger ensuite. Lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois, à Paris, sur les marches du Palais Garnier, elle m'a fait la divine surprise de venir en robe mi-mollet, et ses jambes n'avaient plus été rasées depuis des semaines. J'étais aux anges. De son côté, elle apprenait sous mon regard à se sentir belle et surtout désirable (l'odeur de ses aisselles, la sensualité particulière qui se dégageait de son corps velu). L'argument qui l'avait convaincue était le suivant : "Tu es belle non pas malgré, mais grâce à tes poils." Je lui avais demandé si elle conserverait sa pilosité si nous nous séparions. Sa réponse : "Peut-être pas partout, mais sous les bras, oui : j'aime l'odeur." Elle n'était pas excessivement poilue du pubis, mais sa toison débordait et coulait le long des cuisses. Je trouvais ça inouï de beauté.
Notre relation a duré près de trois ans.

Cet été, j'ai quitté la Belgique pour le Québec où je me suis marié avec une femme naturelle, très belle, très élégante, qui souffrait de ne pouvoir être elle-même, d'être sans cesse raillée pour sa pilosité. L'été, elle se rase les cuisses, le bas des jambes et aussi les aisselles, contrainte par son travail. C'est pour elle une tyrannie. Fin août, elle renonce au rasoir, et c'est une véritable libération. Elle peut enfin paraître nue devant un homme et recevoir autre chose que des moqueries. Je la trouve terriblement belle et sexy, irrésistible, précisément grâce à ses poils. Elle n'en revient pas encore et souvent me demande si vraiment j'aime ça. Je n'aime pas : j'adore. Ses jambes, poilues, sont douces sous la paume, et entre ses fesses pousse une charmante garniture que je ne me lasse pas d'admirer... Son rêve : pouvoir se libérer de l'épilation estivale obligatoire.

Il ne s'agit pas de contraindre les femmes à renoncer à l'épilation. Celle-ci devrait être un choix esthétique, comme pour les hommes qui décident de porter ou non la moustache ou la barbe. Or, peu de femmes choisissent. Elles subissent le diktat de la mode, du bourrage de crâne des marchands de cosmétiques (commerce très lucratif) et des instituts de "beauté". Une femme qui choisirait de demeurer au naturel et de ne pas s'en cacher
prendrait le risque d'être ostracisée. Ce n'est pas agréable. Donc elle préfère suivre le mouvement et n'être qu'une image.

Une ex-compagne à moi me disait un jour, alors que je parlais de la pilosité féminine : "Oh ! toi et tes poils !" Et moi : "Ben, si j'aime ça." Elle : "Oui, mais l'image de la femme ?" Et moi de rétorquer : "Justement ! Les images, moi, je me contente de les regarder. Je n'y touche pas. Je demande à une femme de ressembler à une femme, pas à une image fabriquée de toutes pièces et soumise à la dictature de prétendus mâles. Or, que tu le veuilles ou non, une femme, c'est poilu - naturellement."

La pilosité chez une femme est un indice de sa maturité sexuelle. Le refus du poil chez la femme est donc un déni de sa maturité sexuelle, c'est comme lui intimer de rester une petite fille.

L'idée de poils va de pair avec celle de négligence, de saleté.
Trouve-t-on qu'une aisselle velue d'homme est sale ? Non. Alors pourquoi le serait-elle chez une femme ? On peut se raser les aisselles et ne se doucher que tous les trois jours ; on peut arborer une aisselle velue et être très soigneuse. Cette idée de négligence provient, je crois, du fait que les rares femmes velues que l'on rencontre sont de vieilles pochardes, des demeurées mentales ou des hommasses. C'est parce qu'elles sont pochardes, demeurées mentales ou hommasses qu'elles se moquent du rasoir. Ce n'est pas la pilosité qui les rend ainsi. Il suffirait qu'une femme jeune, belle, élégante, et célèbre, fasse l'éloge et la démonstration de sa pilosité naturelle pour lancer un mouvement, voire une mode, et alors on verrait les midinettes arborer fièrement leurs jambes et leurs aisselles velues, se promener en maillot l'été en exhibant la "moustache du colonel" (on appelle ainsi les poils qui débordent du pubis sur la zone inguinale), voire cette magnifique et rare chose que les anglo-saxons nomment "treasure trail" (les poils qui montent du pubis jusqu'au nombril).

Je soutiens à fond votre initiative contre l'épilation féminine.

14. Le témoignage de Zoé

(reçu par email le 24 octobre 2005)

Ça fait maintenant quelques temps que je pense à ne plus m'épiler (auparavant je m'épilais sans y penser (au rasoir en plus)). Je n'ai toujours pas oser franchir le pas mais je trouve de moins en moins de raisons de le faire. Si ce n'est la pression sociale (je sais ce n'est pas une bonne raison!) Je ne m'épile qu'à certaines occasions (quand je vais à la piscine et l'été avec plus ou moins de régularité) Mes ami(e)s savent que je suis plutôt hostile à ce type de pratique, cela les fait plutôt rire et ils me prennent pour une originale, certaines réagissent même avec condescendance. D'autre sont écoeurées...
Ne pas s'épiler est devenu une lutte et elle est d'autant plus dure à mener qu'elle se fait en désaccord avec ses proches. Il m'est d'ailleurs arrivée une anecdote lors d'une soirée qui mérite d'être raconté. J'étais assise sur un canapé avec des amis et qqn a remarqué que je portais de très grandes chaussettes (elles vont jusqu'aux genoux), je réponds que c'est très pratique contre le froid et qu'en plus cela cache mes poils... Peu après (d'autres personnes étaient arrivées entre temps), nous commençons à jouer à élixir: c'est un jeu de rôle qui consiste à lancer des sorts
aux autres. Qqn me jette un sort me demandant d'enlever un habit élégamment (ma chaussette, bien sûr!), tout ceux qui étaient au courant se mettent à rire, moi j'hésite, il y a des personnes qui ne me connaissent pas... Finalement j'explique mon cas, un gars pousse un "beurkkk" horrifié en s'éloignant de moi. Je finis par enlever ma chaussette discrètement et non élégamment comme demandé et tout le monde (moi compris) passent à autre chose, rassuré de n'avoir rien eu de tel à voir!
Tout ça pour dire que nous sommes complètement soumis à cette pratique barbare et inutile qu'est l'épilation et qu'il est très difficile (à moins d'une grande confiance en soi) de résister. Pour ma part, je ne sais pas si j'arriverai à résister...
Voilà, je voulais juste donner mon avis et vous féliciter pour votre résistance.

