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Mouvement International pour une Écologie Libidinale (M.I.E.L.)

L'été sans épilation
(depuis 2005)

 
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"Whenever you find yourself on the side of the majority, it's time to pause and reflect."*
Mark Twain.
*A chaque fois que vous vous trouvez du coté de la majorité, c'est le moment de s'arrêter et de réfléchir.

Nous luttons pour revaloriser la pilosité naturelle ; contre le fait que s'impose, aux femmes - et bientôt aux hommes - l'obligation normative d'éliminer les poils naturels. Ceci concerne la pratique de l'épilation (s'arracher les poils) - ou du rasage (se trancher les poils) - qu'elle soit partielle ou intégrale.

 Sur cette page :

  1. Pourquoi résister à l'épilation ?
    1. intérêt de la question de l'épilation
    2. s'épiler est nuisible
    3. l'épilation participe de la  répression sexuelle
    4. l'épilation participe de l'aliénation sociale
    5. quelle est la situation actuelle ?
  2. Comment sortir de l'engrenage ?
  3. Participer : QuiQueQuoiOùQuandComment ?
  4. Pour en savoir plus : liens, communiqués et autres pages

1. Pourquoi résister à l'épilation ?

1.1. Intérêt de la question de l'épilation

Nous sommes tous concernés !

N'y a-t-il pas  des combats plus importants ?
D'abord dans notre société TOUTES les femmes sont confrontées à la question de l'épilation (la pratique ou le regard des autres) et ce dans leur vie quotidienne et durant toute leur vie : ce n'est donc pas une mince affaire ! Or nous ne connaissons pas d'association féministe qui se préoccupe de cela.

Il existe certes des enjeux plus importants dans la lutte féministe mais pour mener à bien les luttes il faut mobiliser. Il faut donc des femmes (et des hommes) qui soient "conscientes" et non "aliénées". Nous ne pensons pas que la cause féministe puisse être beaucoup soutenue par les femmes qui n'ont à l'esprit que leur régime minceur ou leur épilation-maillot et dont la seule lecture est leur magazine féminin.

Comme nous le montrerons progressivement dans les chapitres qui viennent, l'épilation est un comportement de soumission à une norme sociale, et - ce qui est vraiment grave - la plupart des femmes qui la pratiquent n'ont aucunement conscience de cette soumission. Elles perçoivent au contraire leur comportement comme un choix personnel, ce qui constitue une aliénation. Cette soumission sociale aliénante est d'autant plus efficace qu'elle s'applique dans le domaine de l'intimité de la personne (en lien avec sa sexualité). Ses conséquences vont bien au delà de la seule question de l'apparence corporelle. C'est bien de la soumission "volontaire" à un ordre social injuste et oppressif dont il question.
"L'embrigadement du corps est la condition de la soumission des esprits" Jean-Marie Brohm

Notre action vise à "décoloniser les esprits" comme le dit justement une de nos correspondantes.

Pourquoi l'épilation plutôt que la chirurgie esthétique ?
En effet la chirurgie esthétique est une atteinte plus lourde au corps de la femme et elle est l'effet de la même propagande.

Nous avons choisi l'épilation car :
  • elle touche beaucoup plus de femmes et se répète tout au long de la vie
  • elle n'est pas tant sous-tendue par une démarche pathologique (non acceptation de son propre corps) que par le conformisme
  • elle est beaucoup moins objet de controverse

Nous aurions pu aussi nous intéresser à la norme de désodorisation, qui pousse à considérer que toute odeur corporelle est nécessairement mauvaise. Ou à celle de la teinture des cheveux gris ou blancs qui s'alimente de la peur de vieillir.

1.2. S'épiler est nuisible

Argumentaire

Mis à part l'impact symbolique et idéologique de l'épilation, qui est d'une importance politique capitale, s'arracher ou se couper les poils n'a objectivement (c'est à dire du point de vue dermatologique) QUE des inconvénients.

Un argumentaire médical en faveur de la conservation des poils a été développé par une sexologue, Catherine Solano, au cours de l'émission de télévision "C'est au programme" sur la TV France 2 le 22 mars 2007, Lire le Compte-rendu détaillé.

S'épiler (ou se raser) :
-ça dessèche la peau (les poils ont pour fonction de réguler l'humidité de la peau) ;
-ça fragilise la peau et favorise les infections ;
-ça empêche la diffusion et/ou la production des phéromones ;
-ça fait mal (cire, laser) ;
-ça blesse (rasoir) ou cela occasionne des rougeurs, des boutons...
-ça cause des démangeaisons quand les poils repoussent ;
-ça enlaidit : les poils d'origine sont beaux et doux mais les repousses le sont moins, sans compter la multiplication des poils incarnés ;
-ça fait perdre du temps : pendant qu'on fait ça, on ne fait pas autre chose de plus intéressant ou de plus utile (s'instruire, agir, se faire des amis...) ;
-ça coûte cher (appareils, institut, cire, crèmes) ;
-ça pollue : industrie des crèmes dépilatoires et rasoirs jetables.

Les pseudo-arguments utilisés pour justifier l'épilation n'ont aucune valeur, ils relèvent de l'obscurantisme

Ils disent (les marchands, dans leurs magazines féminins ou masculins) : "les poils ce n'est pas esthétique"
Depuis quand ? Est-ce à eux de définir les critères esthétiques ? Cette idée dévalorise le corps des femmes, leur beauté à l'état naturel.

Ils disent : "les aisselles non épilées ça pue"
Ils ne connaissent pas le savon ? Ils ne savent pas non plus que les poils ont justement pour fonction de réguler la sudation... et que les déodorants (et l'arrachage des glandes sébacées à la base du poil)  suppriment les phéromones indispensables à une communication harmonieuse. Penser que toute odeur corporelle est nécessairement une mauvaise odeur relève aussi d'un conditionnement.

Ils disent : "s'épiler c'est prendre soin de soi"
S'abîmer la peau, c'est cela prendre soin de son corps ?

Elles/Ils disent : "ça fait la peau douce"
Lorsque l'on est caressé sur la peau, les poils participent de la sensation. Lorsqu'on les a enlevé on perd cette dimension de la sensation. De plus lorsqu'on se rase il faut le faire quasiment tous les jours pour avoir la peau "douce" sinon ça râpe et pique.

Elles disent : "toutes mes amies le font"
Celles qui ne le font pas le cachent et n'osent pas le dire, quand à celles qui le font beaucoup le font par contrainte ou conformisme. Brisez le consensus apparent et vous rallierez de plus en plus de femmes à votre cause.

Elles/Ils disent : "c'est une question de respect des autres"
Pour un intégriste, une femme qui sort dans la rue sans foulard lui manque de respect !
Qui est intolérant ? Ceux qui montrent du doigt et regardent de travers les femmes naturelles. Respectez le choix de celles qui n'ont pas envie d'abîmer leur corps ni de se plier à cette norme sociale.

Elles disent : "je le fais pour mon homme"
Le leur a-t-il vraiment demandé ? Les femmes surestiment le nombre d' hommes qui n' aiment plus les poils. De plus pour la plupart des jeunes hommes c'est une opinion a priori : ils n'ont jamais vus de poils sur un corps de femme ! Beaucoup d'hommes sont aussi aliénés par cette norme. Mais cela n'est pas irréversible...

"Les hommes ignorants prennent vite conscience du caractère érotique d'une abondante pilosité féminine, alors qu'ils croyaient dur comme fer à la vertu du sexe déplumé. Je n'ai pas une énorme expérience néanmoins connu aucune exception ; aussi curieux que cela puisse paraître."
Commentaire de Cline posté sur notre forum le 23 avril 2011.
Croyez vous vraiment que le fait de n'avoir pas de poils sous les aisselles diminue la transpiration ? Dans ce cas pourquoi utilisez-vous des déodorants ?
En fait c'est exactement l'inverse : avoir des poils diminue la transpiration !
Petit rappel basique de physique et de physiologie :
-Les aisselles sont une cavité où l'air circule peu, elles s'échauffent plus vite que le reste de la surface du corps.  Cette augmentation de température produit la sudation.
-Lorsqu'un liquide (la transpiration) s'évapore cela absorbe la chaleur.
-Les poils absorbent la transpiration et lui permettent ainsi de s'évaporer progressivement ce qui réduit la chaleur des aisselles : c'est un mécanisme naturel, sélectionné par l'évolution.
-La chaleur est ainsi régulée, la transpiration reste modérée.
Que se passe-t-il en l'absence de poils ?
-La transpiration n'étant pas fixée elle coule et s'absorbe plus bas dans les vêtements : elle ne refroidit plus les aisselles.
-Les aisselles s'échauffent encore plus et donc la transpiration s'accroît !
Les poils ne servent à rien, ils sont un résidu de nos ancêtres primates. FAUX !
Les êtres humains ont des poils sur toute la surface du corps sauf sur la paume des mains et sous la plante des pieds. Leurs poils sont développés à des endroits  où les singes n'ont guère de poils (zone génitale) ! La pilosité humaine est donc spécifique, elle n'est pas un résidu. Au contraire elle a été sélectionnée par l'évolution. Or n'est sélectionné que ce qui remplit une fonction.

-Comme nous l'avons vu les poils des aisselles interviennent dans la régulation de la température. Les poils des bras et des jambes se hérissent lorsque l'on a froid pour ralentir la circulation de l'air.
-Les poils réagissent aussi au degré d'humidité, ils protègent la peau contre la déshydratation en se couchant.
-Les poils ont des terminaisons nerveuses associés : ils permettent d'anticiper d'une fraction de seconde un choc : utile si par exemple on va toucher un objet blessant ou brûlant. Les poils augmentent les sensations lors des caresses.
-Pubis et aisselles sont des zones d'émission de phéromones sexuelles : se sont les glandes sébacées (à la base du poil) qui les produisent et les poils joueraient un rôle dans leur fixation et dans leur transmission. Ces phéromones jouent un rôle essentiel dans la communication olfactive et dans l'attraction sexuelle.
-Enfin des chercheurs de L'Oréal (sic) viennent de découvrir que la base du poil abrite aussi des cellules souches embryonnaires servant à la réparation des tissus.
Bref d'un point de vue physiologique, couper un poil, ou pire l'arracher, n'a que des inconvénients.

On nous dit qu'après s'être épilée la femme augmente son estime de soi. S'épiler serait donc bénéfique ?
Voilà un bel aveu ! La femme avec ses poils naturels aurait donc une faible estime d'elle-même par rapport à son propre corps. Et pourtant il ne devrait y avoir aucune raison à cela. La faible estime de soi de la femme est socialement induite par le discours normatif et la publicité.
C'est bien ainsi que fonctionne la publicité : elle génère frustration ou baisse d'estime de soi pour pouvoir ensuite vendre à ses victimes des produits et des services pour combler ce déficit. Une fois de plus nous voyons comment la norme épilatoire dévalorise la femme, l'aliène à son propre corps !
Un article Vos aisselles sont moches? Ce sont les marques qui vous le disent (lien vers slate.fr) analyse ce mécanisme à partir d'un exemple récent (les aisselles seraient moches !) et d'exemples historiques. La publicité n'a pas pour premier objectif de vendre des produits, mais de créer des besoins.

Le rasage est pratiqué avant les opérations médicales pour des raisons d'hygiène. C'EST FINI !
Chirurgiens et sage-femmes avaient pris l'habitude de raser les poils autour des zones à opérer (ou autour de la vulve pour l'accouchement) car ils pensaient que les poils pouvaient poser un problème d'hygiène. Ces pratiques ont été abandonnées par la plupart des praticiens car non seulement il n'y avait aucun fondement à cette croyance mais surtout ils se sont aperçus que les risques d'infection augmentaient car le rasage (ou l'épilation) fragilise la peau !

Par ailleurs, d'avis médical, les poils pubiens protègent contre les maladies sexuellement transmissibles. Surtout chez les femmes ils forment une barrière naturelle contre les bactéries et autres impuretés qui peuvent s’introduire dans la zone génitale.
Avez-vous remarqué que les poils sont particulièrement développés autour (voire dans) de tous les orifices du corps ? Ce n'est pas par hasard, c'est un effet de la sélection naturelle.

L'abandon de l'épilation est préconisé par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis 1996
Extraits du rapport Les soins liés à un accouchement normal : guide pratique (réf : WHO/FRH/MSM/96.24) :
- § 2.2 "La préparation à l'accouchement lors de l'admission dans un hôpital ou un centre de santé inclut souvent plusieurs gestes systématiques comme la prise de température, du pouls et de la tension artérielle et un lavement suivi du rasage de tout ou partie des poils du pubis. [...] Le rasage du pubis (Johnston et Sidall 1922, Kantor et al. 1965) est censé réduire les infections et faciliter la suture mais cela n'est pas prouvé. Les femmes sont gênées lorsque les poils repoussent et le risque d'infection n'est pas réduit. Le rasage systématique pourrait même accroître le risque d'infection par le VIH et le virus de l'hépatite, pour le dispensateur de soins et pour la femme. [...] En conclusion [...] Les deux derniers gestes, lavements et rasage du pubis, sont considérés depuis longtemps comme superflus et ne devraient être effectués qu'à la demande de la femme."
- § 6.2. "Pratiques qui sont à l'évidence nocives ou inefficaces et qu'il convient d'éliminer
[...] 2.Rasage systématique du pubis (2.2)."

L'hirsutisme : une norme flottante
En termes médicaux, on appelle hirsutisme la conséquence d'un dérèglement hormonal se manifestant par une pilosité "sur-abondante".
Or nous avons reçu plusieurs témoignages selon lesquels des médecins ont émis à tord un diagnostic d'hirsutisme pour des femmes qui étaient simplement non épilées (avec une pilosité moyenne). Tout simplement parce de nos jours les médecins ne voient plus guère de poils sur le corps des femmes qu'ils examinent.
Ceci montre que :
- en absence de dosage hormonal, l'hirsutisme devient un écart à une moyenne perçue, cela fonctionne comme une norme ;
- l'aliénation au poil est telle que même certains professionnels en sont victimes.

1.3. L'épilation participe de la répression de la sexualité

L'épilation : un enjeu féministe et lié à la sexualité

Note : attention à vous les hommes ! La propagande épilatoire cherche à conquérir de nouvelles parts de marché : vous êtes leur nouveau coeur de cible. Sur l'épilation des hommes lire le communiqué de l'édition 2007.

Comment l'épilation peut-elle saper la base du féminisme ? (Une application de la théorie de la dissonance et de la rationalisation en psychologie sociale)
L'engagement féministe est associé à l'idée de disposer de son propre corps, c'est à dire exercer son libre choix en ce qui concerne les pratiques liées au corps.

Une féministe qui s'épile (ou se rase) par conformisme (pour ne pas se faire remarquer ou en raison de contraintes professionnelles par exemple), se retrouve dans une situation de contradiction interne (opposition entre ses convictions et ses actes). Cette situation psychiquement inconfortable (la "dissonance") peut être réduite par différentes stratégies. La plus utilisée dans ce cas (acte répétitif) est le changement d'attitude. C'est à dire que notre féministe va progressivement abandonner ses idées féministes, en tout cas celles qui ont trait au corps. C'est ainsi que nous avons parfois affaire à des femmes qui se disent féministes tout en étant farouchement anti-poil.