15. Le témoignage de Vincent, 18 ans, de Paris

(reçu par email le 03 novembre 2005)

Lorsque j'étais adolescent ce qui ne remonte pas à très longtemps je me souviens d'un cours de piscine dans lequel il y avait cette demoiselle de 15ans qui manifestement ne s'était jamais épilé et semblait bien dans sa peau. J'ai entendu quelques remarques de mes camarades de l'époque de l'ordre de "Hé vous avez vu elle ne se rase pas sous les bras!". Très vite ces remarques entre garçons sont devenues des moqueries adressées devant la fille en question. Certes il s'agissait de gamineries :"les rasoirs ça existe sapin de noël tu es poilue comme un homme". Au cours de piscine suivant la demoiselle était épilée, et me semblait beaucoup moins bien dans sa peau qu'elle ne l'était.
Je trouve ça triste que dès l'adolescence les garçons comme les filles soient embrigadés dans ce moule qui veut qu'on adhère à ce que la société juge esthétiquement correct... et l'ennui c'est que cela continue à l'âge adulte.

16. Le témoignage de Sophie

(reçu par email le 19 novembre 2005)

Epilation et féminisme

Je viens de voir les témoignages contre l'épilation. Je suis contente que je ne suis pas la seule ! Pas mal boycotte cet idée issue du marketing. Effectivement, on ne vera jamais sur une affiche publicitaire ou à la TV une femme qui ose ne pas s'épiler. Pourtant, c'est la nature. Pourtant, beacoup de femmes réagissent par le dégout lorsqu'elles savent qu'une femme ne s'épile pas. Et pourquoi pas ? Beacoup d'homme d'ailleurs préferent le naturel. En ce qui me concerne, mon mec me préfère nature et j'en suis bien contente. D'ailleurs je crois que je ne pourrais pas vivre avec quelqu'un qui m'impose ca. D'ailleurs, je remarque que peu d'hommes imposent à la femme de s'épiler. C'est bien souvent la femme qui s'épile d'elle meme.

C'est pareil pour les taches ménagères... C'est bien souvent la femme qui s'impose dans la cuisine, et dans les taches ménagères, sans meme que le conjoint le demande. tout se joue au début d'une relation, et les habitudes s'instaurent vite. C'est normal. C'est pourquoi, il ne faut pas se sentir obliger de faire telle ou telle tache parce que l'on pense que c'est à nous de le faire ! Et pourquoi ca serait à nous ? Bref, chez moi, c'est l'égalité totale. Et si après les femmes se plaigent, elles ont raison, mais elle aurait jamais dûes s'imposer dans telles corvées au début. Je ne vais tout de meme pas leur reprocher ca, mais qu'elle le sache à l'avenir. J'ai lu le livre de Elena gianini Belotti "Du coté des petites filles", livres très intéressant, expliquant que le sexisme est dû à la façon qu'une mere éduque ca fille. Elle lui transmet le sentiment d'infériorité des les premières phases de l'éducation. Et de la part l'acceptation de la soumission de la femme. Elle se sent obligée de faire la cuisine et les taches ménagères étant adultes puisqu'elle a joué à la dinette quand elle était petite. Elle aime meme ca à force. Moi, j'aime pas ca et je trouve que les taches de la maison doivent etre effectuées par les résidents. Quoi de plus normal? Tout le monde salit, donc tout le monde lave.

En ce qui concerne l'épilation, j'ai toujours été naturel et je le reste. Cependant je succombe à la pression sociale de temps en temps, lorsque les vetements me l'imposent. Mais je ne le fais pas tout le temps. Cet été, je l'ai passé loin de chez moi, chez des amis. Je voulais acheter quelque chose pour m'épiler, mais je ne trouvais pas dans les magasins. Je suis donc resté naturelle, c'est à dire non épilée, alors que je portais des jupes. Parfois, les amis regardais discrètement mes jambes, un peu surpris. Mais rien, aucun commentaires. et heureusement ! Y'avait pas intéret !

Un jour, j'étais sur la plage avec mon frere, et il m'a dit tu pense pas à t'épiler? Et moi j'ai dit je le ferais quand tu le feras ! C'est vrai, mince ! Et une fois, lorsque j'avais une douzaine d'années, une copine m'a dit, "ta mère n'a jamais pensé à s'épiler ?" elle était en jupe et à travers ses colants, effectivement la pilosité se voyait abondamment. Et moi, j'étais sidérée. Comme elle ose ! Aujourd'hui, je suis toujours en contact avec cette copine, elle est en 5e année de médecine. (Je me sens obligée de le dire car tout le monde sait que ce n'est pas la meme chose quand ca vient d'une médecin que d'une caissière. Malheureusement, c'est la société qui l'impose).
Tout ca pour dire que l'épilation, ca doit etre qu'occasionnel et il ne faut aucunement se sentir obligée de faire quoi que ce soit les filles !