Comment la publicité a-t-elle détournée les idées féministes ?
L'un des procédés de la "propagande glauque" que constituent les discours et images médiatiques, notamment publicitaires, consiste à récupérer des mots porteurs de sens politique et à les vider de ce sens. Ainsi en est-il du mot "liberté" qui se retrouve prendre le sens de bien-être, confort sur les innombrables publicités qui l'utilisent de nos jours.
De la même manière, la publicité a construit un modèle de la femme "libérée", "active" comme étant une femme constamment soucieuse de son apparence (parfois jusqu'à l'anorexie...) et constamment sexy. Soit exactement le modèle de la femme-objet que les féministes ont toujours rejeté ! Du coup aujourd'hui une femme qui s'épile intégralement le sexe s'imagine sexuellement "libérée"... et ne voit pas en quoi cela serait opposé aux idées féministes.

On pointe toujours la vulnérabilité des femmes aux messages publicitaires, et les hommes alors ?
Bien sur les hommes ne sont pas plus résistants que les femmes à l'intoxication publicitaire. D'ailleurs l'offensive épilatoire s'intéresse maintenant à eux aussi et avec succès. Après la femme-objet, l'homme-objet : c'est cela l'égalité des sexes vue par le système marchand !
D'ailleurs on rencontre de plus en plus de jeunes femmes qui pensent que demander aux hommes de s'épiler c'est un combat féministe ! Or cette aberration est effectivement véhiculée par la publicité : voir notre analyse d'une publicité pervertissant le féminisme.
Les hommes se rasent bien la barbe...
D'abord tous les hommes ne le font pas en permanence. Il y a des barbus et des moustachus et cela ne choque personne. (Mais il est vrai que dans certaines professions cela est mal vu.)
Cela fait des millénaires que certains hommes se coupent la barbe et d'autres non, tandis que la "mode" du rasage et de l'épilation systématique pour les femmes ne date que de quelques décennies ! (Hormis pour certaines musulmanes pour lesquelles c'est une prescription religieuse - mais pas au Maroc.)

 

Ouverture
Extrait de témoignages que nous avons reçu :

« J'ai des amants merveilleux qui m'ont connue avec mes poils et ne m'ont pas jugée une seconde là-dessus, on en a parlé ensemble, eux-mêmes sont naturellement poilus (et chevelus, et barbus !)... D'ailleurs, ce sont des hommes avec qui on peut aussi parler de menstruations ou de mooncup, décrire le plaisir, dire ce qu'on aime ou non au lit et ainsi rendre la sexualité plus ouverte, plus épanouie, plus confiante. Des hommes ouverts... Ils aiment aussi mon odeur naturelle (je ne mets jamais de déodorant, depuis que j'ai mes poils je n'en ai plus besoin). » (Émilie n°54)

« Il y a des hommes, des hommes intéressants, qui savent reconnaître une femme qui respecte le corps que Mère Nature lui a prêté... et croyez-moi, le sexe n'y perd rien ! » (Ioulie n°4)

D'une façon générale le constat que les hommes (compagnons, amants, amis) ne sont pas génés par la pilosité féminine - voire la préfère - revient très fréquemment dans nos témoignages. Alors même que nombre de femmes se sentent obligées de s'épiler de peur de ne pas trouver de partenaire sexuel... suivant en cela les "conseils" de leurs amies ou des magazines.

Épilation du maillot = épilation cache-sexe !
A quoi sert un maillot de bain ? Pas à mieux flotter... Le maillot est purement et simplement destiné à cacher le sexe (parce que, vous comprenez, "si un enfant voyait cela, Oh mon Dieu !". Il faudra que l'on nous explique en quoi un sexe est choquant, mais c'est un autre sujet). Or si des poils pubiens dépassent ils évoquent ce sexe qui est caché. C'est la raison principale de l'épilation ou du rasage des poils qui dépassent, bien plus que les raisons esthétiques qui sont invoquées : la dimension de répression sexuelle qui s'attache à l'épilation reste généralement inconsciente (refoulement) et elle est niée si on la met à jour.
D'ailleurs cela n'est pas sans rappeler l'interdiction de montrer des poils pubiens dans les films qui sont distribués au Japon. Cette interdiction a été calquée sur celle que la MPAA (organisme de régulation de la production cinématographique des U.S.A.) avait édictée dans les années 1930.
De même si les poils ont été bannis de la peinture occidentale pendant des siècles, c'est bien en raison de leur pouvoir d'évocation érotique.

"Oh mon Dieu, si un enfant voyait ça !"
On le sait, c'est l'expression consacrée qui s'échappe du gosier de tout puritain confronté à une vision de nature sexuelle. Et bien cela s'applique à la vision du poil, témoignant ainsi de sa nature sexuelle.
Le témoignage suivant à été posté sur le forum doctissimo le 5 février 2007 :

« Je suis enceinte et mon ventre est assez gros. Cela rend les épilations seule quasi impossible. Comme je suis déjà maman d'une petite fille qui va avoir 4 ans et qui ne va juste pas à l'école, je ne peux pas aller chez l'esthéticienne. Heureusement, les poils ne me dérange pas, et ne dérange pas mon mari. Pour ma première grossesse, mes poils ne m'ont posé aucun problème. (nous vivions en Allemagne). Maintenant que nous vivons en france, je me suis fait engueuler par une utilisatrice dans les vestiaire d'une piscine, que cela était inadmissible dans une piscine public, qu'il y a des enfants et que son fils n'arrêter pas de me regarder. J'ai regarder après coup dans le miroir à la maison, c'est vrai que j'ai quelques poils qui dépasse du maillot, un peu sur les jambes et les aisselles, mais est-ce vraiment si gênant que ça? Surtout sur une femme enceinte ? »

La pubescence du pubis pubère
Trois mots dont l'étymologie (du latin pubes = poils poussant à la puberté) rappelle que le poil est une manifestation directe et importante de la maturité sexuelle.
Être ou ne pas être "à poil"
Voici une expression : "être à poil" (ou encore "se mettre à poil") qui devrait tomber en désuétude ou bien changer de signification.
En effet pour les générations futures (si nous sommes pessimistes) son sens actuel sera incompréhensible puisque les corps dénudés n'auront pas de poils. Mais peut être changera-t-elle complètement de sens et se mettra-t-elle à désigner les gens qui auront encore des poils ?

On peut aussi voir les choses sous un autre angle : l'épilation, comme le bronzage ou le tatouage par exemple, correspond en fait à un habillage symbolique du corps. (Cf. Sur la plage de Jean-Didier Urbain.) L'épilation habille la nudité (et la dés-érotise). Ainsi une personne épilée n'est jamais vraiment nue. Nous proposons donc que l'expression "être à poil" ne s'applique qu'au fait d'être véritablement nu, c'est à dire avec un corps naturel, non transformé. 

Quand les fantasmes sur les poils pubiens étaient encore explicitement présents dans les médias...
Pas besoin de remonter à l'avant-guerre pour trouver des fantasmes érotiques pileux. En 1992, on trouve sélectionnée comme "lettre du mois" dans la revue Union (revue érotique généraliste, à prétentions sexologiques et de grande diffusion) un texte "J'ai une pilosité hyper-développée" 93 Kio mettant en scène l'attraction érotique du poil pubien - que la "lettre" soit authentique ou non ne change rien au fait que la revue choisi de traiter la pilosité de cette façon. La réponse du "sexologue", même si ses interprétations sont discutables, valorise cette pilosité.
Un an plus tard (1993), la même revue s'interroge "Le poil, en avoir ou pas ?" 178 Kio à propos de la pratique de l'épilation "du maillot" (épilation partielle du pubis) qui commence alors à se développer en lien avec la mode des maillots "brésiliens". Sous le titre sans ambiguïté "halte au déboisement !", la revue reprend des propos du Dr Zwang qui souligne l'irrationalité de cette pratique qu'il qualifie de "brimade sexuelle" (lire le texte pour plus de détails).
Aujourd'hui, dans la sphère médiatique, l'attrait érotique de la pilosité n'apparaît plus que dans des revues ou des sites Internet spécialisés ce qui tendrait à faire croire qu'il s'agit là d'une forme de perversion sexuelle !

Extrait du roman Nana, de Émile Zola (1860)
"Nana était nue. Elle était nue avec une tranquille audace, certaine de la toute-puissance de sa chair. Une simple gaze l’enveloppait ; [...] C’était Vénus naissant des flots, n’ayant pour voile que ses cheveux. Et, lorsque Nana levait les bras, on apercevait, aux feux de la rampe, les poils d’or de ses aisselles."
Extrait d'un dialogue du film de Jean-Luc Godard Une femme mariée (1964)
L'amant : "tu devrais faire comme les actrices des films italiens, elles ne s'enlèvent pas les poils des aisselles."
La femme : "je préfère les films américains, tournés à Hollywood."
L'amant : "c'est moins excitant."
Des humains épilés pour les extra-terrestres !
"Pauvres extraterrestres. On s'était contentés jusqu'à présent, dans les années 70, de leur expédier, par Voyager interposé, de jolis disques dorés leur fournissant toutes les indications possibles sur nous. Certains se souviennent peut-être que Le Monsieur et La Dame censés nous représenter étaient de race blanche et totalement dépourvus d'organes de reproduction ainsi que de système pileux. C'était sur ordre de la Nasa. Elle-même subissait les pressions des ligues puritaines prébushiennes hystériques : comment pouvait-on envoyer vers le Très-Haut, là-haut, des figurines à poil et donc pornos ?"
Source : extrait de l'article "Erraïen à signaler" de Bernard Thomas paru dans Le Canard Enchaîné du 04 octobre 2006, page 7.

1.4. L'épilation participe de l'aliénation sociale

L'épilation : norme et idéologie

En quoi peut-on dire que l'épilation est une aliénation ?
Arracher ou couper les poils (une partie de notre corps) n'a d'un point de vue physiologique que des inconvénients. C'est aussi une contrainte (temps, argent, douleur). Les arguments habituellement invoqués pour justifier l'épilation n'ont aucun fondement rationnel (voir plus haut dans cette page).
Comment expliquer qu'une grande majorité de femmes (et de plus en plus d'hommes) se livrent néanmoins à cette pratique en tout point néfaste pour elles (pour eux) ?
S'il n'y avait pas l'aliénation (intériorisation de croyances et de comportement qui vont à l'encontre de l'intérêt objectif de la personne), il n'y aurait qu'une très faible minorité de femmes qui par goût, pour faire une expérience ou pour se distinguer des autres pratiquerait l'épilation.
Voir aussi les enjeux de l'épilation.
L'épilation, un "choix personnel" ?
La grande majorité des personnes qui s'épilent nous expliquent que c'est par choix personnel qu'elles le font. Or il se trouve que - comme par hasard - ce "choix" est le même pour une très grande majorité de femmes. Ce qui fait de la pratique "personnelle" de l'épilation l'une des pratiques les plus conformiste qui soit. Un comble dans une société qui - individualisme oblige - valorise l'anti-conformisme !

Ceci n'exclu pas qu'en effet certaines femmes fassent le choix personnel de s'épiler. Ceci suppose un choix éclairé, c'est-à-dire qu'il s'agit de personnes conscientes de l'influence sociale en la matière, et au fait des multiples inconvénients physiologiques de l'épilation. Ces femmes choisissent alors néanmoins de faire l'expérience d'un corps épilé. Il ne peut donc s'agir que d'une très petite minorité.

On devrait pouvoir choisir librement de s'épiler ou pas.
Certes. Malheureusement aujourd'hui en France nous ne sommes pas dans de vraies conditions de libre choix. Si tel était le cas il y aurait certainement moins de femmes épilées que de femmes non épilées et surtout ces dernières ne seraient pas victime d'ostracisme (regards désapprobateurs, réflexions désobligeantes...). Le conditionnement vis-à-vis d'une certaine apparence du corps et le contrôle social font que ces deux choix ne sont pas équivalents.
Beaucoup parmi celles qui pensent que l'épilation est leur choix personnel (hors de toutes contrainte extérieure) ont simplement intériorisé les normes sociales : elles ne les perçoivent donc plus comme extérieures à elles. Elles ne perçoivent plus la réalité sociale.

Notre objectif est d'informer et d'amener les femmes comme les hommes à se poser des questions sur les origines de leurs comportements et les conséquences pour soi et pour autrui.

Heureusement personne n'est obligé de s'épiler.
La contrainte est un outil de domination beaucoup moins efficace que la manipulation.
Si elle était contrainte l'épilation apparaîtrait comme un acte de violence et d'humiliation. Elle marque la soumission à l'ordre social, elle est une des inscriptions de l'idéologie dans le corps.
Voir à ce sujet un petit conte de politique-fiction introduisant l'opposition entre contrainte et manipulation.
Police imaginaire
«Les Occidentaux n'ont pas besoin de payer une police pour forcer les femmes à obéir, il leur suffit de faire circuler les images pour que les femmes s'esquintent à leur ressembler.» 
Fatema Mernissi dans Le Harem et l'Occident 
Extrait de la chanson de John Lennon "Woman is the nigger of the world"
We make her paint her face and dance
If she won’t be slave, we say that she don’t love us
If she’s real, we say she’s trying to be a man
While putting her down we pretend that she is above us
"La femme est le nègre du monde entier" (la femme est l'esclave du genre humain)
Nous lui faisons peindre son visage et danser
Si elle ne se résout pas à être esclave, nous disons qu'elle ne nous aime pas
Si elle est authentique, nous disons qu'elle essaye d'être un homme
Tout en la rabaissant nous prétendons qu'elle est au-dessus de nous
Extrait de la chanson de Patrick Font "Cocotte"
Je t'en prie à ta silhouhette / n'ajoute pas le moindre gadget, / n'abime pas ce que tes parents / ont fait de plus intelligent.
Sache que quand on est bien dans sa peau / on n'a pas besoin d'une deuxième peau. / (...)
O ma cocotte, si tu savais, / comme t'es belle telle que tu es. / O ma cocotte, si tu savais, / comme t'es belle telle que t'es. 
Ils se disputent le butin.
Actuellement en France (2007) a lieu une féroce bataille juridico-médiatique entre d'une part les dermatologues (profession médicale) et les esthéticiens pour savoir qui aura le droit d'utiliser les équipements de laser (épilation semi-définitive) dont l'usage progresse rapidement et qui promettent des bénéfices plantureux.
Les dermatologues défendant l'idée que la manipulation d'un tel équipement doit être réservée aux seuls médecins (tout en ne présentant bien sûr "aucun danger" tant qu'il est entre leurs mains). Nous en avons vu un exemple lors de l'émission de France 5 (mai 2007) à laquelle nous avions participé, et un autre lors de l'émission de France Inter (septembre 2007) dont nous avons été exclus.

Petite question : un dermatologue qui se lance dans le business de l'épilation, c'est à dire qui profite de la détresse et de la crédulité des gens, ne viole-t-il pas le serment d'Hippocrate ?  

L'aliénation, c'est avoir une perception déformée de la réalité
Voici un message que nous avons trouvé sur un forum consacré au naturisme (posté par df le 20-06-2005 13:15 - lien vers vivrenu.com) :

« Oui, le mieux c'est l'épilation intégrale d'un point de vue esthétique c'est totalement en harmonie avec la nature et d'un point de vue hygiénique aussi. »

L'absence de poil en harmonie avec la nature !!! En fait la personne qui écrit cela a en tête la représentation publicitaire de la nature. Ceci relève d'un phénomène plus général et très préoccupant dans notre société : notre vision de la réalité est une vision filtrée par l'écran (les médias).
La nature dont nous nous parlons c'est la nature réelle, qui existe indépendemment de nous et dont nous faisons partie. La nature que les gens aliénés par les images médiatiques ont dans la tête c'est une nature manufacturée, celle dont rêvent ceux qui voudraient affranchir définitivement l'humanité des contraintes biologiques (ex : les transhumanistes, eugénistes post-modernes s'appuyant sur la technoscience).