PS : Attention aux débuts dans vos relations de couple ! Tout se joue là !

17. Le témoignage de Sandie, 25 ans, de Lille

(reçu par email le 25 juin 2006)

parlons poils,
il y a 3 jours je me suis épilée : sous les bras, pour voir... aïe et souffrance, je ne me suis plus sentie moi même, c'est horrible, vivement que ça repousse. J'aime ma touffe charmante en débardeur, maillot de bain et à poil. Pas une militante du poil mais je trouve ça bien plus joli et sain.

18. Le témoignage de Olivia

(reçu par email le 08 octobre 2006)

en Afrique on ne s'épile pas. Personne ne se soucie de ces détails. Mais quand je suis arrivée en France, les regards condescendants appuyés méprisants m'ont vite fait prendre un rasoir. Aujourd'hui j'ai l'air d'un poulet mal déplumé, j'ai la peau sèche mais je suis dans une sorte d'engrenage.

19. Le témoignage de Frédéric, 37 ans

(reçu par email le 16 octobre 2006)

Je suis un homme de 37 ans, et j'ai le grand bonheur d'avoir une femme de rêve! En tout cas moi, elle m'a toujours fait rêver, je la désire très fréquemment, parce qu'elle est belle avec ses poils. Dès notre rencontre, j'ai remarqué son duvet assez prononcé mais pas disgracieux sur sa lèvre supérieure. Cela a été à l'époque un détail de grande séduction pour moi. Elle pratique l'épilation des dessous de bras l'été, et l'hiver pour mon plaisir et sa tranquillité, elle ne les épile plus. Comme nous avons des étés courts, cela fait neuf bons mois de bonheur sans épilation. Ses petits orteils dodus portent de petits poils blonds très agréables et excitants. L'hiver toujours, elle ne rase pas ses cuisses, et je suis aux anges! J'ai remarqué, avec le temps, que son dos se couvrait d'un fin duvet blond, que j'adore caresser. Son petit menton parfois laisse pousser un petit poil qu'elle laisse délibérément lors de nos retrouvailles, car elle sait que cela me plaît énormément! Le must est arrivé il y a deux jours, j'ai remarqué deux jolis poils qui poussaient sur ses seins, un au-dessus du nombril, et je lui en ai parlé par la suite avec des termes non blessants, et lui ai demandé de ne pas les enlever, car ils me plaisent beaucoup. Pour un homme, c'est très excitant de faire l'amour avec une femme sans tabous, qui elle aussi aime faire l'amour, libérée des visions idiotes de la société de consommation, et donc NATURELLE. C'est entièrement vrai qu'un homme trouve la femme poilue excitante, désirable, car elle est mature, quel que soit son âge. Je le ressens ainsi, le poil rend la femme adulte et désirable. La femme poilue n'est pas un homme, ni une lesbienne. La femme poilue est une femme de caractère, qui sait ce qu'elle veut, un brin dominatrice (ce qui plaît aux hommes).Toutefois, pour que la femme soit tranquille, je lui recommande d'épiler les mollets, car une femme en jupe est tellement merveilleuse ! ( Elle peut mettre un joli pantacourt). Et puis, le fait de cacher certaines choses les rends encore plus désirables! On a pas besoin d'exhiber constamment ses poils, le principal est que les conjoints le sachent, laissant ainsi monter le rêve, le fantasme, et le désir...

Un homme qui aime la Femme NATURELLE

20. Le témoignage de tite_Lau

(posté sur le forum "le bien-être au quotidien" de onpeutlefaire.com le 22 décembre 2006
on peut y suivre un fil de discussion dans le sujet "Arrêter de s'épiler")

Je l'avoue, je m'épile juste par pression sociale également... Vous ne pouvez pas imaginer à quel point ça me gonfle d'être obligé de faire la chasse aux poils... car plus je les enlève, plus y en a !
Surtout que j'ai un côté espagnol assez développé..

Par contre je n'ai pratiquement rien (léger) sur les aisselles.. mais je me rappelle une fois, je devais avoir 14-15 ans, j'avais tout juste un poil et ma soeur m'a fait une remarque très désagréable... no comment ! Et puis j'ai un duvet sur les cuisses que je ne veux pas enlever car sinon ça serait l'enfer ! On m'a déjà fait une remarque désagréable (c'était un gars cette fois, de surcroit très poilu)

A vrai dire ce qui m'énerve c'est pourquoi on doit s'épiler et pas les hommes ? Je trouve leur poils encore plus moches que les notres ! Mais je trouve ça normal comme je le trouverai chez une femme si on m'en empechait pas...

Une fois j'étais au Maroc, les femmes sont voilées et très couverte, et un soir on était au resto, une musulmane s'est baissé et on a vu un peu de poils au bas des jambes, et bien ma soeur, le copain à ma mère et sa fille ont été très choqué "bah on dirait un homme, c'est crade, c'est moche"... j'ai essayé de leur dire que ce qui leur paraissait "anormal" pouvait être "normal" pour cette culture. Je leur ai dit que tout ça n'était qu'un conditionnement culturel.

Par exemple, à Cuba, les filles ne sont pas épilées et sont en jupes, cela avait choqué ma mère et son copain...

Imaginez, peut être qu'ailleurs, voir un homme poilu choquerai autant qu'une femme poilu... mais nous un homme poilu ne nous choque pas... en fait c'est que du conditionnement !