L'aliénation, c'est avoir une perception déformée de la réalité (bis)
Entendu dans une émission de Delarue consacrée au premier rapport sexuel. Des jeunes témoignent de ce que cela a représenté pour eux. Il y a aussi un éducateur qui va dans les lycées pour expliquer l'anatomie, le maniement des préservatifs, la prévention contre les MST. Il dit qu'un jour, un jeune homme se plaignait d'avoir mal vécu son premier rapport car il pensait que la fille était malade. Sa "maladie", c'était ses poils pubiens. Il n'en avait jamais vu sur le corps d'une femme car il n'avait que les films X comme seule référence.

Anecdote rapportée par Emer O'Toole, jeune journaliste britannique qui ne s'épile plus - voir revue de presse, avril 2012 (extrait traduit d'un article original en anglais) :
Scène vécue :

Petit enfant : Pourquoi as-tu du poil sous les bras ?
Moi : parce que quand les filles et les garçons grandissent pour devenir des femmes et des hommes, leurs poils poussent sous les bras.
Petit enfant : Ma maman n'a pas de poils sous les bras.
Moi : Elle les rase.
Petit enfant : Non.
Moi : Elle le fait. Demande le lui.
Petit enfant : Maman, le fait-tu ?
Sa mère : Oui.
Petit enfant : Pourquoi ?

Anecdotes concernant l'épilation et la classe. (Témoignages d'enseignants recueillis sur notre forum.)
Audrey, prof d'histoire-géographie (24 septembre 2006) :
1°- L'an dernier, dans une de mes seconde, j'ai eu une petite asiatique adorable, Marie, qui, je m'en suis aperçue quand il a commencé à faire chaud (avril-mai) ne s'épilait pas les aisselles. Je pense que, outre une pilosité discrète, (comme c'est souvent le cas chez les Asiatiques, paraît-il) elle était encore assez "gamine", assez "innocente" pour ne pas trop prêter attention à cet aspect de son corps (ou alors bien éduquée... !) Donc : elle levait le bras sans aucune gêne pour répondre... du moins au début. Naturellement (si l'on peut dire) elle a eu droit à des rires plus ou moins étouffés et, je suppose, des remarques forts claires de la part de ses copines, même si ces remarques n'ont pas eu lieu en ma présence. Résultat : 15 jours après, toujours bras nus, la petite Marie arborait des aisselles absolument lisses. Quand je pense qu'il y en a qui croient être libres !!

2°- Toujours l'année dernière : je montre à mes élèves de première un tableau de Modigliani ("le nu couché", 1919), qui montre une belle femme nue dans toute sa nature. Bien sûr, commentaires des mecs à mi voix et une fille (détail significatif) qui dit tout haut :"hé madame, ils s'épilaient pas en ce temps là ?". Et moi partie pour un petit topo sur la mode, la coutume, les canons de beauté, la relativité des usages selons les pays et les époques et tutti quanti. Écoute attentive mais assez sceptique de l'ensemble de la classe et toujours ce même argument qui revenait : "mais madame, c'est sale, les poils !"
C'est absolument incroyable qu'on (mais c'est qui "on" ?) ait réussi à mettre dans les têtes de ces ados que les poils c'était "sale". Ils ne font aucune différence entre le goût et l'hygiène. Sans compter qu'ils sont persuadés d'avoir raison et d'être "meilleurs" que ceux qui les ont précédés et que vraiment les filles du XIX° siècle ou du début XX°, quels boudins de se laisser pousser les poils !! beûrk ! Là aussi, tout ça en dit long sur notre "liberté" prétendue de choisir ou non de s'épiler...

Cette pression sociale est si forte que je dois dire que je ne me suis pour l'instant pas risquée à venir en cours au mois de mai-juin avec un débardeur sans manche en n'étant pas épilée, ce que je n'hésite pas à faire dans la rue (en dehors des cours, quoi).

Philippe (30 octobre 2008) :
Il y a quelques années, j'ai projeté "l'Origine du monde" (sur vidéoprojecteur) à des élèves de première et certains (principalement des filles) ont fait des remarques moqueuses sur la non épilation de la "meuf" . Elles avaient l'air choquée de tous ces poils et ne comprenaient pas que cela n'avait rien à voir avec un quelconque "manque d'hygiène".

Une autre anecdote similaire racontée par Jim, enseignant de terminale : "Quelques jours plus tard, les élèves, qui entre-temps sont allés voir le tableau, me regardent bizarrement. L’un d’eux finit par me dire que la toile dont je leur ai parlé est l’oeuvre d’un pervers" à lire en entier sur cette page (06 mars 2011).


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L'épilation a-t-elle un sens ?
La pratique de l'épilation existe dans certaines tribus indigènes. On peut dans ce contexte lui donner la valeur d'un rite - ici il s'agirait, pour des tribus vivant dans la forêt primaire, de se distinguer des animaux sauvages ou bien de se distinguer de tribus voisines. Le rite fait partie de la construction de la culture.

En ce qui concerne l'épilation contemporaine dans les "démocraties libérales" on est loin du rite. En effet l'épilation y apparaît comme une évidence, elle n'est pas interrogée, elle n'a donc pas de sens culturel. Cette forme d'épilation appartient à un univers où est détruite toute culture et toute création culturelle, elle relève exclusivement de la norme. Elle n'appartient plus au domaine de l'imaginaire (construction du sens et de la culture) mais appartient au domaine de l'idéologie (construction sociale arbitraire).
L'épilation n'a plus qu'un sens social : elle est investie uniquement par le regard de l'autre. Ainsi le dégoût de ses propres poils résulte du fait que l'on ne peut plus se regarder autrement dans la glace qu'avec les lunettes du regard social (plus précisement de l'idée que l'on se fait du regard social). L'humain représentatif des démocraties libérales est entièrement socialement déterminé (à l'inverse de ce qu'il croit). Ce qui peuple son esprit n'est plus que le reflet stéréotypé de l'idéologie.

L'animalité ou la machine
L'épilation est parfois défendue comme nous permettant de prendre distance de notre animalité.
Pourtant l'animalité est la condition sine qua non de l'humanité. La culture ne s'oppose pas à l'animalité. Le rejet de l'animalité mène à la robotisation, et l'épilation est justement l'un des exemples de cette tendance actuelle vers une artificialisation croissante. Toutes les interventions sur le corps (aseptisation, désodorisation, chirurgie "esthétique", anti-rides, anti-vieillissement...) vont dans ce sens. Notre société mortifère a en effet adopté pour idéal la machine, elle n'a que dégoût et peur devant le corps biologique, naturel et mortel.
S'épiler, n'est-ce pas s'humaniser ?
Parmi les peuples indigènes vivant au plus profond des forêts denses, au contact étroit de la nature, il en existe qui pratiquent l'épilation intégrale. Il s'agit pour eux de se distinguer des animaux qui les environnent. L'épilation est pour eux une façon de s'humaniser.
En ce qui nous concerne, nous habitons très majoritairement un monde urbanisé, automatisé et tendant à l'aseptisation la plus poussée. Nous sommes presque totalement coupés de la nature. Il s'agit pour nous de nous distinguer des machines qui nous environnent. C'est donc, à l'inverse, le poil qui nous permet de nous humaniser !

1.5. La situation

La norme de l'épilation est relative : dans le temps comme dans l'espace, et elle continue d'évoluer.

Quelle est la situation dans d'autres pays que la France ?
Nous n'avons pas de données statistiques mais quelques éléments transmis par des correspondant(e)s :

Il semble bien que l'épilation soit moins systématisée dans certains pays scandinaves et en Allemagne. Des Allemandes nous ont dit : "les françaises exagèrent".
A l'inverse l'épilation semble très pratiquée dans les pays anglo-saxons et dans les pays latins.
Dans les pays d'Amérique du Sud l'épilation serait peu pratiquée par les classes moyennes et dominantes occidentalisées qui veulent par là se distinguer des "Indiennes", naturellement très peu poilues.
En Afrique l'épilation est très peu pratiquée (sauf peut-être par les classes dominantes occidentalisées).
Certains musulmans sont tenues de s'épiler pour des motifs religieux mais cela est loin d'être une généralité. En effet il n'existe aucun élément dans le Coran qui prescrive d'enlever les poils, tout au contraire l'accent y est constamment mis sur le respect de la nature (l'oeuvre du créateur). De fait au Maroc l'épilation ne s'est développée qu'à partir des années 1980. L'épilation "religieuse" ne concerne en fait que certaines interprétations du Coran. Ces interprétations peuvent trouver leurs sources dans les mêmes motivations que dans notre société : le désir d'infantilisation et de désexualisation des femmes.
Dans les pays de l'ex-Europe de l'Est l'épilation ne sévit que depuis l'ouverture à l'Occident (1989). Exemple de témoignage (extrait d'un texte posté sur notre forum) :

Mardi 2/9/8, Arte diffusait le documentaire Les belles de Leipzig (2007), consacré à des femmes ayant participé en 1989, quelques mois avant la chute du mur de Berlin, au concours de "Miss Leipzig", une ville de l'ex-RDA. [...] une des femmes montre une photo d'elle en noir et blanc datant du concours et elle dit que ses jambes n'étaient pas rasées, que ça se voyait fort car elle a de longs poils très foncés et qu'à l'époque, c'était tout de même inhabituel de voir une candidate aussi poilue dans un concours de miss. [...] Elle disait qu'en 1989 (elle avait 18 ans), les Allemands de l'Est n'étaient pas dérangés par les poils et elle ne s'épilait pas car elle ne voyait pas l'intérêt de le faire. Ensuite, le mur est tombé, elle est partie une semaine aux USA et quand elle était au magasin pour essayer une jupe, tout le monde la regardait bizarrement, comme si elle sortait d'une "jungle allemande", c'est elle qui utilise l'expression. Ça la mettait mal à l'aise et une amie lui a donné un épilateur électrique et à partir de ce jour-là, elle s'est rasé les jambes.

Enfin il semblerait qu'aux États-Unis la tendance à l'épilation, très affirmée, soit en train d'être timidement remise en question : quelques actrices en vue commencent à y renoncer... Par contre c'est le pays où progresse le plus rapidement l'épilation des hommes.
Voir aussi : l'épilation en chiffres.

Comment en est-on arrivé là ?
Aux États-Unis, où l'épilation a commencé plus précocement qu'en Europe, une étude de sociologie à montré comment les publicités et le rédactionnel des magazines féminins ont peu à peu (de 1915 à 1945) imposé cette norme. Au fur et à mesure que les femmes s'autorisaient à montrer un peu plus de leur corps, elles étaient rattrapées par l'épilation qui est en définitive une façon de les rhabiller (ainsi elles ne sont plus "à poil" !).
On peut penser que le succès de cette offensive publicitaire a été favorisé par des tendances sociales favorables : la répression sexuelle (le poil étant un signe érotique), la dévalorisation du corps, de la femme, du corps de la femme.

On pourra aussi remarquer que les mots qui reviennent avec une grande constance pour justifier la pratique de l'épilation sont les mots "esthétique" et "hygiénique". Ces mots ne sont pas des mots de la langue courantes (à l'inverse "joli", "propre" sont beaucoup plus rarement utilisés). "Esthétique" et "hygiénique" appartiennent au vocabulaire des magazines féminins (et de la publicité) qui les utilisent pour donner une connotation savante ou médicale à leur propos afin de leur donner plus de légitimité.

Quelles sont les tendances actuelles ? Génération porno ?
Deux nouvelles tendances se font jour depuis le début de la décennies 2010 :
- concernant les femmes c'est l'épilation intégrale (du pubis). Une hypothèse est que cette tendance est apparue avec la généralisation du câblage télévisuel et de l'Internet haut-débit qui donnent un accès aisé et généralisé aux images produites par l'industrie pornographique qui sert de référence en matière de fantasmes sexuels. Cette hypothèse est cohérente avec les témoignages de femmes et d'hommes qui nous disent rencontrer de plus en plus de partenaires (plutôt parmi les jeunes) qui "baisent comme dans les films pornos" (ce n'est pas un compliment !). Cette influence est d'ailleurs parfois explicitée : on lit de plus en plus sur les forums traitant d'épilation des femmes qui disent en substance : "je fais le pubis car c'est ce que les hommes préfèrent, ils veulent qu'on ressemble aux femmes des pornos".
- concernant les hommes c'est la généralisation progressive de l'épilation (jusqu'à lors ne concernant que partiellement certaines catégories : homosexuels, cyclistes, certains musulmans...), généralisation aussi bien concernant le nombre d'hommes qui pratiquent que en ce qui concerne les zones épilées (pubis inclus).

Ces nouvelles progressions du marché épilatoire nous viennent des Etats-Unis. Voir un article du Nouvel Observateur du 29 août 2002 : L'Amérique à rebrousse poil 312 Kio.

L'épilation existe depuis l'antiquité.
C'est exact. On trouve des données indiquant que des formes d'épilation ont existé dans diverses sociétés - ou classes sociales - à diverses époques. Elles concernaient d'ailleurs essentiellement les femmes. Toutefois à aucun moment l'épilation n'a pu être aussi généralisée qu'à notre époque.

On ne peut comparer ces épilations avec le phénomène contemporain de la société occidentale en voie de mondialisation.
En effet nous vivons dans un autre civilisation ou plus précisément - pour prendre un concept de Michel Foucault - dans une autre épistémé. C'est à dire que nous avons une toute autre vision du monde, de l'homme, de la collectivité humaine que les civilisations du passé (ou que les peuples indigènes).
Pour comprendre pourquoi et dans quelles conditions ils s'épilent/s'épilaient il faut se glisser dans leur épistémé (dans leur mode de pensée).
On ne peut donc pas par exemple utiliser la référence à ces épilations pour justifier ou condamner l'épilation contemporaine : cela n'aurait pas de sens.

Une des spécificité de l'épilation contemporaine est qu'elle alimente un marché considérable contrôlé par de puissantes multinationales. Une autre spécificité est qu'elle est instaurée dans une société dominée par une idéologie unique ("l'individualisme libéral") qui imprègne jusqu'à nos fonctionnements mentaux sans que nous nous en rendions compte le plus souvent.
Enfin, si les épilations anciennes faisaient partie de la culture, on ne peut en dire autant de l'épilation moderne. En effet la culture se constitue à partir de significations construites activement dans les échanges entre les personnes. Une pratique qui s'élabore en dehors des échanges interpersonnels (dans les mass media, la publicité, la pornographie, etc.) ne constitue pas de la culture.


Photo de mode de R.D.A. (années 1980)

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Couverture de l'ouvrage de Clovis Prévost, Parcours à travers l'œuvre de Clovis Trouille 1889 - 1975, Actes Sud - Édition Bernard Légier
Clovis Trouille, Le Magicien (cliquer pour agrandir)


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Woodstock, 1969

2. Remédiation : comment sortir de l'engrenage ?

Je m'épile ou me rase régulièrement. J'aimerais arrêter. Comment faire pour retrouver une pilosité naturelle ?
Les dégâts occasionnés par l'épilation et le rasage ne sont pas complètement réversibles. Néanmoins on peut retrouver une pilosité à peu près naturelle.