Enfin, j'avoue qu'en été, je continuerai à m'épiler car je n'ai pas envie d'avoir une pression en plus (déjà que je suis végétarienne a tendance vgl, écolo...) Je sais d'avance que je serai très dénigré, même de la part de mes proches... (déjà que mon père m'a dit que ça l'étonnerait pas si j'étais lesbienne tout ça parce que je lui ai dit que je ne supportait pas le sexisme)

21. Le témoignage de Catherine, 24 ans, de Montréal (Québec)

(reçu par email le 27 décembre 2006)

Je suis une femme de 24 ans, brune avec une pilosité normale, qui paraît abondante si on compare avec les autres femmes actuellement qui s'épilent. Je me suis épilée une fois les jambes dans ma vie, à 17 ans, avec un arracheur de poil électrique, pour voir ce qu'était l'épilation, et pour que les autres arrêtent de me dire que je ne connaîtrais jamais : le bonheur d'être épilé! 

En fait je ne vois pas le bonheur vu que les gens qui m'appréciaient avec mon poil n'étaient pas contents de me voir épilée (de me voir renoncer à mes convictions) et que la masse des gens superficiels ne m'intéresse pas. Bon, c'est vrai qu'ils vous regardent de travers dans la rue et que c'est blessant. Surtout quand on se voit comme une sauvegarde de ce qu'est la féminité.

À voir toutes ces femmes qui se maquillent, qui s'épilent, qui se font des traitements au laser, à l'électrolyse, je suis plutôt peiné. Peiné de les entendre me trouver courageuse mais faire l'inverse de moi. En vérité, on est seule lorsque l'on ne s'épile pas parce qu'on choisit de ne pas se conformer au mode de vie occidental. Mais on est pas les seules à être seules car il y a aussi le racisme, le sexisme, l'homophobie mais le fait d'être rejetée parce qu'on ne s'épile pas est considéré beaucoup moins grave même si on est exclu par encore plus de monde en réalité.
Les gens considère que c'est une exclusion volontaire. Si on veut être avec les autres, il suffit de se conformer! Je ne cherche même plus la compréhension, je profite juste de ma liberté en ne m'épilant pas.
On peut dire que la question de l'épilation n'en est pas une de vie ou de mort mais c'en est une d'exclusion sociale et de violence.

J'ai vécu tant d'anecdotes que je ne saurais laquelle partager avec vous.
Le concept général c'est que je refuse de me laisser contrôler pas les autres et leurs idées restreintes. Aucune femme n'est obligé de s'épiler. Bien sûr les autres essaient de vous le faire croire mais ce n'est pas vrai, résistez.
Ma mère un jour m'a coupé le poil en dessous des bras de force, j'avais 12 ans. Une autre mère, ailleurs, était probablement en train d'exciser sa fille au même moment. Les adultes ne sont pas plus sain d'esprit parce qu'ils ont vécu plus longtemps. Ils ont été obligé de bien des choses par les adultes et en ont sur le coeur, surtout les femmes. 

J'ai toujours porté des culottes courtes et des chandails pas de manches, même à l'école secondaire en éducation physique. Donc, je me suis toujours fait regarder croche et encore aujourd'hui, même par ma mère!
Je remarque les femmes qui sont systématiquement rasés dans les films. J'aime tout de même le cinéma mais je ne m'identifie pas. Je suis moi. Par chance que j'ai trouvé quelques hommes dans ma vie qui m'ont aimé avec mes poils. L'important pour moi est d'être moi-même, quitte à être seule. Mais si avec un comité d'action comme le vôtre on peut faire progresser les mentalités je serai contente d'être moins seule...

(complément reçu par email le 21 mars 2007)

[...] j'ai été [...] occupé à participer sur le forum, comme vous m'aviez invité à le faire. J'y ai rencontré des gens qui m'acceptent et qui ont envie de faire valoir des valeurs semblables aux miennes, merci beaucoup d'avoir  créé ce site, il change ma vie (c'est sans exagération).

22. Le témoignage de Mikhail, de Bulgarie

(reçu par email le 22 février 2007. Traduit de l'anglais)

En Bulgarie, avant les années 90 les femmes ne rasaient que les jambes. A cette époque la société approuvait les femmes pileuses.
Mais ensuite avec la "démocratie" est arrivée le style américain, style répugnant, consistant à raser le corps des femmes. Aujourd'hui un grand nombre de femmes bulgares le font. Je pense que ce style (le rasage) humilie les femmes dans leur essence d'être humain.
L'épilation des femmes est l'une des influences négatives que nous avons reçues de l'Ouest.
Ici chez nous il y a overdose de publicités pour l'épilation.
Je vous félicite !

23. Le témoignage de Lucie

(reçu par email le 12 mars 2007)

Bonjour et félicitation pour votre prise de position contre l'épilation : il est toujours plus difficile d'aller à contre-courant que de se laisser porter.

Il est souvent dit d'une femme qui ne s'épile pas qu'elle se néglige. Dans mon cas, ce serait plutôt l'inverse, c'est à force d'écouter mon corps, et notamment ma peau, que j'ai cessé de m'épiler les jambes. J'avais remarqué que, quelque soit la méthode d'épilation (rasoir,cire, épilateur électrique, pince à épiler), ma peau n'était jamais lisse, car les irritations, poils incarnés, rougeurs et autre désquamation la rendaient rugueuse. Qui plus est, elle était même beaucoup moins douce au toucher et beaucoup moins jolie à regarder qu'avec des poils naturels. J'ai donc fait preuve de bon sens en arrêtant d'épiler mes mollets.