Faites-nous part (voir page contact) de vos recettes pour arrêter et retrouver une pilosité proche de l'état naturel, et parlez-en sur notre forum.

Premières idées :

Arrêter définitivement le rasage. Laisser repousser. Si les poils ne conviennent pas procéder à une épilation à la cire. Laisser repousser et répéter l'opération jusqu'à satisfaction. Puis ne plus y toucher ! Ne pas faire trop d'épilations sinon les poils risquent de devenir trop fins pour pouvoir percer la peau (poils incarnés). Lors des repousses intermédiaires, si celles-ci ne sont pas jugées "esthétiques" on peut les cacher par des vêtements ou les décolorer.

Concernant les aisselles, plusieurs témoignages de femmes qui s'épilaient et on décidé d'arrêter indiquent que, dans les 2 ou 3 premières semaines de la repousse, l'aisselle dégage une odeur forte et désagréable (probablement due à l'élimination des toxines - le même phénomène se produit quand on passe d'un déodorant de synthèse à un déodorant naturel comme la pierre d'Alun de potassium). Puis, lorsque les poils atteignent une certaine longueur (3 à 6 semaines), l'odeur en question disparaît et la régulation de la transpiration se fait alors parfaitement. Informations plus détaillées sur notre forum (voir ce topic, page 4).


3. Participer : QuiQueQuoiOùQuandComment ?

Participer c'est tout d'abord garder ses poils et en plus les montrer.

Garder ses poils, d'accord. Mais pourquoi les montrer ?
Tout d'abord les cacher est une contrainte. Non seulement on ne peut se vêtir aussi léger que l'on voudrait quand il fait chaud, mais on s'interdit aussi la piscine, la plage, les vestiaires sportifs...
Les montrer c'est non seulement s'affranchir de ces contraintes socialement imposées, mais aussi faire un acte politique :
la personne qui se montre en public avec ses poils naturels n'est plus une personne isolée (perçue comme une déviante), mais appartient à une minorité active (qu'elle contribuera a rendre visible) : le collectif de tous ceux qui refusent le formatage idéologique.
En montrant vos poils vous contribuerez à faire de ceux-ci un signe de reconnaissance de cette résistance.

Enfin, montrer des poils en public c'est contribuer à les banaliser. Plus il y a aura de femmes (et d'hommes) qui montreront leur pilosité naturelle, plus cela redeviendra banal et donc finalement plus personne n'y fera attention. A ce moment nous aurons reconquis la liberté de préserver notre corps.

J'aimerais bien pouvoir le faire mais je n'ose pas.
Transgresser une norme est toujours générateur d'angoisse au départ : nous avons été dressés à obéir quand nous étions petits.
Assumer pleinement votre pilosité naturelle augmentera votre confiance en vous (vous êtes dans votre droit). Il vous sera alors plus aisé de faire face au regard des autres.
Vous hésitez face aux regard des autres ? Cette question a été posée sur notre forum (voir le topic). Manifestez-vous, vous y recevrez conseils et soutien, puis vous pourrez à votre tour aider d'autres femmes.

Pourquoi l'été ?
Quand la chaleur augmente, les corps se dénudent... c'est le moment de montrer ses poils !
A l'approche de l'été les fils de pub passent à l' offensive pour l' épilation « pour la plage ». En effet c'est le moment où les femmes vont accorder le plus d'attention à leur épilation. Certaines ne le pratiquent d'ailleurs qu'à cette période.
Le 21 juin, premier jour de l'été (solstice) marque le début de l'opération annuelle. En fait dès qu'une femme se montre en public avec des aisselles ou des jambes naturelles et bien visibles, L'été sans épilation commence !

Slogans :

Originaux :

  • La femme est belle, naturellement, avec ses poils naturels
  • Si tu penses qu'il est laid ou sale pour une femme d' avoir des poils sous les aisselles (sachant que toute femme pubère a naturellement des poils sous les aisselles) alors tu penses que la femme est naturellement laide ou sale !
  • Des poils aux aisselles ! Oh mon Dieu si un enfant voyait ça !!!
  • Des poils au pubis ! Oh mon Dieu si un enfant voyait ça !!!
  • Voilée en Afghanistan, épilée en France
  • Cet été, toutes et tous A POILS !
  • Cet été je montrerais FIÈREMENT mes poils féminins sur la plage
  • Je ne m' épile pas : je suis fière de mon corps
  • Mes poils sont propres, doux, beaux et naturels
  • L'imposition normative de l'ESB [épilation sous les bras] est une atteinte à la liberté sexuelle

ou qui en rappellent d'autres :

  • « Touche pas à mon corps »
  • « Mon corps est à moi »
  • « Mon corps n'est pas une marchandise »

(cliquer pour agrandir)
Burning man festival, Etats-Unis, années 2000.

Comment communiquer ?

Communiquer par : tract, affiche, forums sur Internet, en parler autour de soi, en parler dans les médias...

Le tract (format pdf A4, peut être réduit en A5 pour en mettre deux par page) : imprimez-le et diffusez-le !
Les affiches (format image ou pdf A4, peuvent être agrandies) : imprimez-les et collez-les dans les endroits autorisés

Lieux de distribution privilégiés pour les tracts (et collage d'affiches) :

Public ciblé en priorité :

Appel à témoignages et contributions :

Écrivez-nous (voir page contact) pour nous faire part de vos témoignages, nous les publierons sur le site de façon anonyme (merci de préciser simplement votre prénom, votre ville et votre âge).

Nous vous invitons également à participer à notre forum.

Revue de presse :

Dans cette page.


4. Pour en savoir plus

Plus généralement : publicité et marchandisation du corps
A lire : un petit conte de politique-fiction épilatoire : contrainte ou manipulation
Les cosmétiques et l'épilation : risque accru de cancer du sein ?

Voir aussi une revue des publications scientifiques sur l'épilation :

Communiqués de presse :

2012 : Femme-objet
2011 : Après l'épilation intégrale
2010 : L'épilation est-elle un phénomène culturel ?
2009 : Entrer en résistance
2008 : Mai 1968 - mai 2008 : de la libération sexuelle au "sexy"
2007 : Nouvelles tendances ? Nouveaux marchés ! L'épilation des hommes : un féminisme à l'envers. L'épilation intégrale : un rejet de la sexualité
2006 : "Chacun est libre de faire ce qu'il lui plaît". Vraiment ?
2005 : Pourquoi L'été sans épilation

Vous pouvez également rejoindre la communauté des hommes et des femmes qui résistent et refusent l'intolérance sur notre forum.

Liens externes

Textes en ligne concernant l'épilation :

Une série d'articles sur l'épilation sur le site Tetue.net www.tetue.net/spip.php?mot81 Une série d'articles sur l'épilation.
Site francophone d'information pour les femmes aux cheveux courts, très courts, rasés, ou souffrant d'alopécie.
La pilosité féminine pgriffet.voila.net Le regard d'un homme féministe sur les poils des femmes, symboles de leur féminité
Une série d'articles sur l'épilation sur le blog Les Questions Composent lesquestionscomposent.fr/tag/poil Une série d'article élaborés sur l'épilation. Blog de L'elfe, jeune femme féministe et végétarienne.
Bien des produits d'épilation, de rasage ou après-rasage contiennent des toxiques (Greenpeace) www.greenpeace.org/france/vigitox/consommer  Guide et rapport "Cosmetox" à télécharger.

Das Behaarte und das Unbehaarte

irrliche.org/politische_kritik/achselhaare_rasur.htm Article de synthèse.
Socialization femaleauthority.blogspot.com/ 2007/03/socialization.html Article de vulgarisation, centré sur les enjeux économiques et féministes de l'épilation. Présente la première publicité pour l'épilation (U.S.A. 1915).
L'Horreur du poil (Sexologie magazine) www.sexologie-magazine.com/sociologie/TyrannieDuLisse.html Article critique de Gérard Lenne émettant des hypothèses expliquant le succès de la "tyrannie du lisse".

Les châtiments anti-sexuels (Association contre la mutilation des enfants)

ame.enfant.org.free.fr/zwang.html Les châtiments anti-sexuels du corps humain, par le Dr Gérard Zwang. Comprend un passage sur l'épilation.
L'autre sexe

www.lautresexe.com/von_laks_acomoclitisme.htm

www.lautresexe.com/poil.htm

Un article du Dr Von Laks sur la tendance de notre société au fétichisme du glabre.
Recueil d'articles sur le poil en rapport avec la sexualité.

La route est droite (épisode 63) raphvdd.free.fr/laroute/laroute.php?p=33 Extrait d'une bande dessinée humoristique en ligne, par Raphaël Vandendriessche.
Poésie érotique www.poesie-erotique.net/MAJ2009.html#poil Compilation de poésies érotiques sur le thème du poil (livraison hiver 2009).
"Operation Mind Crime" hairy women hairy girls exploited jp.youtube.com/watch?v=oVflcQACv14&feature=related Vidéo satirique. (Censurée par Youtube (Google), merci de nous contacter si vous en possédez une copie.)

Sites consacrés à la défense et à la promotion du poil :

Rencontres pro-poils francevelue.forumgratuit.fr Forum de rencontre (expérimental)
Je garde mes poils, site associé aux "étés sans épilation" web.archive.org/web/20110207220712/http://jegardemespoils.free.fr/ Ancien site militant pour le poil. Archive partielle.
Fabrice Martin, artiste peintre, site associé aux "étés sans épilation" www.fabricemartin.fr
onhair.blogspot.com
Site et blog, présentant des peintures de femmes naturelles.
Les moustaches se font rares... mais pas au Paris Moustache Club www.parismoustacheclub.com Le Paris Moustache Club "aime les filles qui aiment les hommes qui aiment les poils qui n´ont pas peur des filles qui portent la moustache."
Corps naturel nature-du-corps.blogspot.com Un blog contestataire qui défend la pilosité féminine, ainsi que le corps humain dans toute sa constitution naturelle.
Eloge du poil www.elogedupoil.com Site du spectacle théatral de Jeanne Mordoj
Hairy Awarey hairyawarey.wordpress.com Hairy Awarey is a national (and international?!) campaign to end the assumption that women’s bodies must be hairless.
Community live journal : Hairy pits community.livejournal.com/hairypits/ Forum (Blog) rassemblant des femmes qui ne s'épilent pas ou plus.
Community live journal : Ditch the blade community.livejournal.com/ditch_the_blade/ Forum (Blog) exclusivement réservé aux femmes qui ne s'épilent pas ou plus.
Hair Is Beautiful hairfreedom.blogspot.com This weblog views the need for conformity with the hairless ideal depicted in Western media as a form of repression of women.
Happily Hairy happilyhairy.com A celebration of hair, and a social inquiry. A place to talk about, consider, question, share, and debate: hair, hairlessness, and hairy femininity.
Take the hair back (Suède)

www.youtube.com/watch?v=vfA_VXsK17k

www.terrafemina.com/vie-privee/sexo/articles/14371-sexualite--avec-ou-sans-poils-.html

En réaction à des insultes visant une femme non épilée sous les bras (Suède, 2012), un site, une vidéo et une manifestation de rue.

Article en français, rendant compte de l'évènement. Voir aussi sur notre forum, photos et liens : ici et .

Per il diritto delle donne a non depilarsi
pelose.forumfree.it Forum ayant traduit une partie des arguments présents sur cette page.
Las peludas laspeludas.online.fr Association de résistants à l'épilation. ¡¡ Peludas, organizadas, jamas seran depiladas !!
Sites présentant des images de corps naturels (c'est à dire avec des poils) :

Vous pensez que les femmes qui ont du poil sur les jambes, sous les aisselles, autour du sexe... cela n'existe pas (ou plus) ? Ou vous vous croyez seule à ne pas vous épilez ?
Alors regardez : des milliers de femmes montrent fièrement leurs poils, attributs d'être humains adultes.

Les ronds sous les bras, blog associé aux "étés sans épilation" lesrondssouslesbras.blogspot.com

Ce blog expose une très belle collection de femmes aux aisselles poilues (peintures et photographies dont des actrices).
Censure : depuis fin 2008 voici l'avertissement que l'hébergeur a mis en place : "Certains lecteurs de ce blog ont contacté Google car ils pensent que le contenu de ce blog est inacceptable."

Hairy legs club / club des jambes naturelles
Hairy pits club / club des aisselles naturelles

hairylegsclub.tumblr.com
hairypitsclub.tumblr.com

Tumbr est un site communautaire de partage d'images. Ces sites présentent des images téléversées par les internautes.
Aisselles dans les films www.aisselles.canalblog.com Des images alternatives sur Internet. Blog qui répertorie les films dans lesquels les actrices ont les aisselles poilues. Met en évidence le fait qu'on voit des aisselles poilues dans des films anciens mais aussi contemporains.
Vive les aisselles poilues aissellesnat.canalblog.com Blog visant la promotion des aisselles naturelles et poilues
L'Origine du monde originedumonde.over-blog.com Des sexes à poils. Blog créé par une historienne de l'art et dédié à la beauté intime de la femme.
Daniel Bauer, photographe www.daniel-bauer.com/en/art.html Série de photographies de nus féminins.
Hippie goddess www.hippiegoddess.com Site de photographies de nus féminins présentant des beautés naturelles (commercial mais importante section gratuite).
Playboy : archives (lien rompu) www.playboy.com/girls/hotmodels/features/waxing-nostalgic/1971-1981.html Le magazine Playboy retrace l'évolution de la pilosité pubienne de ses modèles, des années 1970 à aujourd'hui.(Ces documents ont été retirés du site en 2013. Playboy efface l'histoire.)
Mulheres com Axilas Peludas mulherespeludas.blogspot.fr
Photographies de femmes anonymes et de célébrités ayant les aisselles naturelles.

Autres sites consacrés à la promotion du corps naturel :

Association pour la promotion du naturisme en liberté (APNEL) apnel.free.fr Association militant pour le droit de vivre nu là où bon nous semble. Pour la reconnaissance du caractère non nécessairement sexuel de la nudité, ce qui assurerait sa légalité (le nouveau code pénal punit "l'exhibition sexuelle").
Topfree Equal Rights Association www.tera.ca Association promouvant la non discrimination des femmes par rapport au droit d'être torse nu en public (piscine, plage, parc...). Apporte un soutien juridique.
Voir aussi sur Wikipedia l'article "Topfreedom".
Seins libres seinslibres.neuf.fr Porter constamment un soutien-gorge empèche le développement des muscles qui soutiennent les seins, donc ils tombent plus vite ! De plus cette pratique peut favoriser le cancer.
COFAM : La Coordination Française pour l'Allaitement Maternel coordination-allaitement.org Promeut l'allaitement maternel, essentiel pour la santé et le bon développement de l'enfant. Domaine dans lequel la France se classe parmi les derniers pays d'Europe.
National Organization of Circumcision Information Resource Centers www.nocirc.org Association contre la circoncision, aux Etats-Unis, pays où elle est généralisée en dehors même des prescriptions religieuses, pour de fausses raisons d'hygiène.
International coalition for genital integrity www.icgi.org Coalition internationale pour l'intégrité génitale : contre toutes les mutilations sexuelles.


Mouvement International pour une Ecologie Libidinale (M.I.E.L.) - www.ecologielibidinale.org - Dernière mise à jour le 22 juin, 2014
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