Pour ce qui est des aisselles, j'ai eu beaucoup moins de mal à laisser mes poils vivre leur vie car je trouve ça très érotique. Qui plus est, j'ai arrêté les déodorants chimiques du commerce (rassurez-vous, j'utilise la pierre d'alun pour empêcher la prolifération bactérienne à l'origine des "mauvaises" odeurs) et je suis ravie que mes aisselles puissent ainsi garder tout leur arôme naturel.

Je ne me fais pas non plus le maillot, mais comme je ne suis pas une fanatique des plages bondées l'été, je n'ai pas de problème. Et si l'envie me venait de revêtir un maillot de bain, je choisirais un shorty plutôt qu'un tanga ou un string et comme ça je serais tranquille, pas avec ma conscience (qui de toute façon est largement en paix en ce qui concerne ma pilosité), mais avec le regard de mes voisins de plage.

J'ai également un léger duvet au dessus de ma lèvre supérieure et je ne le décolore ni ne l'épile (rien que l'idée fait frémir...). Le plus souvent, personne ne me fait de remarque à ce sujet, mais ça arrive... Le reste du temps je suis perçue comme une belle plante très féminine et plutôt sophistiquée (ce qui est un comble pour la minimaliste anti-maquillage, anti-brushing, anti-bijou que je suis). Je pense que l'acceptation de ma féminité et la confiante sérénité qui en découle font beaucoup plus pour imposer aux autres l'impression que je suis sophistiquée, qu'une séance de torture dans une position grotesque chez l'esthéticienne. Comme quoi, il faut assumer ses choix.

Mon seul problème, provient du fait que mon ami serait plutôt anti-poil (pas pour lui, non il tient trop à sa virilité, mais pour moi qui ne correspond pas aux critères de féminité que véhiculent les médias). Quand il m'a demandé de m'épiler les aisselles et que j'ai vivement répondu quelque chose comme "ça va pas la tête" ou "jamais de la vie", j'ai bien vu sa mine déconfite et je continue à la voir assez régulièrement. J'ai du mal à admettre qu'il puisse ne pas m'aimer naturelle et ça me peine beaucoup. Alors quand on dit que la pression vient le plus souvent des femmes, je veux bien le croire, mais dans mon cas, ce sont surtout les hommes et leurs remarques (parfois plus que désobligeantes) qui m'ont le plus blessée.

C'est pourquoi j'apprécie d'autant mieux des romans comme la Quatrième main de John Irving (un américain d'aujourd'hui !) dans lesquels le narrateur trouve charmant la petite moustache de son aimée et se révolte à l'idée qu'on puisse l'épiler à la cire, comme le suggère une de ses collègues. Que Zola ait été pro-poil c'est bien gentil, mais ça n'a pas beaucoup d'influence sur l'homme moderne. Alors merci John Irving et merci à tous les hommes de ce forums qui soutiennent les femmes qui ne veulent pas s'épiler.

24. Le témoignage de Bertrand, 49 ans, du Béarn

(reçu par email le 29 avril 2007)

bravo pour votre lutte contre le conformisme et le bourrage de crâne de la pub!
en + le logo avec les alvéoles de rûche est vraiment top..

pour ce qui est de l'épilation des aisselles, je serais ravi qu'un mouvement de retour au naturel se fasse, et que de + en + de femmes renoncent à se massacrer la peau pour...quoi au juste ?
bien sûr que beaucoup d'hommes préfèrent les femmes avec poils, majoritairement elles s'imposent le rasage par conditionnement, ce n'est pas si loin à mon avis de l'auto-entretien par les femmes en Afrique de cette sale coutume de l'excision du clitoris...
en ce qui me concerne je ne serais pas loin de penser qu'on sait presque tout d'une femme selon qu'elle s'épile volontairement ou non! la moitié environ de mes copines ont eu du poil sous les bras et j'ai toujours trouvé ça très sexy, quant à l'autre moitié j'ai essayé de les convaincre de changer souvent avec succès
c'est vrai qu'en France on semble un peu coincé là-dessus (le sexe) par rapport aux pays nordiques, mais la palme revient aux Américaines en matière
de bimbos rasées jusqu'à l'os et qui donnent le mauvais exemple aux gamines, rendons donc grâce aux courageuses qui se sont rebellées, même
temporairement, comme Drew Barrymore, Madonna ou la merveilleuse Jodie Foster...
et puis vos photos (sur site + indiqués) sont vraiment pas mal, esthétiques et glamour, alors continuez et si un forum se tient par chez moi je viendrai!

25. Le témoignage de Louise, 22 ans, des Ardennes

(reçu par email le 22 mai 2007)

Je suis tout à fait d'accord avec vous que l'on vit dans un monde ou l'on prône l'hygiène absolument tout ça pour une histoire de fric et pour rentrer dans des
moules. Perso : je me rase les aisselles quand je sais que je serais en débardeur, les jambes idem si je vais a la piscine sinon je me rase pas mais le fait de raser les
jambes néanmoins je me sens contrainte de le faire tout ça parce qu'on vit dans un monde de moules. Par contre le sexe je me le rase pas , je coupe un peu mes poils pour éviter qu'ils se collent entre eux mais c'est tout. De plus ça gratte et comme je suis très fragile au niveau de mon sexe vaut mieux pas.

Si c'était que les poils ! Il n'y a pas que ça : le fait qu'il faut se laver tout les jours sinon on est considéré comme sale est complétement absurde car chaque personne transpire différemment car nous n'avons pas le même corps. Les hommes sentent plus que les femmes, un homme sans poil je trouve pas ça viril du tout. Les
poils surtout pour les hommes qui en ont plus que nous sont très excitant.

26. Le témoignage de Isabelle, 37 ans

(reçu par email le 25 mai 2007)

C'est avec grand intérêt que j'ai découvert votre site après avoir vu le magazine de la santé sur France 5 ce jour. Il est vrai qu'il est tentant de laisser la nature telle qu'elle est. 
Pourtant, je me permet de faire une remarque sur cet engagement d'"un été sans poil". En effet, il est souvent question des aisselles (comme le montre les photos anonymes sur votre site). Hors, il s'agit d'un endroit du corps qui n'est pas visible à tout moment (épilé ou pas); il faut avoir les bras en l'air pour dévoiler cette zone et cela n'arrive pas fréquemment.

Je voudrais parler de la zone pubienne c'est-à-dire celle qui s'étend sur le haut des cuisses et vers le nombril et parler aussi de la zone présente entre les cuisses et derrière celles-ci. Je suis "malheureusement" (décalage par rapport à la "norme actuelle") plutôt poilue. Je présente une pilosité développée jusqu'au nombril, largement sur l'aine, derrière les cuisses et, je l'avoue, autour des mamelons.
Autant dire que me présenter tel quel en maillot de bain est difficile. Bien que je m'accepte mieux depuis quelques années (j'ai actuellement 37 ans), je ne me vois pas m'exhiber ainsi. Je m'épile donc depuis des années. Rasoir manuel ou électrique pour les demi-jambes et cires tièdes pour le reste du corps pour lequel j'ai investi dans un appareil à cire à domicile depuis des années (le coût étant exorbitant en institut quand on doit y aller aussi régulièrement que moi). Évidemment, en attendant que les poils soient assez long pour la cire (environ 3 à 6 mm), je suis quelque peu hirsute durant quelques jours. Et c'est assez gênant. J'ai beau regarder à la piscine ou sur la plage les rares fois que je m'y rend, je n'ai jamais vu de femmes qui semblent présenter cette même anomalie. En effet, quand on s'épile, cela se voit. La peau est parsemée de petites taches rouges correspondant à l'endroit des poils arrachés. Alors je me sens parfois très seule à vivre cet handicap.
Cela me gênerait moins de me montrer "à poil" si la nature ne m'avait dotée d'un tel système pileux.

Ce serait sympa de votre part de me donner votre avis. Car j'aimerais au fond de moi pouvoir être naturelle avec ma pilosité si je ne me sentais pas aussi isolée.

27. Le témoignage de Yves, 48 ans

(reçu par email le 18 août 2007)

Bj'r, je suis un homme de 48a marié à une femme "poilue"comme ISABELLE et qui s'épile malgré moi !!!

C'est incroyable comme les médias influencent les gens, et je trouve que les femmes sont encore plus mauvaises entre elles quand la norme n'est pas respectée. Je veux dire que j'ai entendu plusieurs fois des réflexions de femmes critiquant l'une d'entre elle parce qu'elle ne s'épile pas les aisselles ou le maillot. C'est incroyable !!
J'habite le sud ouest et avec mon épouse nous allons l'été sur les plages, il m'est souvent arrivé de voir des femmes ou des jeunes filles en maillot avec des poils aux aines et sur les cuisses ou qq fois remontant au nombril, quand il y a bcp de monde, les gens ne font pas attention à ces détails. On est dans une société libre, et on ne va pas s'occuper de ce que fait son voisin.

28. Le témoignage de Mélanie, 19ans, de Avignon

(reçu par email le 26 août 2007)

Quel plaisir de visiter votre site. J'en crois pas mes yeux de lire tous ces témoignages contre l'épilation, me voila moins seule !!!

Je dois avouer que j'attendais l'arrivée de mes poils avec beaucoup d'impatience. Enfin les voilà. Et pas qu'un peu. Hormis les jambes, cuisses, bras, aisselles et maillot, il y'en a sur les seins, le ventre … Étant brune, je vous laisse imaginer !!!

Oui mais aussitôt il faut les enlever, les cacher. Je me souviens encore dans la cours de récréation, on scruté les jambes, et combien de "bahhh t'as même pas encore tes poils ?" et plus tard "bahhh tu te rase même pas"… j'en revenais pas. Alors bien sûr, on suit la tendance, et on y va à fond avec son p'tit rasoir. Quand c'est fini, j'ai l'impression qu'il me manque un truc mais bon … au moins plus de moqueries. J'en reçois déjà assez à propos de mon physique, mon poids, mes dents… bref !!!

Oui mais voilà, moi je suis une fille de la campagne comme on dit. Je n'aime pas la mode. Non je suis une vrai p'tite écolo et fière de l'être (je fais d'ailleurs mes études dans l'environnement). Malgré tout ce qu'on me reproche, je m'en fiche, j'ai décidé (oui mais c'est dur !!!) de ne plus les écouter et de vivre MA vie !!!

Tout ça pour dire que je suis fière de ne plus m'être rasé les jambes depuis quelques semaines. Concernant le maillot, je ne l'ai jamais fait. Et les aisselles, je suis une personne qui transpire énormément donc pour l'été je me rase. Mais quel plaisir de voir ses jambes poilues !!! Bon maintenant, j'attend de voir les réactions de l'entourage… repas de famille dans pas longtemps alors on verra bien !!!

Merci à toutes et tous pour ce que vous dites. Ça me rassure énormément de savoir que c'est normal de vouloir revenir naturelle. Arrêtons de vouloir se torturer inutilement. J'espère juste trouver un homme qui pensera la même chose que moi.

29. Le témoignage de Francis

(reçu par email le 07 novembre 2007)

Je suis moi aussi contre l'épilation sous les bras. Malheureusement je connais qu'une personne dans mon entourage qui ne s'épile pas et qui a de belles touffes de poils sous les bras et sans complexe, j'ai beaucoup d'admiration pour elle et pour son courage envers les autres femmes. J'en ai aperçu une cet été en vacances mais pas plus. Je ne comprend pas cette acharnement à aller contre la nature.
Merci pour votre combat peut etre qu'un jour verrons nous plus d'aisselles et de pubis nature mais devant une telle mane financiere (salon d'épilation rasoirs crème etc...) j'ai bien peur. Le pire dans tout cela est que les ados voire les enfants n'ont strictement pas leur mot à dire tu te rase sous les bras pour faire joli pire aussi pour faire propre !!!!!!!!!!!!!!!!!!

30. Le témoignage de Virginie, 22 ans, de l'Ardèche

(reçu par email le 07 novembre 2007)

Mes poils ont toujours été un problème pour moi puisqu' apparament, j'avais déjà du duvet sur les épaules à ma naissance !
On s'est souvent moqué de ma moustache (bien que ça ne soit qu'un duvet) mais j'ai toujours gardé conscience que s'il n'y avait pas eu le regard des autres et donc de la société, j'aurai trouvé ça très beau et tout à fait naturel...

Aujourd'hui j'en ai vraiment ras le bol de m'épiler sans cesse et d'avoir honte de ma nature. Je suis heureuse d'avoir rencontré votre site, j'espère pouvoir y puiser suffisament de force pour trouver le courage de m'affirmer telle que je suis, qu'importe les railleries.
Alors un grand merci pour votre combat, je suis de tout coeur avec vous.

31. Le témoignage de Jean-François, de Vanves

(reçu par email le 02 mars 2008)

J'ai remarqué dans ma propre vie que les rapports me furent plus doux, plus tendres, plus harmonieux, plus humain avec les femmes qui ne s'épilaient pas qu'avec celles qui l'étaient et étaient, elles, plus dans des relations de performances et de compétition. Simple coïncidence peut-être...

32. Le témoignage de Daniel, 50 ans, de Montréal

(reçu par email le 11 mars 2008)

Je me rends compte que je ne suis pas seul qui aime la pilosité féminine.
J’ai rencontré une vendeuse style hippy dans une belle robe à mi-jambe et, que ne fut pas ma joie de voir ses jambes poilues, mieux que ça, quand elle à étirer ses bras dans les airs pour prendre un objet, j’ai fais WOW! Une belle grande touffe épaisse sous les bras.
Mon membre s’est redressé au garde à vous, puis je l’ai regardé droit dans les yeux avec un beau grand sourire et, je lui ai fait un clin d’œil, elle
m’a regardé discrètement en me souriant. Elle avait dans la vingtaine et moi 50 ans. Si je n’avais pas été accompagné de ma conjointe, je ne sais pas si je n’aurai pas tenté le diable.
J’en ai glissé un mot à ma femme et quelques moi plus tard, au début de l’automne elle à laissé sa toison poussé. Mais comme nous avons encore 3 jeunes enfants à la maison, elle à coupé trop vite ses poils. J’attends que les enfants partent de la maison (dans environ 10 ans) pour lui demandé de cessez de se rasé.
Je fantasme continuellement de faire l’amour à une femme poilue. Je trouve ça tellement sensuel et sexuel.

33. Le témoignage de Fabrice

(reçu par email le 20 mars 2008)

J'ai eu l'occasion de voir votre site ainsi que d'autre publication comme sur youtube si je ne m'abuse.
Je suis tout à fait en phase avec votre opinion sur les poils chez une femme.
Ma femme sait que j'aprécie qu'elle ne se rase pas, elle laisse ses aisselles au naturel en hiver souvent d'ailleurs.
En dehors de cela je suis militant moi même à ma manière au travers de la peinture.
Sur mon blog vous pouvez voir un peu mon travail : http://onhair.blogspot.com

Voilà, je me suis dit que cela pourrait vous intéresser comme témoignage/action en faveur des poils.
Continuez ainsi, merci de ce que vous faites.

34. Le témoignage d'Albert

(reçu par email le 04 avril 2008)

Je vais vous surprendre un peu car je suis assez âgé ce qui ne m'empêche pas d'admirer encore et peu être plus que jamais la beauté féminine.

Tous d'abord je vais faire un témoignage personnel sur mes premiers désirs il y a pas mal de temps hélas !
Ce n'est pas la vue des belles poitrines (cachées) ni de celle des fesses bien rondes qui ont provoqué mes premiers émois mais les poils apercus sous les bras féminins m'ont plus que troublé ou bien surtout je n'oublie pas ce souvenir de 2 ou 3 poils dépassant le maillot d'une jolie femme, à la plage qui m'ont beaucoup fascinés. Que de trouble pour un garçon de 16 ans qui n'a pas encore touché une fille.

Personnellement je me considère comme sexuellement classique. La toison féminine est très excitante naturellement , sans qu'on n'ait rien appris par ailleurs sur la question.
Si la nature l'a donnée , ce n'est pas sans raison. C'est un joli décor du corps féminin , ce bouquet cachant encore les organes avant que la main ne les caresse et les découvre. Dans un couple qui vieillit , cette toison naturelle contribuera à maintenir plus longtemps les désirs et donc a une influence sur la stabilités du couple !
De plus, les baisers intimes sont très excitants, même avec des poils dans la bouche ; les odeurs féminines naturelles donc sans parfums, ce qui n'exclut pas la
propreté (1) , sont aussi très aphrodisiaques. Que de personnes l'ignorent !

Je considère que les hommes qui préfèrent l'épilation sont en général immatures, ils semblent attirés par l'aspect petite fille, peut être certains sont ils à la limite de la pédophilie. J'ai déploré, sans en souffrir personellement , la stupide mode qui est peut entre en train de disparaître par un juste retour des choses. J'ai eu la chance de ne jamais m'être trouvé en situation de commencer l'amour avec... une femme qui apparait épilée.

Le commerce honteux et stupide des épilatoires divers est coupable de la situation actuelle. Que de problèmes par ailleurs ont les femmes pour s'épiler !
Ainsi que toutes ces applications sur la peau de toutes ces crèmes souvent plus nuisibles qu'utiles.

Dans un monde ou on marche beaucoup sur la tete, l'épilation est un épi phénomène parmi d'autres.
Voila, je ne m'étends pas davantage et je vous félicite pour votre site.

(1) en d'autres temps... Henri IV , qui était un connaisseur, demandait à sa maitresse Gabrielle d'Estrées de ne pas se laver quelques jours avant une retrouvaille à Montceaux.

35. Le témoignage de Alice

(Un parmi des dizaines que vous pouvez retrouver sur le forum du MIEL. Posté le 17 avril 2008)

J'ai 33 ans. Je suis naturiste depuis 5 ans. Depuis quelques années, mon mari a insisté pour que je laisse mon pubis au naturel. Il a trouvé les arguments pour me convaincre :
- tout d'abord le coté naturel, laisser son corps tel que la nature l'a créé.
- le coté cache sexe. La vulve est cachée, ce qui donne l'impression de ne pas être "exposée" (quand j'ai commencé le naturisme, j'ai eu du mal à être nue devant tous).
- ça plaisait à mon mari
- plus de douleurs d'épilation, plus de prise de tête à savoir si je suis épilée.
- ça ne pique plus mon mari
- le coté sensuel lors des rapports sexuels. Il s'agit de sensations inconnues des épilées, tellement agréables (lors de l'acte avec des déplacements latéraux du compagnon)
Je ne comprends pas comment j'ai pu faire autrement...

36. Le témoignage de Isabel, d'origine portugaise

(reçu par email le 17 avril 2008)

J'essaye à ma façon d'aider ma fille à accepter son corps. C'est vraiment une très jolie fille, et qui ne souffre pas du tout d'hirsutisme ni de problème hormonal quelconque. Pour la rassurer nous avons fait faire bien sûr tous les examens imaginables. Mais le problème vient de toutes ces histoires qui se racontent en France sur les
"portugaises poilues". Je crois aussi que la présence de la communauté nord africaine, où l'épilation chez les femmes est une tradition, apporte aussi des regards nouveaux des garçons et des filles plus ouverts à la mixité culturelle que les adultes.
Mais ma gamine n'est pas un cas isolé! toutes ses amies, même les plus blondes ont commencé à se raser partout dès l'âge de 10 ou 11 ans.
C'est pour moi une très grande tristesse que de voir ma môme. Cela ne fait que 2 ans qu'elle consent à montrer ses bras !!!
Chaque fois que je le peux j'aborde le problème de la "dictature des anti poils"... d'autant que je travaille et écris souvent sur l'interculturel et la préhension du corps dans l'acceptation de l'altérité.
[...] Le cabinet de kiné où je vais travaille en partenariat avec des dermatos, gynécos et sexologues. Une des pathologies qu'ils soignent est le vaginisme. Ma kiné, m'a dit il y a peu de temps, que quasiment toutes les femmes que le cabinet suit en rééducation contre le vaginisme sont complètement épilées ! Ca fait réfléchir !!!

37. Le témoignage de Abdy, 29 ans, de l'Afrique centrale

(reçu par email le 24 avril 2008)

C'est avec beaucoup de plaisir que je suis tombée sur votre site.
En ce qui me concerne, je dois dire que ma pilosité n'a jamais été l'objet de complexe pour moi. Je suis originaire d'un pays de l'Afrique Centrale, où les femmes velues sont plutôt appréciées et filent souvent des complexes à celles qui sont dépourvues de poils. En tout cas, c'est assez courant de voir des femmes arborant sans complexe (voire même fièrement!) leur pilosité.
Personnellement, je n'ai pas une pilositié très "touffue", mais elle est par contre repartie sur au moins les 75% de mon corps. Et je dois même dire que depuis que j'ai eu la "stupide idée" d'enlever au "rasoir" 3 poils qui, à l'âge de 13 ans (j'en ai 29) étaient apparus son mon menton, j'ai maintenant et hélas, plus de 3 poils parsemés au menton et au cou ...
Ceci dit, même si je regrette beaucoup cette inconsciente erreur , j'ai fini par le prendre ainsi. Il m'arrive "très très occasionnellement", d'utiliser une crème dépilatoire pour mon menton et mon cou. Sinon, je n'ai aucune gène à me présenter "telle que je suis physiquement", les 98 autres pour cent de ma vie.
L'intérêt pour les avis d'autres personnes sur ce sujet, m'est recemment venu, car je suis fiancée à un français (qui d'ailleurs m'aime tel que je suis!) et je serai très bientôt appellée à le rejoindre; d'où ma curiosité de savoir comment réagissent "en général" les occidentaux à ce sujet, qui je le répète est complètement BANAL en Afrique.
C'est assez rassurant de voir que les mentalités évoluent et que la TOLERANCE, et LA NATURE reprennent leur ENFIN leur droit ...

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Vers l'été sans épilation
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Mouvement International pour une Écologie Libidinale (MIEL) - www.ecologielibidinale.org - Dernière mise à jour le 03 juillet 2008